Droit et Agir Communicationnel : Penser avec Habermas

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C'est dans l'analyse de l'agir communicationnel que résident le sens et la portée des réflexions que Jürgen Habermas a développées et cultivées quant au droit (et au constitutionnalisme). Il faut en conséquence, avec attention et lucidité, examiner cette matrice philosophique et épistémologique, et surtout analyser comment et de quelle façon ont pris naissance ses réflexions sur la question du droit et de la modernité juridique. Il faut obligatoirement comprendre le paradigme de l'agir communicationnel pour ensuite être capable de lire adéquatement et apprécier le rôle de Habermas dans la philosophie du droit contemporain. 


La théorie de l'agir communicationnel défend un modèle de sujet-à-sujet comme lieu de réflexion critique. Ce positionnement critique prend le relais de l'intérêt de l'émancipation que défendait Habermas avant l'avènement de la théorie de l'agir communicationnel, en se délestant du poids idéaliste et métaphysique de jadis.


 Habermas exige que les individus trouvent la « valeur » de la modernité juridique dans le mode d'un agir communicationnel, c'est-à-dire qu'autant la démocratie que le droit se confirment ou se nient dans la pratique communicationnelle. Il faut repenser la question du droit pour ainsi le libérer des contraintes dogmatiques qui présentement pèsent si lourdement sur son développement et surtout reprendre le questionnement sur le sens à accorder aujourd'hui à la promesse de l'autolégislation. 

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About the author

Bjarne Melkevik, Doctorat d'État en droit de Paris II, est professeur titulaire à la Faculté de droit de l'Université Laval (Québec). Auteur de Philosophie du droit. Vol 1 (2010); Droit mémoire et littérature (2010) et Philosophie du jugement juridique (2010), il a publié Marxisme et philosophie du droit : le cas Pasukanis chez Buenos Book International en 2010 

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Additional Information

Publisher
BUENOS BOOKS
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Published on
Dec 31, 2012
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Pages
118
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ISBN
9782915495928
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Features
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Language
French
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Genres
Law / General
Philosophy / Essays
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Bjarne Melkevik
Quels ont été les apports du marxisme et de la théorie de Pasukanis à la philosophie du droit?  Si Pasukanis et sa théorie ont obtenu une place topique autant dans l'histoire de la philosophie du droit que dans la philosophie politique du droit, ou encore dans la théorie économique du droit, la théorie critique du droit, etc., il faut s'interroger et l'analyser avec un esprit critique. Constatons que son livre emblématique, La théorie générale du droit et du marxisme (1924), continue toujours de susciter des débats et des controverses, voire même de l'admiration et des éloges. 

C'est sur ces questions que se penche dans cet ouvrage, le professeur Bjarne Melkevik de l'Université de Laval. Il les replace dans son contexte géographique: l'ex-Urss, politique: le communisme, et humain: l'esprit révolutionnaire, la dissidence, l'oppression, la persécution et le fanatisme. L'auteur scrute les sources idéologiques et les œuvres auxquelles a puisé Pasukanis, pour les critiquer ou pour s'en servir afin d'appuyer sa propre lecture du marxisme. Il s'agit de Marx évidemment, mais aussi d'Engels, Lénine, Staline. De tous ces écrits, qui pendant cette période tourmentée ont traité de l'éternel conflit entre prolétariat et bourgeoisie, entre capitalisme et communisme, entre idéal démocratique et toute puissance étatique, la modernité juridique peut-elle garder quelque chose pour la construction de la philosophie du droit?

Plus précisément, l'idéologie socialiste de ce penseur de l'ex-Urss qu'était Pasukanis, a-t-elle apporté une contribution significative à la philosophie du droit, au positivisme juridique ou au sociologisme juridique? 

Bjarne Melkevik
 Notre imagination peut nous faire emprunter d’innombrables chemins, mais ceux que nous fait emprunter la philosophie du droit ne sont dédiés qu’aux esprits ouverts, critiques et réfléchis. Ce livre s’inscrit comme une initiation à l’étude de la philosophie du droit, en tant que domaine de réflexion et des interrogations juridiques. Les principaux thèmes abordés porteront sur un droit qui se veut moderne et démocratique. Cependant, nous le verrons, c’est un droit pour lequel il faut s’engager et militer pour, in fine, assurer son développement et contrecarrer toute régression antijuridique.

Il ne s’agit pas ici de défendre un « être » ou un « devoir-être » (deux ontologies) du droit, et encore moins d’envisager une conception idéaliste et métaphysique du droit. L’objectif qui est ici recherché est non seulement d’arriver à raisonner (iusphilosophiquement parlant) sur une question juridique, mais également de réfléchir à la « meilleure » façon de concevoir le droit et de le réaliser comme tel, d’une façon raisonnable, saine et démocratique.

Loin de nous l’idée de défendre ou de soutenir philosophiquement une « représentation du droit » soit-elle unidimensionnelle ou pluridimensionnelle, factuelle ou « normative ». Ex adverso, nous préférons nous mettre à la portée des individus intéressés, pour lesquels nous œuvrons à mettre en place une compréhension plus claire du droit. Cela nécessite un perpétuel «contrôle de la réalité» qui s’impose impérativement et de plus en plus dans la philosophie du droit, face à une prolifération contemporaine d’idéologies (et de plus en plus d’idéologies réactionnaires, fumistes et contre-productives), prêtes à prendre d’assaut le domaine juridique pour imposer leurs philosophies de pacotilles. 
Bjarne Melkevik
Si, dans le monde juridique, l’épistémologie s’oriente vers le rôle ingrat d’un a priori prêt à se transmuter idéologiquement en méthodologie juridique, en théorie de l’interprétation, ou simplement en «modèle théorique» préétabli, nous avons un réel problème épistémologique. En conséquence, l’objectif de notre livre se résume à réfléchir sur ce problème et à le faire sous l’auspice d’une interrogation qui est elle-même de l’ordre de l’épistémologie juridique. Il faut impérativement critiquer et évincer, autant que possible, le recours idéologique à un «déjà-droit», un droit déjà là d’une façon ou d’une autre, et qui peut agir (sans aucun acte délibératif de création) en tant que «justification, fondation et idéologie» dans le domaine du droit, ou pire, en tant que «Idéo-droit» propre à ses investigateurs membres d’une secte doctrinale. 

Les trois essais que nous publions ici sous le titre «Épistémologie juridique et déjà-droit » cherchent à reprendre le terrain. Ils présentent une critique en règle de toute fondation (et fondationnalisme), toute justification (et procédé justificatif) et de toute tentative de faire de la théorie un paradigme pour «l’Idéo-droit». Il s’agit évidemment d’essais critiques dans le sens de résistance aux «chants des sirènes» qui, pareil au péril d’Ulysse (de l’Odyssée d’Homère), peuvent bien être envoûtants et beaux, mais qui provoqueront notre naufrage intellectuel et moral si nous ne nous tenons pas debout. 













Il ne faut jamais céder à la tentation de croire à l’existence d’un «déjà-droit», d’un droit déjà ici et là, et magiquement présent dans un monde objectif et prêt à être cueilli par notre théorie. Il n’y a aucune raison de céder à l’irrationnel; il nous faut plutôt résister, protester et hurler épistémologiquement contre l’irrationalité d’un «déjà-droit». 

Voltaire
De Genève, Voltaire apprend successivement le tremblement de terre de Lisbonne de 1755, qui fit des milliers de morts, puis, en 1756, le début de la Guerre de Sept Ans. Touché par ces évènements il écrit, cette année-là, dans son Essai sur l’Histoire Générale que «Presque toute l’histoire est une suite d’atrocités inutiles» et envoie à Jean-Jacques Rousseau un Poème sur le désastre de Lisbonne. Celui-ci lui répond et tente de justifier la providence divine. Candide ou l’optimiste lui est-il une réponse ? Dans tous les cas, l’optimisme de Leibnitz, le chantre du meilleur des mondes possibles et de l’harmonie préétablie, incarné dans l’histoire par Pangloss, le mentor de Candide, est certainement mis à mal par les péripéties de ce conte. Elles éduqueront peu à peu notre héros naïf et l’entraîneront de l’Allemagne au Portugal et du Pérou à Constantinople. Dans ce pamphlet contre Leibnitz et l’idée qu’un mal nécessaire en cette terre est compensé par un bien d’essence supérieure et celle d’un monde dans lequel rien n’arrive sans qu’il n’y ait une cause nécessaire, Voltaire, s’amuse à déconstruire le vernis de bonheur que nous présentons tous au monde et ironise sur le conservatisme social d’une noblesse qui sera en fin de vie dans quelques décennies. Candide est un fils naturel car son père ne pouvait prouver soixante et onze quartiers de noblesse. Surpris avec Cunégonde sa cousine, il est chassé du château de son oncle « à coups de pied dans le cul ». Enrôlé dans les armées bulgares, il fuit la guerre et apprend que Cunégonde et sa famille ont été massacré par les Bulgares. Il échouera, avec Pangloss son ancien mentor devenu gueux à Lisbonne au moment du tremblement de terre. Victime, mais survivant de l’autodafé expiatoire qui suit cette catastrophe, il découvre que Cunégonde est vivante et n’aura de cesse de la retrouver, du Pérou à l’Eldorado, puis de Paris à Constantinople. Mais finalement, conclut Candide, ne vaut-il pas mieux cultiver son jardin ? Réédité vingt et une fois du vivant de l’auteur, Candide est un des plus grands succès littéraires francophones. 1759
Bjarne Melkevik
Si, dans le monde juridique, l’épistémologie s’oriente vers le rôle ingrat d’un a priori prêt à se transmuter idéologiquement en méthodologie juridique, en théorie de l’interprétation, ou simplement en «modèle théorique» préétabli, nous avons un réel problème épistémologique. En conséquence, l’objectif de notre livre se résume à réfléchir sur ce problème et à le faire sous l’auspice d’une interrogation qui est elle-même de l’ordre de l’épistémologie juridique. Il faut impérativement critiquer et évincer, autant que possible, le recours idéologique à un «déjà-droit», un droit déjà là d’une façon ou d’une autre, et qui peut agir (sans aucun acte délibératif de création) en tant que «justification, fondation et idéologie» dans le domaine du droit, ou pire, en tant que «Idéo-droit» propre à ses investigateurs membres d’une secte doctrinale. 

Les trois essais que nous publions ici sous le titre «Épistémologie juridique et déjà-droit » cherchent à reprendre le terrain. Ils présentent une critique en règle de toute fondation (et fondationnalisme), toute justification (et procédé justificatif) et de toute tentative de faire de la théorie un paradigme pour «l’Idéo-droit». Il s’agit évidemment d’essais critiques dans le sens de résistance aux «chants des sirènes» qui, pareil au péril d’Ulysse (de l’Odyssée d’Homère), peuvent bien être envoûtants et beaux, mais qui provoqueront notre naufrage intellectuel et moral si nous ne nous tenons pas debout. 













Il ne faut jamais céder à la tentation de croire à l’existence d’un «déjà-droit», d’un droit déjà ici et là, et magiquement présent dans un monde objectif et prêt à être cueilli par notre théorie. Il n’y a aucune raison de céder à l’irrationnel; il nous faut plutôt résister, protester et hurler épistémologiquement contre l’irrationalité d’un «déjà-droit». 

Bjarne Melkevik
 Notre imagination peut nous faire emprunter d’innombrables chemins, mais ceux que nous fait emprunter la philosophie du droit ne sont dédiés qu’aux esprits ouverts, critiques et réfléchis. Ce livre s’inscrit comme une initiation à l’étude de la philosophie du droit, en tant que domaine de réflexion et des interrogations juridiques. Les principaux thèmes abordés porteront sur un droit qui se veut moderne et démocratique. Cependant, nous le verrons, c’est un droit pour lequel il faut s’engager et militer pour, in fine, assurer son développement et contrecarrer toute régression antijuridique.

Il ne s’agit pas ici de défendre un « être » ou un « devoir-être » (deux ontologies) du droit, et encore moins d’envisager une conception idéaliste et métaphysique du droit. L’objectif qui est ici recherché est non seulement d’arriver à raisonner (iusphilosophiquement parlant) sur une question juridique, mais également de réfléchir à la « meilleure » façon de concevoir le droit et de le réaliser comme tel, d’une façon raisonnable, saine et démocratique.

Loin de nous l’idée de défendre ou de soutenir philosophiquement une « représentation du droit » soit-elle unidimensionnelle ou pluridimensionnelle, factuelle ou « normative ». Ex adverso, nous préférons nous mettre à la portée des individus intéressés, pour lesquels nous œuvrons à mettre en place une compréhension plus claire du droit. Cela nécessite un perpétuel «contrôle de la réalité» qui s’impose impérativement et de plus en plus dans la philosophie du droit, face à une prolifération contemporaine d’idéologies (et de plus en plus d’idéologies réactionnaires, fumistes et contre-productives), prêtes à prendre d’assaut le domaine juridique pour imposer leurs philosophies de pacotilles. 
Bjarne Melkevik
Quels ont été les apports du marxisme et de la théorie de Pasukanis à la philosophie du droit?  Si Pasukanis et sa théorie ont obtenu une place topique autant dans l'histoire de la philosophie du droit que dans la philosophie politique du droit, ou encore dans la théorie économique du droit, la théorie critique du droit, etc., il faut s'interroger et l'analyser avec un esprit critique. Constatons que son livre emblématique, La théorie générale du droit et du marxisme (1924), continue toujours de susciter des débats et des controverses, voire même de l'admiration et des éloges. 

C'est sur ces questions que se penche dans cet ouvrage, le professeur Bjarne Melkevik de l'Université de Laval. Il les replace dans son contexte géographique: l'ex-Urss, politique: le communisme, et humain: l'esprit révolutionnaire, la dissidence, l'oppression, la persécution et le fanatisme. L'auteur scrute les sources idéologiques et les œuvres auxquelles a puisé Pasukanis, pour les critiquer ou pour s'en servir afin d'appuyer sa propre lecture du marxisme. Il s'agit de Marx évidemment, mais aussi d'Engels, Lénine, Staline. De tous ces écrits, qui pendant cette période tourmentée ont traité de l'éternel conflit entre prolétariat et bourgeoisie, entre capitalisme et communisme, entre idéal démocratique et toute puissance étatique, la modernité juridique peut-elle garder quelque chose pour la construction de la philosophie du droit?

Plus précisément, l'idéologie socialiste de ce penseur de l'ex-Urss qu'était Pasukanis, a-t-elle apporté une contribution significative à la philosophie du droit, au positivisme juridique ou au sociologisme juridique? 

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