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Déculpabilisant, fort et vrai, " Alzheimer, ma mère et moi " parle de cet étrange ménage à trois avec la maladie

Beaucoup d'ouvrages parlent d'Alzheimer en abordant le point de vue clinique du malade. Chantal Bauwens, elle parle de la maladie vue du côté du valide. De celui qui "débarque" sur ce continent inconnu dont les habitants ont des comportements étranges.

Cette histoire, ni misérabiliste, ni déprimante est au contraire, une tranche de vie... pleine de vie. Tout le talent de Chantal Bauwens est là. Avec une écriture vive, ironique, drôle et tendre à la fois, elle raconte son expérience de la découverte de la maladie de sa mère et de leur quotidien, parfois surréaliste.

Un témoignage fort et émouvant sur la maladie d'Alzheimer


EXTRAIT : 
Six heures du matin
Je me retourne pour la énième fois dans mon lit à la recherche d’un sommeil qui ne veut pas venir et pourtant je suis épuisée.Maman va me rendre folle. Je n’en peux plus. Mon cœur s’emballe. J’ai les nerfs en pelote et la nausée en permanence. Je vois sans cesse ses yeux bleu-gris me fixant sans me voir, et j’ai envie de l’étrangler.

Je deviens hypocondriaque. Mes muscles sont durs. J’ai mal à une dent, que je n’ai plus, ainsi qu’à de vieilles cicatrices. Je ne veux pas terminer dans un hôpital comme papa, si faible qu’aucun traitement ne puisse me soigner, ou pire, en clinique pour dépression. Il faut que cela s’arrête : je dois me détacher de ma mère, pour son bien, mais surtout pour le mien.

Et encore, si je pouvais pleurer et trouver le réconfort auprès d’un mari compatissant, tout serait plus simple, mais je n’en ai pas : Je dois m’occuper seule de mes enfants et de Gigi. C’est l’unique bien légué par mon père après son décès subit suite à un cancer des poumons non soigné. Une vie entière passée à fumer, soixante années à se détruire à petit feu. C’est le cas de le dire.
Quoi de plus banal qu’un divorce de nos jours ? Banal mais pas sans conséquences pour le couple qui se sépare de bon gré ou dans le drame. 

C’est un bouleversement dont il ne faut pas minimiser les conséquences déséquilibrantes : désamour ou maitresse, disputes, cris, aigreurs, pleurs, grincements de dents, partage des biens, déménagement, changement d’école pour les enfants, perte de revenus, pensions diverses, juge, notaire, avocat... le monde s’écroule. Même la deuxième ou la troisième fois, on ne s’y fait pas.

Et puis, malgré l’égalité des sexes, tout est plus compliqué pour une femme abandonnée qui a deux mains gauches et ne garde pas la maison meublée. Comment affronter les changements, remonter la pente et se reconstruire quand messieurs Muscle, Brico et Mario Bros, les princes modernes, n’apporteront pas le coup de pouce salvateur qui règlera les problèmes logistiques d’une petite femme sans force et sans boite à outils ?

Un livre féroce et drôle sur l'un des plus grands phénomènes sociétaux de notre époque !

EXTRAIT 

Papa, Maman et (tous) les enfants

Recomposer est un verbe difficile à conjuguer au début d’une nouvelle histoire d’amour. Ce n’est pas simple d’accepter dans un nouveau ménage les enfants d’un autre lit ni de se faire adopter par eux, même si on y met de la bonne volonté. Comment construire une nouvelle famille formidable quand beau-papa n’a rien ou peu à dire (le fameux t’es pas mon père !), que belle-maman passe vite pour un succédané de la célèbre marâtre des contes de Perrault et quand les gosses de l’un et de l’autre n’ont pas d’atomes liants entre eux ou qu’une trop grande différence d’âge et d’éducation les sépare ?
PS. La belle-mère, la marâtre, la virago, le dragon, la reine-mère, la mégère, la harpie existent depuis la nuit des temps. Perrault n’a pas inventé le concept, il a dû se baser sur du vécu.
Quant aux droits de garde ou partage des enfants (nouvelle variante du Jugement de Salomon), il existe quasi autant de versions qu’il y a de séparations. Un week-end ou une semaine sur deux, la moitié des vacances, le début de semaine chez l’un et la fin chez l’autre, l’année pour la mère et toutes les vacances pour le père... et pareil entre le nouveau conjoint et son ex, bref, il y a de quoi attraper le tournis devant ce casse-tête même pas chinois. Surtout si, aux enfants personnels de l’homme ou de la femme, vient s’ajouter un petit dernier présent – lui – toute l’année, perturbant la donne et redistribuant la manne des jalousies diverses. La vie de couple est naturellement un challenge, que dire de la vie de famille avec un mélange de mômes qui rêvent secrètement de voir Leur papa et Leur maman se remettre ensemble au point de formuler ce vœu devant la nouvelle épouse après avoir soufflé leurs bougies d’anniversaire ?

"Quand on est quinqua on n'est pas raplapla !"

C'est toujours ce qu'à pensé Chantal Bauwens. Ses grands enfants sont autonomes. Elle se sent pleine d'énergie et de vie. Elle a un job, des copines, une foule d'activités. Elle est bien décidée à trouver l'amour avec un grand A et serait ravie si des plans sexe fripons et bienfaisants pour le moral venaient à s'offrir. Elle décide donc de passer à l'action et s'inscrit sur des sites de rencontre. A elle de vivre toutes les belles pubs que l'on voit à la télé !

Voilà Chantal embarquée dans le monde virtuel et celui beaucoup plus réel des rencontres sur Internet. C'est avec une plume drôlissime, ironique et souvent cruelle qu'elle relate ses aventures et ses rencontres. De l'étalon qu'elle pensait fougueux, à l'admirateur transi, du sportif au bon père de famille.
Au gré de ses portraits, l'auteur dévoile ce que personne n'a jamais osé écrire.

A PROPOS DE L'AUTEUR :

Chantal Bauwens est écrivain, essayiste. 
Observatrice drôle et ironique de notre société, elle partage efficacement ses expériences joyeuses ou douloureuses avec ses lecteurs.
Pour en savoir plus sur l'auteur, rendez-vous sur son site personnel : http://www.chantalbauwens.com/
EXTRAIT :
La ménagère de cinquante ans et plus

Le cap de la cinquantaine franchi, nouvelle divorcée, je m’étais retrouvée seule, isolée, délaissée même par mes amis en couple et carrément abandonnée par ceux qui préféraient « l’autre camp » par intérêt professionnel ou réel attrait. Je n’avais pas les moyens de mener une vie sociale riche en sorties qui m’auraient permis de rencontrer des personnes du sexe opposé. En outre, je ne tenais plus la forme pour sortir en boîte (à 23 heures je m’écroule déjà de sommeil !) et je ne me situais pas encore dans la tranche d’âge qui me ferait fréquenter les « thés dansants » le dimanche après-midi.

Comment rencontrer de nouveaux amis et de futurs petits amis (ou amants) dans ces conditions ? Je savais que la pyramide des âges, célébrée par les économistes, se rétrécissait petit à petit à chaque nouvel anniversaire fêté et qu’elle laissait singulièrement plus de femmes que d’hommes sur le pas de la solitude. C’était inévitable et mathématique : après une troisième séparation de couple à des poussières du demi-siècle, j’étais plus démunie que jamais sur le marché du célibat. Comment trouver une nouvelle histoire d’amour (avec petit a ou grand A) avec cette fichue date de péremption inscrite sur ma carte d’identité qui me faisait ressembler à un produit de consommation marqué d’un à consommer avant X sous peine de... ?
École de merde, élèves de merde, profs de merde... Un prof a décidé de contrer cette trilogie infernale
La question est là, lancinante : que peut-on faire d'une génération issue de l'immigration et qui peine à trouver sa place au sein du système scolaire ? Déscolarisés, largement en retard, souvent dépourvus des bases en français et en mathématiques, des milliers de jeunes n'ont et n'auront jamais l'opportunité de mener des études supérieures. De la chair à chômage ou de futurs délinquants, voilà ce qu'en disent les âmes bien pensantes...

Pas Pierre Pirard. À 47 ans, ce grand patron remet un jour sa démission après avoir parcouru le monde au service des entreprises qui l'emploient. Il décide de changer de vie et de devenir prof. Mais pas dans n'importe quel établissement : il choisit délibérément un lycée dans lequel 95% des élèves sont issus de l'immigration. 
Pierre Pirard part d'un constat capitaliste: puisque ces jeunes cumulent les handicaps et ont peu de chance d'intégrer le marché du travail tel qu'il est aujourd'hui, autant prendre le taureau par les cornes et faire en sorte qu'ils créent leur propre job.

Une année d'enseignement qui changera la vie de cet ancien patron

EXTRAIT : 
J’exerce depuis un an le plus beau métier du monde, prof. Alors que, normalement, un professeur entame une carrière au plus tard à 25 ans, je suis un jeune prof de... 47 ans. Presque déjà un quinqua, un vieux. Ce que je faisais avant ? Avant, c’était très différent !

J’ai travaillé pendant plus de 20 années dans le secteur privé. Grâce à des diplômes dits de qualités, beaucoup de travail, et un peu de chance (« Be the right man at the right place »), j’ai acquis de beaux et bons titres : CEO, Président, Administrateur... de multinationales dans différents pays et groupes belges.

Par choix, au moment où ma carrière dans le privé continuait une ligne ascensionnelle et régulière, j’ai décidé d’opérer un changement radical et de me tourner vers l’enseignement.J’ai quitté la sphère de l’entreprise où à partir de produits ou services, je gagnais beaucoup d’argent (dit de façon plus politiquement correcte, je créais de la valeur financière pour mes actionnaires et pour moi-même !) pour me consacrer à la création de richesse au départ d’un nouveau capital, un capital humain : des élèves.

J’ai choisi d’enseigner dans une école à encadrement différencié, dans des sections professionnelles, à des jeunes essentiellement issus de l’immigration. Je voulais rencontrer, connaître et pénétrer l’univers de l’éducation. Sans aucun doute, j’ai vécu durant cette année, certains des instants les plus bouleversants et les plus riches de ma vie.Oui, l’enseignement est et reste le plus beau métier du monde.
Cet ouvrage lève le voile sur les terribles forces qui hantent les profondeurs de l’esprit humain.

Le cannibalisme ! Un terme dont la simple évocation entraîne, chez nous, un frisson de dégoût, un sentiment d’écœurement, tant cette notion nous semble horrible, tant elle nous paraît abjecte... en même temps qu’elle nous fascine.
Sans aucune censure, cependant, ce livre déconcertant traite, avec un luxe inouï de détails et d’anecdotes, mais aussi avec le plus grand sérieux, d’un sujet qui s’intéresse à l’un des interdits les plus fondamentaux pour l’espèce humaine : celui de manger son semblable.

L’auteur étudie le phénomène sous une multitude de facettes. Il examine le cannibalisme culturel et religieux, considéré comme normal, nécessaire, et faisant partie de la vie de certaines sociétés traditionnelles. Il évoque le cannibalisme lié à des conditions exceptionnelles, lorsque des malheureux furent obligés de manger leurs compagnons parce qu’ils n’avaient d’autre espoir de survivre. Il nous entraîne encore dans des affaires criminelles tristement célèbres et tellement perturbantes pour notre entendement. Car, comment admettre, en effet, que, dans nos sociétés contemporaines, d’incroyables pulsions animales puissent pousser certains à consommer de la chair humaine.

Cet ouvrage nous présente une série de situations et de récits qui bouleverseront à jamais notre perception de l’Homme.
Un livre d’Histoire et d’histoires vraies à vous donner froid dans le dos...


EXTRAIT :
Nourrir les dieux et pratiquer la magie
Lorsque Cortés et son armée atteignirent Mexico au début du XVIe siècle, ils découvrirent une culture basée sur le cannibalisme et le sacrifice humain à grande échelle. Les fondateurs aztèques de cette culture n’étaient installés que depuis quelques siècles et leur religion remarquablement élaborée s’était créée petit à petit durant cette période. Ils empruntèrent des dieux aux autres tribus, les ajoutant à leur propre panthéon, et en créèrent de nouveau pour combler certains manques évidents. Au moment où Cortès arriva, ils avaient « tellement de dieux que même les peuples voisins n’étaient pas capables de les énumérer ». (cf. Tannahill)

Les Aztèques voulaient garder les dieux de leur côté, et ce à n’importe quel prix. Cela devait finir par poser problème. Les Aztèques étaient déjà à leur cinquième monde et étaient déterminés à ce qu’il ne finisse pas comme les quatre précédents. Ils se battraient de toutes leurs forces pour que le soleil continue sa course et que les monstres de l’aube restent à distance. Le soleil avait été créé par le sacrifice d’un dieu (il s’était jeté dans un brasier) et mis en mouvement par le sang et les cœurs d’autres dieux. Il semblait donc juste, pour ne pas dire logique, que les humains pratiquent leurs propres sacrifices pour que le monde continue à fonctionner. Et puisque les hommes peuvent devenir nerveux quand leurs chefs commencent à les tuer en grand nombre, les cœurs et le sang devaient en grande partie provenir d’étrangers. Pour permettre cela, les Aztèques entretenaient un état plus ou moins permanent de guerre, durant lequel il était mieux vu de faire des prisonniers que de tuer les ennemis. Pendant 200 ans, les armées aztèques ont parcouru l’Amérique centrale à la recherche de victimes étrangères.
Moins de 3 mois après son élection, la cote de confiance de François Hollande est en berne dans les sondages. Entre hésitations, crise de l'Euro et tensions dans son parti, Hollande ne serait-il pas la nouvelle brebis égarée de la gauche ?
Sans concessions, avec une plume acérée et polémiste, Bruno de la Palme a traqué les erreurs historiques, les incohérences économiques et l'aveuglement de la gauche de 1912 à aujourd'hui.
Saviez-vous que la colonisation n'est pas l’œuvre de la droite mais de la gauche ; que Mendès France et Guy Mollet ont lancé la course à la bombe atomique, mais que les socialistes l'ont ensuite condamnée sous de Gaulle ; que les Chefs communistes ont négocié le 18 juin 1940 avec la Wehrmacht dans Paris occupé, promettant à l'occupant allemand la paix dans les usines ?
De Jaurès à Hollande, les erreurs commises par la gauche s'égrènent comme des perles que l'on cache depuis des décennies.

Alors, plongez-vous dans ce livre qui ébranlera les certitudes de plus d'un.

A PROPOS DE L'AUTEUR :
Bruno de la Palme est journaliste (RFI, M6). Il est également producteur de documentaires.
EXTRAIT : 
RÉPUBLIQUE OU RÉVOLUTION ?République ou révolution, République ou socialisme : la contradiction française
La haine des possédants drapée dans l’idéologie révolutionnaire de l’égalité se poursuit au fil du temps dans la droite ligne de 1793 et 1871.
L’une des explications avancées sur la différence intrinsèque des partis de gauche français avec les socio-démocrates européens est issue de notre histoire, de l’intensité et de la radicalité des luttes lors de la Terreur comme lors de la Commune.
Mais il en est une autre fondamentale, soulignée dans le très documenté ouvrage d’Alain Bergounioux et Gérard Grunberg « Les socialistes français et le pouvoir ». C’est le fait que dans les autres pays européens, comme la Suède et l’Allemagne, contrairement à la France, « le mouvement ouvrier s’est formé avant que le suffrage universel fut pleinement institué ». Dans ces pays, les partis comme les syndicats se sont battus pour arracher les libertés démocratiques élémentaires telles que le droit de vote. Ayant lutté pour les avoir, ils ne pouvaient que les défendre et donc se faisant, s’insérer dans le régime parlementaire avec vocation à diriger le pays.
En France, c’est l’inverse. La Seconde République a été instaurée par des mouvements et des personnalités d’essence bourgeoise qui avaient, dès 1848, accordé aux citoyens le droit de vote au suffrage universel. Et ce dans une société à dominante rurale.
Les francophones amateurs de rock connaissent la musique. Mais rarement les paroles. Ou alors deux ou trois phrases, ça s’arrête généralement là. 
Pour la première fois, un fou de musique se penche avec rigueur et humour sur les textes de 100 grands classiques du rock et en analyse leur contenu et leur sens caché, des Beatles à Radiohead, des Rolling Stones à Rage Against The Machine, de David Bowie à Blur, des Who à Prince...
On y découvre au fil des pages que Born in the USA de Springsteen est tout sauf un hymne à l’Amérique triomphante des années Reagan. Que One de U2, l’une des chansons les plus jouées aux mariages partout dans le monde, est, de l’aveu même de Bono, une chanson de séparation. Que la Lola des Kinks ne porte pas bien son nom, elle aurait dû s’appeler Lolo. Ou encore que non, le Turn ! Turn ! Turn ! des Byrds n’est pas le cri désespéré d’un moniteur d’auto-école à son élève...
100 Classiques Rock est l’adaptation des chroniques Your Song diffusées avec succès à la radio depuis 2011 et reproduites en partie dans divers médias.
A PROPOS DE L'AUTEUR :
Axel du Bus est né et vit à Bruxelles. Adolescent, il a été sauvé par le rock. Pour le reste, il écrit, dessine, scénarise, réalise et a même déjà réussi à réparer une photocopieuse.
EXTRAIT : 
Louie Louie, The Kingsmen(Richard Berry, 1957)
Petite devinette : quelle est la chanson la plus reprise de l’histoire du rock ? Et je vous aide, ce n’est pas une chanson rock. Allez, 5 secondes. 4. 3. 2. 1. Top. Vous avez trouvé ? C’est le Yesterday des Beatles. Penchons-nous sur la deuxième chanson de ce classement, tout aussi peu rock, du moins à sa naissance. Ce numéro deux, c’est le classique Louie Louie, né en 1955 sous la plume du chanteur Richard Berry, qui n’a rien à voir avec l’acteur français, même s’il a lui aussi commis, c’est comme ça qu’on dit dans ces cas-là, quelques sorties chantées fort réjouissantes.À sa sortie en 1957, Louie Louie version cha-cha-cha ne connaît pas un grand retentissement. Il faut attendre la reprise du titre en 1963 pour que naisse la légende. Deux groupes sont sur le coup, à quelques jours près et dans le même studio ! : Paul Revere and The Raiders et les Kingsmen. Ce sont ces derniers qui emportent la mise. Mais un peu par hasard. Car cette chanson anodine, composée de trois notes, oui, trois petites notes, l’histoire du rock quoi, doit son succès à une infamante rumeur : Louie Louie est une apologie du sexe diabolique et inexcusable !

Elles sont nombreuses ces mères sans scrupules et sans coeur, ces mères abusives :
 De l’ambiguë Agrippine, mère haineuse de Néron à Ma Barker, qui dans les années 20, mit sur pied un gang avec ses fils; de la flamboyante Aliénor d’Aquitaine qui dressa Richard Coeur de Lion et ses frères contre leur père Henri II d’Angleterre, à la médiocre Athanaïse Claudel qui condamna sa fille Camille, artiste trop libre à son goût, à une atroce et mortelle réclusion dans un asile d’aliénés, les exemples ne manquent pas.

Leurs histoires s’écrivent dans le sang et les larmes :
- le sang du massacre de la Saint-Barthélemy qui souilla Charles IX, sous la coupe de sa mère, Catherine de Médicis ;
- les larmes de Marie-Antoinette, comme celles de ses soeurs, mariées contre leur gré, pour assouvir les ambitions européennes de leur mère Marie-Thérèse d’Autriche ;
- les larmes refoulées de Louis XIII, le timide, bafoué en public par une Marie de Médicis castratrice.

2000 ans d’histoires incroyables, celles de mères qui firent passer leur propre intérêt avant l’amour qu’elles auraient dû porter à leurs enfants.

A PROPOS DE L'AUTEUR :
Louise-Marie Libert est spécialisée dans l’histoire de l’art et des religions. Grande voyageuse, journaliste de tourisme, elle est l’auteur de nombreux articles dans le domaine du tourisme culturel.
EXTRAIT : 
Les mères abusives de la mythologie classique
Les mythologies souvent complexes constituent des réservoirs de conscience et de mémoire collectives. Les « cas » de mères terribles et abusives y sont nombreux. Souvent, les légendes liées à leurs personnages se révèlent très spectaculaires. Ces déesses, nées de l’imaginaire grec ancien, devinrent au fil des temps des archétypes, relayés par les auteurs latins. Ces histoires restent sous-jacentes dans les légendes européennes et l’art occidental depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours.

Les récits des actes cruels de ces mères mythiques interpellent plus que d’autres, car la destinée de ces femmes, même imaginaires, est lourde de sens et de symbolique. Plus que d’autres fables sacrées, elles frappent les esprits par leur caractère à la fois réaliste et excessif. Dans ces affabulations se discernent des réalités qui choquent sur le plan affectif. Déjà au IVe siècle avant notre ère, le mythographe Évhémère affirmait que les récits fantastiques de la mythologie n’étaient rien d’autre que la déformation et l’amplification d’histoires humaines réelles. Ces vérités archaïques qui semblaient intemporelles resurgissent parfois dans toute l’horreur de l’actualité quand les colonnes des faits divers nous rapportent le comportement de mères odieuses jusqu’au crime.
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