L'écorce des pierres

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Après son essai sur Le Roman italien et la Crise de la conscience moderne, Dominique Fernandez a écrit le roman de l'autodestruction. Henri Dumont a vingt ans. De son désespoir, il a fait son trésor. Il ne connaît d'autre joie, que de se laisser terrasser par le visage intolérable que la beauté d'un arbre ou d'un mur lui présente. Il écoute la musique, prostré. La perfection le fascine, parce qu'elle n'exige rien de lui et lui permet de se tenir pour rien.
Ce n'est point qu'il n'ait besoin des autres. Pour que son désespoir soit complet, il faut que les autres reconnaissent qu'il est maudit. Ou bien il s'attache à des êtres qu'il sait, par avance, inaccessibles - il n'en voudrait pas autrement - ou bien il entretient des liaisons dégradantes, pour se mieux mépriser, et se rendre, croit-il, plus méprisable. Tout lui est bon pour attiser en lui la conscience de son indignité.
Mais une jeune fille l'aime. Cette nuit qu'il tente en vain d'épaissir, les yeux d'Isabelle y brillent obstinément. Rien de ce qu'il entend faire pour l'écarter de lui, ne saurait venir à bout de cette tendresse. Elle l'aime, et lui ne peut que rejeter cet amour, qui l'empêche de savourer le triomphe de se sentir seul et abandonné de tous.
Pouvoir aimer qui vous aime : tel est le thème central de ce livre, où transparaît, sous la rigueur du ton, une sensibilité romantique très personnelle.
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About the author

Dominique Fernandez, de l’Académie française, né en 1929, est l’auteur d’une œuvre considérable riche de plus de cinquante ouvrages (romans, essais, livres de voyage, beaux livres) qui lui ont valu de nombreuses distinctions. Derniers ouvrages parus : La société du mystère (Grasset, 2017), Où les eaux se partagent (Philippe Rey, 2018), Venise (Philippe Rey, 2018).

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Additional Information

Publisher
Grasset
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Published on
Apr 1, 2014
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Pages
230
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ISBN
9782246118190
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Language
French
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Genres
Fiction / Literary
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Content Protection
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« Une nouvelle voix mordante, brillante et hilarante. Meilleurs ennemis va bouleverser le monde de la comédie romantique. C'est l'une des meilleures que j'ai jamais lues ! » Kristan Higgins

Avec ce premier roman, Sally Thorne fait une entrée fracassante dans l’univers de la romance. Cette comédie hilarante et sexy explore la frontière parfois très mince entre l’amour et la haine au bureau.

Le jour où Lucy rencontre son nouveau collègue, Joshua Templeman, elle n’en revient pas : il est à tomber ! Sauf qu’il ne lui faut pas plus de deux secondes pour découvrir qu’il est aussi froid, cynique, impitoyable... absolument détestable ! Alors, quand leurs chefs respectifs les mettent en concurrence pour une promotion, Lucy est prête à tout pour le battre. Car, si elle gagne, elle sera sa boss. S’il gagne... elle démissionnera. Autant dire qu’elle n’a pas le choix : elle doit gagner. Mais lorsque, un soir, dans l’ascenseur, ce traître de Josh l’embrasse fougueusement, elle est complètement déstabilisée. Se serait-elle trompée à son sujet depuis le début ? Ou est-ce une tactique de Josh pour lui faire perdre ses moyens ?

A propos de l'auteur :
Sally Thorne vit à Camberra, en Australie, et passe ses journées à rédiger des contrats et des demandes de financement. Rien de bien excitant... C’est pourquoi elle consacre le temps qui lui reste à l’écriture de fictions pétillantes et colorées ! Pour elle comme pour les lectrices de romance, l’intensité est l’ingrédient indispensable à un livre réussi. Meilleurs ennemis est son premier roman.
Il est un thème qui court, tel un fil rouge, à travers ce roman : l'absence du père. Étienne, le narrateur, avait douze ans quand le sien s'est tué. Jeune agrégé de russe, il se passionne pour Gogol, un autre fils sans père, qui a prêché dans ses oeuvres le renoncement et l'échec. À trente ans, Étienne est engagé en qualité de répétiteur pour surveiller les études d'un garçon de seize ans, Stéphane. Ce dernier, lui non plus, n'a pratiquement jamais connu son père, d'origine russe, et qui réside à présent aux États-Unis. Ses parents ayant divorcé très tôt, il vit avec sa mère, qui a épousé en secondes noces un pianiste célèbre. Frappé par la similitude de leurs destins, Étienne s'intéresse à Stéphane. Pourquoi cet enfant doué, attachant, intelligent, est-il soudain sujet à des absences, qui le conduisent à la fugue, voire même au vol ? D'où proviennent les crises d'asthme dont il souffre encore périodiquement ? Comment expliquer cette irrésolution presque pathologique, ces brusques sautes d'humeur ? L'intérêt qu'il porte à Stéphane conduit le narrateur à mener une véritable enquête, et peu à peu les principaux personnages du roman se précisent et se modifient. Ce père lointain est-il simplement l'homme veule qu'on lui dépeint, et pour quelles raisons ? La mère de Stéphane, femme énergique, admirable, ne cache-t-elle pas quelque secret remords ? Bientôt, patiemment reconstituée, l'enfance de Stéphane éclaire l'adolescent étrange qu'il est devenu.
Le Cuirassé Potemkine est reconnu comme un des plus grands classiques du cinéma mondial. Nous avons, tous, vu d'autres films d'Eisenstein : Grève, La ligne générale, Alexandre Nevski, Ivan le Terible, Octobre. Nous savons qu'Eisenstein a créé le cinéma révolutionnaire mais nous n'avons qu'une connaissance superficielle du créateur lui-même. Dominique Fernandez n'a pas écrit une biographie ordinaire. Il s'est attaché à découvrir les liens profonds qui existent entre la vie et l'oevre du grand cinéaste. « L'oeuvre d'Eisenstein, dit-il, est une autobiographie ininterrompue mais sous la forme d'une transposition grandiose qui est le contraire de l'aveu ». C'est à partir des films qu'il a reconstitué ce qui pouvait bien être arrivé à leur auteur : la psychologie de la création est étudiée à travers les oeuvres, grâce aux oeuvres, selon une méthode dont tout le monde sait qu'elle a renouvelé la critique littéraire et la critique d'art, mais qui n'avait jamais été appliquée au cinéma. Dominique Fernandez se livre à une analyse formelle très poussée des six films d'Eisenstein. Il souligne notamment, ce qu'exprime le « montage » pour le cinéaste. A travers cette étude, il révèle les obsessions profondes Eisenstein : enfant mis en pièces par l'éclatement de la cellule familiale, citoyen soviétique aux prises avec la tentation homosexuelle, personnage pathétique qui n'a jamais réussi à vivre et qui, pendant de longues années, n'arrivait ni à vivre ni à créer. Cet ouvrage - à nouveau disponible, dans une version mise à jour par l'auteur, passionnera tous ceux qui aiment les films d'Eisenstein mais il se lit aussi comme un roman, le plus tragique qui soit. C'est enfin une admirable méditation sur la création, sur la quête et la fuite de soi à travers une oeuvre, sur les rapports mystérieux qui unissent l'échec personnel et le génie créateur.
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