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Dans un contexte de multiplication des expériences innovatrices, le présent ouvrage veut faire reconnaître les pratiques émergentes comme étant valables et justes, et montrer leur capacité à transformer le monde. Ainsi, les auteurs prônent le passage d’une vision minimaliste de l’innovation sociale, selon laquelle les acteurs sociaux et communautaires agissent de manière à pallier l’« austéritarisme » gouvernemental et les insuffisances provoquées par le marché, à une approche plus large, orientée vers une véritable transformation sociale, économique et territoriale. Cette approche rappelle que les objectifs du développement économique doivent être soumis aux impératifs sociétaux et environnementaux. Ainsi, lutter pour faire reconnaître le pouvoir de la société civile de réinventer le monde, c’est réagir au déni de l’alternative, si présent dans le discours des décideurs. C’est aussi donner à voir des initiatives peu valorisées par ces discours, parce qu’elles ne s’inscrivent pas dans leur logique économique, laquelle est essentiellement productiviste et destructrice. Penser la transition, c’est réimaginer des institutions et des pratiques capables d’accroître la capacité des collectivités à favoriser le bien commun. C’est affirmer qu’une société créative et innovatrice devrait adhérer à une vision large de l’innovation, orientée vers le développement économique, mais aussi vers la création d’un écosystème d’innovation où les progrès technologiques et sociaux se croisent et se complètent, écosystème qui devrait repenser les rapports inégalitaires entre les genres, les populations et les territoires.
Les innovations sociales, à la manière de bougies d’allumage, engendrent des actions collectives qui proposent des solutions différentes de celles des pratiques dominantes en mettant l’économie au service des personnes et de la société. Or la simple multiplication des innovations sociales ne peut générer la transformation sociale à elle seule. La mise en relation des mouvements sociaux et de leur visée émancipatoire est nécessaire pour façonner de nouvelles normes et règles et mettre en place de nouveaux sentiers institutionnels. Ce sont certains de ces nouveaux sentiers que montrent les textes regroupés dans cet ouvrage. Fruit du ive Colloque international du Centre de recherche sur les innovations sociales, il expose les enjeux que pose la trans-formation sociale par l’innovation sociale et les documente par des illustrations ciblées sur des thématiques ou des expériences précises. Une discussion théorique sur le lien entre l’innovation sociale et la transformation sociale est d’abord proposée, puis les méthodes d’analyse de l’innovation sociale, le partage de connaissance entre les chercheurs et les acteurs sociaux, le rôle de l’État et des politiques publiques, l’économie solidaire et la place de l’entreprise sociale sont abordés. L’ensemble des textes analytiques et des textes illustratifs de cet ouvrage offre des pistes de réflexion sur la transformation sociale par l’inno-vation sociale, c’est-à-dire sur la façon dont certaines expérimen-tations aboutissent à la transformation de la société. L’ouvrage met ainsi de l’avant le rôle des citoyens et des organisations qui travaillent pour le bien-être des collectivités en expérimentant des solutions à leurs problèmes et en se mobilisant pour exiger leur reconnaissance. Il vise à poser les jalons pour comprendre et participer à la reconstruction sociale déjà à l’œuvre, dans le but de la renforcer.
Si la créativité n’est pas (qu’une) technique, mais plutôt un rapport au monde, une forme d’être, que peuvent nous apprendre sur ce sujet de grands créateurs comme Jean-Sébastien Bach, compositeur prolifique – plus d’un millier d’œu vres répertoriées – dont la musique fait vibrer encore, plus de 300 ans après sa création, les murs des salles de concert et le cœur des auditeurs? C’est à cet examen de la créativité comme « aptitude à la création » de Bach et de ses contemporains que vous convie cet ouvrage en compagnie de Gilles Cantagrel, éminent musicologue et grand spécialiste de Jean-Sébastien Bach.

Par le biais d’un jeu de mots clés, les auteures proposent une façon ludique et inattendue d’instaurer un dialogue propre à dévoiler le travail créatif des grands compositeurs. La créativité à l’œuvre se révèle alors dans toute sa richesse et sa complexité. Du rôle des outils à l’importance de la curiosité, en passant par l’inquiétude, la passion et le sens de la vie, les propos recueillis font bien valoir l’intrication fine et irréductible de l’acte de création d’avec la vie de l’individu créateur, elle-même inscrite dans son espace-temps.

Plus encore, les échanges avec Gilles Cantagrel évoquent la créativité à l’œuvre comme traversée par nombre de tensions créatrices. Le compositeur/créateur est ainsi appelé à devoir réconcilier rigueur et imagination, doute et foi comme à naviguer entre perfection et imperfection, expérimentation et transmission.

Enfin, Bach comme créateur, invite à réinscrire la création, la créativité comme travail au service du bien commun, du plus grand que soi, comme porté par une transcendance humaniste et humanisante.

La prospective n’est pas la prévision, la prospective n’est pas la science du futur. La prospective est un chemin qui se marche, à plusieurs, avec les yeux grands ouverts pour « voir loin, voir large, voir autrement ». C’est sur ce chemin – qu’il connaît bien – que nous entraîne Jean-Marie Bézard dans le présent entretien, nous invitant à déconstruire les évidences, à ouvrir grand les horizons et à multiplier les points de vue pour engager ce travail de création de l’« à-venir ». Au fil de l’ouvrage et de la conversation se dessinent ainsi les contours de la démarche prospective, de ses origines. Se posent également les défis qui jalonnent son application et la pratique du métier de prospectiviste et de conseiller de synthèse.

Sur ce métier, Jean-Marie Bézard rejoint par Éliane Le Jeune-Bézard, posent un regard lucide et sans complaisance, qui renvoie à la responsabilité d’être soi, au doute et à la prise de risques, tout autant qu’à la passion et à la joie. Enfin, il nous est donné de découvrir certains des outils de la démarche prospective partagée telle que l’ont pratiquée, au fil des ans, Jean-Marie Bézard et l’équipe de Plénitudes® – Prospective et Management.

Le monde n’est pas écrit, il n’y a pas de fatalité. La fatalité le devient quand nous nous y soumettons. Dans la foulée de la pensée de Gaston Berger, fondateur de cette démarche, nous sommes appelés ici à découvrir une prospective partagée (collective), engagée, voire citoyenne, qui convoque la créativité comme « faire » – la créativité à l’œuvre – et appelle au dialogue avec l’innovation. Une démarche prospective foncièrement humaniste au final, alors que l’agir ensemble est l’une des dernières possibilités pour développer, s’il en est encore temps, des sociétés plus inclusives, plus bienveillantes.


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