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En l’an de grâce 2198, le monde est au bord du chaos. Cela fait plusieurs décennies que tous les enfants qui naissent sont exclusivement de sexe masculin. Pour faire face à cette crise qui menace l’existence même de la France (et par extension les nerfs de la population masculine), le commandement spatial français envoie le lieutenant-colonel Frédéric Vaugirard sur une planète encore inconnue. Cette dernière pourrait bien abriter une population de créatures femelles dont l’ADN devrait être compatible avec celui de tout bon citoyen français. Vaugirard arrivé à bon port, découvre un monde étrange dont les sublimes habitantes, les Vülves, menées par la non moins sublime reine BA-BA-OUH, lui font un chaleureux accueil. Leur curiosité est à son paroxysme, car c’est la première fois qu’elles sont confrontées à cet animal aussi étrange que légendaire : un mâle.En l’an de grâce 2198, le monde est au bord du chaos. Cela fait plusieurs décennies que tous les enfants qui naissent sont exclusivement de sexe masculin. Pour faire face à cette crise qui menace l’existence même de la France (et par extension les nerfs de la population masculine), le commandement spatial français envoie le lieutenant-colonel Frédéric Vaugirard sur une planète encore inconnue. Cette dernière pourrait bien abriter une population de créatures femelles dont l’ADN devrait être compatible avec celui de tout bon citoyen français. Vaugirard arrivé à bon port, découvre un monde étrange dont les sublimes habitantes, les Vülves, menées par la non moins sublime reine BA-BA-OUH, lui font un chaleureux accueil. Leur curiosité est à son paroxysme, car c’est la première fois qu’elles sont confrontées à cet animal aussi étrange que légendaire : un mâle.
Oldsmill, le maître de la ville, est un tigre blanc. Karup, le chef de la police, un ours blanc. Huk, l'âme damnée de Karup, un renard blanc. Avec les autres animaux à pelage immaculé, ils forment la société WASP (W pour White, AS pour Anglo-Saxon, P pour Protestant). Tous les autres habitants, de la pie noire au renard brun-roux en passant par le chat tacheté et la biche châtain, ne sont que racaille. Et si la police n'est pas capable de maintenir l'ordre des blancs, les gros bras d'Arctic-Nation, le parti raciste, cagoulés et vêtus de robes blanches, s'en chargent sans états d'âme. Ils ont les cordes et les croix enflammées qu'il faut. Dans cette ambiance pas câline, câline, Blacksad, le chat détective privé, enquête sur la disparition d'une enfant de couleur. La mère de Kyle, Dinah, travaillait comme femme de ménage chez le même Karup et, selon quelques bonnes âmes, serait au mieux avec le fils Oldsmill. Un vrai noeud de vipères dans lequel Blacksad plonge les pattes et joue au justicier prompt à griffer si nécessaire... Son seul appui, le reporter d'un magazine à scandale Weekly. Un fouille-merde qui sera utile à John. Vaut mieux. Coups bas et coups tordus vont pleuvoir comme à Gravelotte. Après Quelque part entre les ombres, son coup d'essai – et de maître –, le dessinateur Guarnido va encore plus loin dans le réalisme animalier. Les gueules, les pelages, les ramages de ses personnages leur donnent une réalité extraordinaire, et – c'est à tomber par terre –, toujours humaine. Lorsqu'ils sortent leurs crocs ou leurs griffes, ses fauves relèguent les coups de gueule d'un James Cagney au rang de caprices de garçonnet. Le plus doux des chatons est un fauve en devenir. Alors, Blacksad en colère ! Le scénario de Canales est envoûtant comme un roman de Dashiell Hammett, glauque comme un Raymond Chandler, gouailleur comme un Chester Himes. Arctic-Nation est un vrai roman noir. Très, très noir.
Au nom du pèze, du fric et du saint dollarSpeed One, une société américaine d'équipement sportif détenue majoritairement par le Groupe W, a dû délocaliser quatre sites de production pour enrayer la chute du cours de ses actions en bourse. Si le bilan financier est remarquable, le bilan humain est lourd : deux mille cinq cents travailleurs licenciés, un directeur mettant fin à ses jours et une comptable assassinée... Pour la presse, pour l'opinion publique et bien sûr pour la justice, le responsable (le coupable ?) est tout désigné : Largo Winch ! Ce raccourci, dans lequel s'engouffre bille en tête Nigel Knox, un avocat réputé pour la défense des plus démunis, devrait logiquement conduire le jeune milliardaire devant un juge et le contraindre à tout le moins à payer de lourdes indemnités. Mais Largo Winch n'est pas homme à se laisser faire. Traqué par les forces de l'ordre, il entend bien mener sa propre enquête et démêler l'écheveau tissé par ceux à qui profite vraiment le crime. Une partie de poker a commencé. Si Largo veut y participer, il doit s'en procurer des cartes. S'il veut la gagner, il doit sortir un carré d'as...Dans ce second tome d'un diptyque mené tambour battant, Jean Van Hamme nous a mitonné une brochette de criminels en col blanc particulièrement goûtue. Pour une plus-value personnelle, de hauts cadres dirigeants du Groupe W n'hésitent pas à sacrifier des travailleurs au dieu Dollar. Largo Winch lui-même tombe des nues. L'argent peut-il à ce point salir les mains ? Un scénario inspiré, une histoire qui fait mouche. La mondialisation et ses "bienfaits" nous explosent à la figure, sous le trait précis et dynamique d'un Philippe Francq au meilleur de sa forme.
Alger, une communauté juive du début du XXe siècle. Au centre de l'action, le chat du rabbin. Tordant, le chat : un squelette à oreilles, une dégaine de poubelle, un goût prononcé pour la discussion — c'est un chat parlant. En l'occurrence, il raconte à Zlabya, sa maîtresse adorée (et fille du rabbin), la vérité sur le Malka des Lions — un cousin qui doit arriver prochainement, tout auréolé et légende. On le dit capable de dompter un lion, même les yeux fermés. La vérité, c'est qu'il a pour ami un vieux lion poussif avec lequel il a monté un numéro : le lion effraie le monde, le Malka arrive et arrange tout. Ce qui lui attire gloire et récompenses variées. En attendant, le rabbin a un problème : le consistoire israélite de France exige de lui qu'il fasse une dictée. En effet, s'il veut être agréé rabbin officiel au lieu de " juste rabbin comme ça ", il doit écrire en français — pour faire la prière en hébreu à des Juifs qui parlent arabe, note le chat dans sa grande sagesse. Le chat est désolé : " Mon maître, qui aime tant les livres, est en train de louper sa dictée. " Ce qui le pousse, en désespoir de cause, à invoquer le nom de Dieu alors que c'est interdit. Résultat : il perd la parole, retrouve son statut de chat qui fait miaou, et le voilà incapable de donner son avis quand sa maîtresse adorée projette d'épouser un type qui ne lui plaît pas. Heureusement, pour notre plus grand plaisir, il continue de penser : " Il va te prendre ta fille et tu seras vieux et elle sera enceinte et elle sera vieille et elle aura des enfants qui seront vieux et tout le monde mourra. " C'est très triste, mais on note deux bonnes nouvelles : contre toute attente, le rabbin a réussi sa dictée — " le consistoire français il est très fier de vous " — et toute la smala reviendra bientôt dans l'Exode. Après La Bar-Mitsva, premier épisode encensé par la critique, Sfar nous donne encore une fois un chef-d'oeuvre d'intelligence, d'humour et de tendresse — trois vertus qui s'expriment autant dans les dialogues, captivants et savoureux, que dans le dessin, merveilleux de finesse et de drôlerie. La préface de cet album est signée Fellag.
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