Entretiens avec Krishnamurti

République des Lettres
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Texte intégral. Jiddu Krishnamurti, Indien d'origine, mais volontairement coupé de toute filiation, a répandu à travers le monde un enseignement qui incite à rompre avec tout enseignement. Comme l'a remarqué Aldous Huxley, son thème fondamental est celui-ci: "Il y a de l'espoir en l'homme, non en la société, en les systèmes religieux organisés, mais en vous et en moi." Il n'apporte ni autodiscipline, ni prière, ni quelque yoga, mais tente d'ouvrir des voies à une pensée, ou plutôt à une attitude mentale libérée de tout conditionnement. Les huit entretiens réunis dans ce petit recueil ont eu lieu en français, à Gstaad (Suisse), du 21 au 28 Août 1963. Ils ont été relus et corrigés par Krishnamurti lui-même. On peut y voir une mise au point d'une des pensées les plus originales qui soient, et, peut-être, une sorte de testament spirituel.

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Additional Information

Publisher
République des Lettres
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Published on
Jan 16, 2017
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Pages
32
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ISBN
9782824903484
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Language
French
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Genres
Body, Mind & Spirit / General
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Jiddu Krishnamurti
« Un monde où les idées n’existeraient pas serait un monde heureux car il ne comporterait pas ces forces si puissamment conditionnantes qui contraignent l’homme à des actions inappropriées, ces dogmes sacro-saints au nom desquels les pires des crimes sont justifiés, les plus grandes folies méticuleusement rationalisées. » Aldous Huxley, préface à La première et dernière liberté


J. Krishnamurti n’a eu de cesse de réfléchir à la manière dont l’homme pouvait accéder à la vérité de la vie en se libérant de ses entraves que sont les idées préconçues, les traditions et les systèmes de pensée. Celui qui, toujours, refusa d’être perçu comme un penseur, un gourou ou un philosophe ne livre en aucun cas des solutions. Il ne prescrit pas de remèdes. La marche vers la liberté et la découverte de soi doit aboutir par chacun, et en chacun. Car, et c’est sans doute sa seule conviction énoncée comme telle : pour comprendre le réel, encore faut-il prendre connaissance de soi. Et pour se connaître soi-même, la première étape vers la libération consiste à s’échapper du carcan du conditionnement. Fuir le sempiternel rôle d’imitateur que s’est attribué l’homme et laisser jaillir l’état créatif. C’est cette libération de l’esprit statique, du connu, qui permettra à tout homme d’accéder au rang d’architecte d’une société nouvelle. Car le monde est fait par les hommes, et le mal qu’il exhibe n’est que le fruit pourri de leurs propres souffrances.

La première et dernière liberté se lit en deux parties. La première reprend l’enseignement du penseur en tentant d’élucider le mystère de l’incapacité de l’homme à devenir neuf, et ainsi à aborder le réel dans l’instant. Est-ce la peur qui le pousse à fuir vers des croyances et des idées organisées et lui fait préférer écraser les problèmes en les colmatant, plutôt que de les envisager tel qu’ils sont ? Est-ce la paresse qui fait reporter à demain la compréhension des obstacles d’aujourd’hui ? L’égocentrisme et l’intérêt qui le poussent à la dépendance aux autres, à l’État, à la religion ? L’idée sclérosée de la mort qui l’empêche d’appréhender la vie telle qu’elle est, sans y adjoindre le but, l’effort et le résultat ? Telles sont quelques-unes des questions posées par Krishnamurti. La seconde partie offre quelques causeries du « maître » sous la forme de questions-réponses. On y lira des discussions sur la discipline, la guerre, la solitude et le sens de la vie. Le tout dans un langage simple, sans jargon, et en refusant, toujours, les préjugés. Les questions seront chaque fois abordées par la négative. Au lecteur de partir de ce qui n’est pas pour aller vers ce qui est.

Jiddu Krishnamurti
Krishnamurti (1895-1986) a été un penseur à contre-courant des idées reçues de son époque. Dès 1929, il a débuté une longue existence de prises de parole publiques à travers le monde qui, au-delà de sa disparition, continuent par l’écrit de fédérer une foule attentive. Sa bataille ? Réfléchir à la manière dont l’homme peut accéder à la vérité de la vie en se libérant de ses entraves ; l’accumulation de l’instruction, de la mémoire, des traditions et systèmes de pensée. Krishnamurti ne livre en aucun cas de remède. La marche vers la liberté et la découverte de soi aboutira par chacun, et en chacun. Car pour comprendre le réel, encore faut-il prendre connaissance de soi. Et pour se connaître soi-même, la première étape vers la libération consiste à fuir le carcan du conditionnement. Et laisser jaillir l’état créatif. C’est cette délivrance de l’esprit statique, du connu, qui offrira à chaque homme l’accès au rang d’architecte d’une société nouvelle.

Ce livre paraît à l’aube du troisième millénaire. Face à un tournant, il est de coutume d’imposer un bilan. Guerres, corruptions, misère : il est pour partie désastreux. Ne succombons cependant pas à la tentation de nous tourner vers ces instances supérieures que sont la politique, la religion et, pourquoi pas, la psychanalyse, en espérant trouver refuge dans une panoplie de solutions caduques.
Cet ouvrage suggère à celui qui mobilise son attention pour en parcourir ses pages de mourir à ce qu’il connaît trop bien, aux dogmes, aux entraves de l’éducation reçue, aux habitudes de pensée. Faire table rase de l’acquis. Comment ? Surtout pas en copiant l’ermite, en adoptant la position du lotus, en répétant des mantras. Ça n’est pas la méditation. La méditation, c’est l’attention pure, le silence de l’esprit, l’abolition des intermédiaires tel le langage, avec lesquels l’individu cohabite depuis la nuit des temps dans le plus grand des chaos. La méditation, c’est la recherche du tout et l’abandon du fragmentaire. « Il faut être à soi-même sa propre lumière » ou, selon l’enseignement de J. Krishnamurti, n’obéissez pas, ne suivez pas, le remède, allez le débusquer en vous-même.

Traduit de l'anglais pas Colette Joyeux
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