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How to Be French is a magisterial history of French nationality law from 1789 to the present, written by Patrick Weil, one of France’s foremost historians. First published in France in 2002, it is filled with captivating human dramas, with legal professionals, and with statesmen including La Fayette, Napoleon, Clemenceau, de Gaulle, and Chirac. France has long pioneered nationality policies. It was France that first made the parent’s nationality the child’s birthright, regardless of whether the child is born on national soil, and France has changed its nationality laws more often and more significantly than any other modern democratic nation. Focusing on the political and legal confrontations that policies governing French nationality have continually evoked and the laws that have resulted, Weil teases out the rationales of lawmakers and jurists. In so doing, he definitively separates nationality from national identity. He demonstrates that nationality laws are written not to realize lofty conceptions of the nation but to address specific issues such as the autonomy of the individual in relation to the state or a sudden decline in population.

Throughout How to Be French, Weil compares French laws to those of other countries, including the United States, Great Britain, and Germany, showing how France both borrowed from and influenced other nations’ legislation. Examining moments when a racist approach to nationality policy held sway, Weil brings to light the Vichy regime’s denaturalization of thousands of citizens, primarily Jews and anti-fascist exiles, and late-twentieth-century efforts to deny North African immigrants and their children access to French nationality. He also reveals stark gender inequities in nationality policy, including the fact that until 1927 French women lost their citizenship by marrying foreign men. More than the first complete, systematic study of the evolution of French nationality policy, How to be French is a major contribution to the broader study of nationality.

Present-day Americans feel secure in their citizenship: they are free to speak up for any cause, oppose their government, marry a person of any background, and live where they choose—at home or abroad. Denaturalization and denationalization are more often associated with twentieth-century authoritarian regimes. But there was a time when American-born and naturalized foreign-born individuals in the United States could be deprived of their citizenship and its associated rights. Patrick Weil examines the twentieth-century legal procedures, causes, and enforcement of denaturalization to illuminate an important but neglected dimension of Americans' understanding of sovereignty and federal authority: a citizen is defined, in part, by the parameters that could be used to revoke that same citizenship.

The Sovereign Citizen begins with the Naturalization Act of 1906, which was intended to prevent realization of citizenship through fraudulent or illegal means. Denaturalization—a process provided for by one clause of the act—became the main instrument for the transfer of naturalization authority from states and local courts to the federal government. Alongside the federalization of naturalization, a conditionality of citizenship emerged: for the first half of the twentieth century, naturalized individuals could be stripped of their citizenship not only for fraud but also for affiliations with activities or organizations that were perceived as un-American. (Emma Goldman's case was the first and perhaps best-known denaturalization on political grounds, in 1909.) By midcentury the Supreme Court was fiercely debating cases and challenged the constitutionality of denaturalization and denationalization. This internal battle lasted almost thirty years. The Warren Court's eventual decision to uphold the sovereignty of the citizen—not the state—secures our national order to this day. Weil's account of this transformation, and the political battles fought by its advocates and critics, reshapes our understanding of American citizenship.

Depuis le traumatisme de janvier 2015, la République n’a cessé d’être invoquée et convoquée, notamment lors des immenses manifestations du 11 janvier. Fondement de notre société, socle de la citoyenneté et rempart de notre laïcité, elle fut aussi décriée. A force de ne pas tenir ses promesses, il lui fut reproché de favoriser l’entre-soi, le communautarisme, voire l’apartheid social. Après la Concorde... vint le temps de la discorde. C’est alors que la volonté de questionner Patrick Weil apparut comme une évidence. Historien de l’immigration et de la nationalité, directeur de Recherche au CNRS, professeur invité à l’Université de Yale et à l’école d’économie de Paris, il est un des rares intellectuels à pouvoir intervenir dans le débat public sur des sujets aussi brûlants que l’intégration, les migrations, la religion, le racisme, l’antisémitisme. Sans langue de bois, sans éviter les sujets qui fâchent, comme l’islam ou l’identité nationale, les frontières ou l'héritage colonial, il se nourrit de véritables recherches empiriques et d’une longue pratique des politiques publiques, à la différence de tant de ceux qui occupent la scène médiatique. Il donne ici du sens à la République, à savoir une direction et une orientation. Son récit savant et vivant d’une histoire partagée par tous les Français, quelque soit leur origine, ranime les valeurs républicaines. Contre les prophètes de la division, il nous donne les raisons d’espérer en un avenir commun.
Patrick Weil est directeur de rechercher au CNRS. Il est l'auteur d'un ouvrage de référence, La France et ses étrangers (Calmann-Lévy, Folio essais - plus de 20.000 exemplaires vendus). Après une note rédigée en 1995 pour la Fondation Saint-Simon, il a remis en 1997 un rapport à Lionel Jospin sur les politiques de l'immigration et de la nationalité. Patrick Weil est aussi directeur de collection chez Grasset. Le Livre: Qu'est-ce qu'un Français ? Ou plutôt : par quel mécanisme est-on français ? Parce qu'on est né de parents français ? Parce qu'on est né sur le territoire national, même de parents étrangers ? Et l'esprit même de cette « nationalité », a-t-il changé à travers les époques ? Sur quels concepts se fonde-t-il ? Ces question majeures, bien peu sont à même d'y répondre, préférant les représentations symboliques ou le fantasme aux vérités de l'histoire. Patrick Weil, lui, y travaille depuis dix ans. Il livre aujourd'hui une somme inouïe, parfaitement synthétique, novatrice par pans entiers, qui court de la Révolution à nos jours. Pour faire simple, sous l'Ancien régime royal et féodal, on est français par le sol - autrement dit par l'appartenance au territoire. Ce principe demeure peu ou prou sous la Révolution, jusqu'au code civil de 1803. Contre l'avis de Napoléon, s'impose un nouveau principe, celui de l'exclusivité du droit du sang : « est française toute personne née de père français ». C'est la première étape de la constitution du droit moderne de la nationalité. Suivront le retour du droit du sol en 1889 (qui s'ajoute sans se substituer au principe précédent) et la naturalisation largement ouverte de 1927. En réaction à cette ouverture, se développent les « crises de la nationalité française » : antisémites, sous Vichy ; et anti-musulmanes, plus récemment. Ne perdant jamais de vue les grandes évolutions, Patrick Weil traverse ainsi les régimes, les pensées, les césures de notre histoire, sans jamais esquiver les sujets sensibles : les femmes, les musulmans d'Algérie, la fausse opposition droit français / droit allemand. Les grands concepts se tressent au fil des pages - droit du sang, droit du sol, double droit du sol, naturalisation - montrant la constitution progressive d'un droit complexe, unique au monde, fondateur, magnifiquement mis en lumière pour la première fois.
Si la gauche arrive au pouvoir, elle trouvera les caisses de la France vides. Serait-ce une raison pour ne rien faire ? La gauche manque d’idées parce que ceux qui les lui pourvoyaient (les hauts fonctionnaires) n’en ont plus et que les arènes où elles pourraient émerger sont rares.
Depuis trois ans, au sein du « Club du 6 mai », tous les mois se sont réunis, à l’initiative de Patrick Weil, Pascal Breton et Stéphane Israël, une soixantaine de chercheurs, haut fonctionnaires, acteurs de terrain, avocats, chefs d’entreprise et quelques responsables politiques de la nouvelle génération. Au départ, des rencontres autour d’un ou de plusieurs spécialistes pour discuter d’un problème – université, immigration, logement, hôpital et sécurité sociale, identité nationale. Avec pour unique ambition de ressortir mieux informés.
L’information se démultiplie, le savoir est de plus en plus spécialisé et parcellisé. Seules les rencontres et la confrontation approfondie entre spécialistes de diverses formations et non-spécialistes permettent de penser ces problèmes complexes et d’imaginer des solutions. De ce travail à la fois individuel et collectif est née l’idée de produire un livre qui avance les propositions sorties de ces discussions. 50 propositions qui ne coutent pas 50 milliards. Fondées sur des principes mais aussi sur l’expérience professionnelle, la connaissance du terrain. Avec la certitude que plus de justice est possible en France sans dépenser plus, en changeant la répartition des impôts et des charges certes, mais aussi en changeant des règles qui accroissent ou entérinent les inégalités, brident la créativité et les énergies, dans tous les domaines : environnement, école et université, etc.
Ces propositions seront, une fois le livre paru, discutées sur un site dédié à la poursuite de la discussion et à la permanente évaluation de l’action publique.

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