MARXISME ET PHILOSOPHIE DU DROIT

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Quels ont été les apports du marxisme et de la théorie de Pasukanis à la philosophie du droit?  Si Pasukanis et sa théorie ont obtenu une place topique autant dans l'histoire de la philosophie du droit que dans la philosophie politique du droit, ou encore dans la théorie économique du droit, la théorie critique du droit, etc., il faut s'interroger et l'analyser avec un esprit critique. Constatons que son livre emblématique, La théorie générale du droit et du marxisme (1924), continue toujours de susciter des débats et des controverses, voire même de l'admiration et des éloges. 

C'est sur ces questions que se penche dans cet ouvrage, le professeur Bjarne Melkevik de l'Université de Laval. Il les replace dans son contexte géographique: l'ex-Urss, politique: le communisme, et humain: l'esprit révolutionnaire, la dissidence, l'oppression, la persécution et le fanatisme. L'auteur scrute les sources idéologiques et les œuvres auxquelles a puisé Pasukanis, pour les critiquer ou pour s'en servir afin d'appuyer sa propre lecture du marxisme. Il s'agit de Marx évidemment, mais aussi d'Engels, Lénine, Staline. De tous ces écrits, qui pendant cette période tourmentée ont traité de l'éternel conflit entre prolétariat et bourgeoisie, entre capitalisme et communisme, entre idéal démocratique et toute puissance étatique, la modernité juridique peut-elle garder quelque chose pour la construction de la philosophie du droit?

Plus précisément, l'idéologie socialiste de ce penseur de l'ex-Urss qu'était Pasukanis, a-t-elle apporté une contribution significative à la philosophie du droit, au positivisme juridique ou au sociologisme juridique? 

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About the author

Bjarne Melkevik, docteur ès droit de Paris II, est professeur titulaire à la Faculté de droit de l'Université Laval (Québec) et professeur associé au Département de droit et Justice, Université Laurentienne (Ontario). Il est l'auteur de Tolérance et modernité juridique (2006) et Droit, mémoire et littérature (2010). 

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Additional Information

Publisher
BUENOS BOOKS
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Published on
May 19, 2010
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Pages
132
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ISBN
9782915495751
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Features
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Language
French
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Genres
Law / General
Political Science / General
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Content Protection
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 Notre imagination peut nous faire emprunter d’innombrables chemins, mais ceux que nous fait emprunter la philosophie du droit ne sont dédiés qu’aux esprits ouverts, critiques et réfléchis. Ce livre s’inscrit comme une initiation à l’étude de la philosophie du droit, en tant que domaine de réflexion et des interrogations juridiques. Les principaux thèmes abordés porteront sur un droit qui se veut moderne et démocratique. Cependant, nous le verrons, c’est un droit pour lequel il faut s’engager et militer pour, in fine, assurer son développement et contrecarrer toute régression antijuridique.

Il ne s’agit pas ici de défendre un « être » ou un « devoir-être » (deux ontologies) du droit, et encore moins d’envisager une conception idéaliste et métaphysique du droit. L’objectif qui est ici recherché est non seulement d’arriver à raisonner (iusphilosophiquement parlant) sur une question juridique, mais également de réfléchir à la « meilleure » façon de concevoir le droit et de le réaliser comme tel, d’une façon raisonnable, saine et démocratique.

Loin de nous l’idée de défendre ou de soutenir philosophiquement une « représentation du droit » soit-elle unidimensionnelle ou pluridimensionnelle, factuelle ou « normative ». Ex adverso, nous préférons nous mettre à la portée des individus intéressés, pour lesquels nous œuvrons à mettre en place une compréhension plus claire du droit. Cela nécessite un perpétuel «contrôle de la réalité» qui s’impose impérativement et de plus en plus dans la philosophie du droit, face à une prolifération contemporaine d’idéologies (et de plus en plus d’idéologies réactionnaires, fumistes et contre-productives), prêtes à prendre d’assaut le domaine juridique pour imposer leurs philosophies de pacotilles. 
Si, dans le monde juridique, l’épistémologie s’oriente vers le rôle ingrat d’un a priori prêt à se transmuter idéologiquement en méthodologie juridique, en théorie de l’interprétation, ou simplement en «modèle théorique» préétabli, nous avons un réel problème épistémologique. En conséquence, l’objectif de notre livre se résume à réfléchir sur ce problème et à le faire sous l’auspice d’une interrogation qui est elle-même de l’ordre de l’épistémologie juridique. Il faut impérativement critiquer et évincer, autant que possible, le recours idéologique à un «déjà-droit», un droit déjà là d’une façon ou d’une autre, et qui peut agir (sans aucun acte délibératif de création) en tant que «justification, fondation et idéologie» dans le domaine du droit, ou pire, en tant que «Idéo-droit» propre à ses investigateurs membres d’une secte doctrinale. 

Les trois essais que nous publions ici sous le titre «Épistémologie juridique et déjà-droit » cherchent à reprendre le terrain. Ils présentent une critique en règle de toute fondation (et fondationnalisme), toute justification (et procédé justificatif) et de toute tentative de faire de la théorie un paradigme pour «l’Idéo-droit». Il s’agit évidemment d’essais critiques dans le sens de résistance aux «chants des sirènes» qui, pareil au péril d’Ulysse (de l’Odyssée d’Homère), peuvent bien être envoûtants et beaux, mais qui provoqueront notre naufrage intellectuel et moral si nous ne nous tenons pas debout. 













Il ne faut jamais céder à la tentation de croire à l’existence d’un «déjà-droit», d’un droit déjà ici et là, et magiquement présent dans un monde objectif et prêt à être cueilli par notre théorie. Il n’y a aucune raison de céder à l’irrationnel; il nous faut plutôt résister, protester et hurler épistémologiquement contre l’irrationalité d’un «déjà-droit». 

Que révèle La Manif pour tous sur le présent et l avenir de la France et de l Europe ? Sur le décrochage entre les élites et le peuple ? Sur la consécration de l individu face à l État ou à l Église ? Sur le retour du religieux en politique au nom de la démocratie ? Sur le délitement de la gauche et l implosion de la droite ? Et sur le retournement de la contestation, de l écologie ou de l antilibéralisme au profit d un conservatisme aussi nouveau que radical, dont l essor ne fait que commencer ? Alors que personne n avait anticipé ce Mai 68 inversé, que beaucoup l ont sacralisé ou caricaturé, Gaël Brustier décrypte, pour la première fois, sa genèse, sa formation, son projet. Mutation de la géographie sociale, de la carte électorale, du monde catholique, transformation des réseaux, mobilisation inédite des charismatiques et des traditionalistes, militantisme new look de Frigide Barjot ou des Veilleurs, conversion des familles à l activisme et des ultras à la respectabilité, mais aussi cécité du PS, division de l UMP et embarras du FN : sur fond de révolution internet et de panique morale, de déclassement économique et d angoisse identitaire, c est la face cachée des quarante dernières années, chez nous et chez nos voisins, que dévoile cette analyse sans concession. Une plongée au c ur du réacteur où bouillonne le combat culturel qui a ouvert le XXIe siècle et qui, dépassant le mariage gay, la PMA, la GPA ou le gender, est appelé à le dominer.
 Notre imagination peut nous faire emprunter d’innombrables chemins, mais ceux que nous fait emprunter la philosophie du droit ne sont dédiés qu’aux esprits ouverts, critiques et réfléchis. Ce livre s’inscrit comme une initiation à l’étude de la philosophie du droit, en tant que domaine de réflexion et des interrogations juridiques. Les principaux thèmes abordés porteront sur un droit qui se veut moderne et démocratique. Cependant, nous le verrons, c’est un droit pour lequel il faut s’engager et militer pour, in fine, assurer son développement et contrecarrer toute régression antijuridique.

Il ne s’agit pas ici de défendre un « être » ou un « devoir-être » (deux ontologies) du droit, et encore moins d’envisager une conception idéaliste et métaphysique du droit. L’objectif qui est ici recherché est non seulement d’arriver à raisonner (iusphilosophiquement parlant) sur une question juridique, mais également de réfléchir à la « meilleure » façon de concevoir le droit et de le réaliser comme tel, d’une façon raisonnable, saine et démocratique.

Loin de nous l’idée de défendre ou de soutenir philosophiquement une « représentation du droit » soit-elle unidimensionnelle ou pluridimensionnelle, factuelle ou « normative ». Ex adverso, nous préférons nous mettre à la portée des individus intéressés, pour lesquels nous œuvrons à mettre en place une compréhension plus claire du droit. Cela nécessite un perpétuel «contrôle de la réalité» qui s’impose impérativement et de plus en plus dans la philosophie du droit, face à une prolifération contemporaine d’idéologies (et de plus en plus d’idéologies réactionnaires, fumistes et contre-productives), prêtes à prendre d’assaut le domaine juridique pour imposer leurs philosophies de pacotilles. 
Si, dans le monde juridique, l’épistémologie s’oriente vers le rôle ingrat d’un a priori prêt à se transmuter idéologiquement en méthodologie juridique, en théorie de l’interprétation, ou simplement en «modèle théorique» préétabli, nous avons un réel problème épistémologique. En conséquence, l’objectif de notre livre se résume à réfléchir sur ce problème et à le faire sous l’auspice d’une interrogation qui est elle-même de l’ordre de l’épistémologie juridique. Il faut impérativement critiquer et évincer, autant que possible, le recours idéologique à un «déjà-droit», un droit déjà là d’une façon ou d’une autre, et qui peut agir (sans aucun acte délibératif de création) en tant que «justification, fondation et idéologie» dans le domaine du droit, ou pire, en tant que «Idéo-droit» propre à ses investigateurs membres d’une secte doctrinale. 

Les trois essais que nous publions ici sous le titre «Épistémologie juridique et déjà-droit » cherchent à reprendre le terrain. Ils présentent une critique en règle de toute fondation (et fondationnalisme), toute justification (et procédé justificatif) et de toute tentative de faire de la théorie un paradigme pour «l’Idéo-droit». Il s’agit évidemment d’essais critiques dans le sens de résistance aux «chants des sirènes» qui, pareil au péril d’Ulysse (de l’Odyssée d’Homère), peuvent bien être envoûtants et beaux, mais qui provoqueront notre naufrage intellectuel et moral si nous ne nous tenons pas debout. 













Il ne faut jamais céder à la tentation de croire à l’existence d’un «déjà-droit», d’un droit déjà ici et là, et magiquement présent dans un monde objectif et prêt à être cueilli par notre théorie. Il n’y a aucune raison de céder à l’irrationnel; il nous faut plutôt résister, protester et hurler épistémologiquement contre l’irrationalité d’un «déjà-droit». 

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