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En 1940, plus de 1800 000 soldats français ont été faits prisonniers. 1600 000 d'entre eux ont ensuite connu la captivité en Allemagne, près de 1 000 000 pendant cinq ans. La captivité a frappé toutes les couches sociales et toutes les classes d'âge entre 18 et 50 ans. Les P.G. sont, pour plus de la moitié, déjà mariés et souvent pères de famille. Plus qu'un simple épisode de la Seconde Guerre mondiale, la captivité est un phénomène social sans précédent. Privés de liberté, en exil en terre étrangère, séparés de leur foyer, torturés par la faim, contraints de travailler chez l'ennemi et pour lui dans les Kommandos, les P.G., du simple soldat de Stalag à l'officier d'Oflag, forment un monde divers et à part. 4% seulement d'entre eux réussiront leur évasion et 40 000 mourront en Allemagne. Le travail, exécuté dans des conditions souvent très dures, les met en contact direct avec la population allemande. Certains « privilégiés » sont employés dans des fermes... Mais d'autres connaîtront les chantiers, les carrières, l'usine ou la mine. Le retour, la réinsertion ne seront pas faciles non plus. Les hommes ont souffert. Ils ont changé, la France aussi. Il leur reste à réapprendre à vivre.

Yves Durand
Yves Durand enseigne l'histoire contemporaine à l'Université d'Orléans-La Source. Il participe depuis vingt ans aux travaux du Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale puis de l'Institut d'Histoire du Temps Présent. Spécialiste reconnu des années quarante, il a notamment publié Vichy 1940-1944, La Captivité, La France dans la deuxième guerre mondiale, Le Nouvel Ordre européen nazi et Les Causes de la deuxième guerre mondiale.
La promotion et la diffusion du livre français à l’étranger

Première industrie culturelle française, l’industrie du livre occupe une position influente, tant à l’exportation – plus du quart de son chiffre d’affaires est réalisé à l’étranger – que sur le marché mondial de la traduction, où le français est la deuxième langue traduite après l’anglais. Porteur à l’international d’enjeux d’influence et  économiques primordiaux pour la projection de la France dans le monde, le livre bénéficie d’un dispositif de promotion et de diffusion à l’étranger très important.

Mobilisant des moyens significatifs, estimés à 33 millions d’euros, cette politique de soutien relève de deux ministères – affaires étrangères et développement international,  et culture et de la communication – appuyés par leurs opérateurs respectifs (Institut français et Centre National du livre), et par des organismes interprofessionnels partenaires de l’action culturelle extérieure de la France.

Elle doit néanmoins surmonter plusieurs difficultés : dispersion des actions, réduction des moyens, fragilité des débouchés d’avenir (pays Afrique francophone, en particulier) et forte pression de la culture anglo-saxonne ; de plus, face aux mutations et au contexte fortement concurrentiel du secteur, aggravés par une conjoncture économique incertaine, elle doit gagner en efficacité. Aussi le rapport propose-t-il plusieurs pistes d’évolution : nouveaux modèles économiques de coédition, plateformes de diffusion à la demande et développement du numérique.

 

Pour élaborer ce rapport, Yves Durand et Rudy Salles ont entendu près de 170 personnes à Paris, en régions, en Belgique et aux Pays-Bas, et mandaté un prestataire pour réaliser une étude sur les établissements scolaires des agglomérations de Lille et de Nancy.
À l’issue de leurs travaux, les rapporteurs constatent qu’en favorisant la recherche de « l’entre-soi », notre système scolaire n’échappe pas à la ghettoïsation et figure parmi les plus ségrégués de l’OCDE. Cette ségrégation est à la fois sociale, pédagogique et budgétaire.

Ils considèrent que l’école n’a pas vocation à rétablir la mixité sociale là où les politiques du logement ou de la ville ont échoué. La mixité sociale ne peut pas être l’objectif premier de l’éducation nationale dont le rôle est avant tout d’améliorer les conditions de scolarisation pour permettre la réussite de tous les élèves.

Même si elle mérite d’être ajustée en fermant les établissements ghettos et en expérimentant de nouvelles modalités d’affectation des élèves, la carte scolaire n’est pas un outil efficace de mixité sociale. L’essentiel de la réponse à la ségrégation se situe ailleurs, dans la réforme des pratiques pédagogiques et la révision du modèle d’allocation des moyens. À cette fin, les rapporteurs font des propositions autour de quatre axes :

– mobiliser davantage les équipes pédagogiques, en mettant fin aux pratiques de séparatisme scolaire et en augmentant la participation de l’enseignement privé à la promotion de la mixité ;

– évaluer les établissements au lieu des enseignants, en tenant compte de l’ensemble des paramètres de réussite et de climat scolaire ;

– centrer l’allocation des moyens sur les besoins des élèves, en affectant les enseignants sur des postes à profil et en calculant les dotations globales horaires des établissements en fonction des résultats des élèves et du niveau de diplôme de leurs parents ;

– mieux réguler l’offre éducative d’excellence, en favorisant son implantation dans les établissements évités et en conditionnant son maintien au respect de la mixité scolaire.

 

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