La société du mystère: roman

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Un narrateur contemporain déniche chez un antiquaire un livre rare du xvie siècle : les Mémoires du peintre florentin Bronzino.
Les enfances de l’artiste auprès de son maître Pontormo, les leçons de vie que lui prodigue ensuite ce casse-cou de Benvenuto Cellini, la manière dont Bronzino devient peintre officiel des Médicis tout en s’affranchissant habilement des contraintes : à travers la vie trépidante d’une génération de génies entravés, pourchassés, menacés de mort pour leurs pensées hérétiques ou leurs amours interdites, Dominique Fernandez peint à fresque une époque de violences où la férule des Médicis et les dogmes catholiques imposent aux créateurs un carcan qui les contraint à crypter, chiffrer, coder et contrefaire. Le lecteur est introduit dans cette « Société du mystère » qui contourne la censure et atteint au sublime par la transgression : l’envers de la Renaissance à Florence telle que le vernis officiel nous en a légué l’histoire.
Au confluent de deux grandes passions de Dominique Fernandez, l’Italie et la peinture, cette autobiographie fictive, véritable roman de cape, d’épée et de pinceau, se situe dans la lignée de Porporino ou les mystères de Naples (Grasset, 1974, prix Médicis), de Dans la main de l’ange (Grasset, 1982, prix Goncourt) et de La course à l’abîme (Grasset, 2003).
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About the author

Dominique Fernandez, de l’Académie française, né en 1929, est l’auteur d’une œuvre considérable riche de plus de cinquante ouvrages (romans, essais, livres de voyage, beaux livres) qui lui ont valu de nombreuses distinctions.

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Additional Information

Publisher
Grasset
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Published on
Jan 11, 2017
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Pages
608
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ISBN
9782246863182
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Features
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Language
French
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Genres
Fiction / Literary
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Porporino, le narrateur, élève à l'école des castrats napolitains sous le règne du roi Ferdinand, dans les années 1770, est un personnage inventé mais la plupart des héros qui traversent ses mémoires ont réellement existé : le prince de Sansevero, esprit universel aux frontières du génie et de la démence, Antonio Perocades, franc-maçon rationaliste, la belle Sarah Goudhar et lady Hamilton, aventurières comme seuls en ont produit les anciens régimes, le jeune Mozart, le vieux Casanova et l'illustre Farinelli, plus célèbre en son temps que La Callas au nôtre. On découvrira du même coup, prodigieusement ressuscitée de l'oubli, ce que fut la Naples de ce temps-là, vaste cité aux édifices somptueux, capitale de l'architecture et des arts, rendez-vous de l'Europe éclairée au même titre que Paris, métropole de l'opéra, et Castrapolis unique au monde.
Car cette institution des castrats, on le comprendra peu à peu, en suivant les aventures du mémorialiste et de son camarade Feliciano, beauté ravageuse, n'était pas le fruit des seuls caprices d'une aristocratie décadente. Il faut y retrouver, sublimées dans un art du chant malheureusement disparu, certaines des aspirations fondamentales de l'humanité. L'esprit des castrats était un esprit de liberté absolue, un défi à tout ce qui limite, une façon travestie de renouveler les mythes orphiques de la création en échappant à l'obligation d'être un homme.
Après des essais, comme Mère Méditerranée ou l'Arbre jusqu'aux racines, qui ont fait date dans l'histoire littéraire de ces dernières années, Dominique Fernandez nous donne ici le grand roman qu'on attendait de lui, à la fois éblouissante résurrection d'un passé et méditation sur l'époque contemporaine. Un livre foisonnant de personnages et d'idées, quotidien et singulier à chaque page, mouvementé, divers, lyrique, audacieux, un peu fou, merveilleux palais baroque dont les portes ornées semblent soudain s'ouvrir sur les mystères de l'aujourd'hui.
Il est un thème qui court, tel un fil rouge, à travers ce roman : l'absence du père. Étienne, le narrateur, avait douze ans quand le sien s'est tué. Jeune agrégé de russe, il se passionne pour Gogol, un autre fils sans père, qui a prêché dans ses oeuvres le renoncement et l'échec. À trente ans, Étienne est engagé en qualité de répétiteur pour surveiller les études d'un garçon de seize ans, Stéphane. Ce dernier, lui non plus, n'a pratiquement jamais connu son père, d'origine russe, et qui réside à présent aux États-Unis. Ses parents ayant divorcé très tôt, il vit avec sa mère, qui a épousé en secondes noces un pianiste célèbre. Frappé par la similitude de leurs destins, Étienne s'intéresse à Stéphane. Pourquoi cet enfant doué, attachant, intelligent, est-il soudain sujet à des absences, qui le conduisent à la fugue, voire même au vol ? D'où proviennent les crises d'asthme dont il souffre encore périodiquement ? Comment expliquer cette irrésolution presque pathologique, ces brusques sautes d'humeur ? L'intérêt qu'il porte à Stéphane conduit le narrateur à mener une véritable enquête, et peu à peu les principaux personnages du roman se précisent et se modifient. Ce père lointain est-il simplement l'homme veule qu'on lui dépeint, et pour quelles raisons ? La mère de Stéphane, femme énergique, admirable, ne cache-t-elle pas quelque secret remords ? Bientôt, patiemment reconstituée, l'enfance de Stéphane éclaire l'adolescent étrange qu'il est devenu.
Le Cuirassé Potemkine est reconnu comme un des plus grands classiques du cinéma mondial. Nous avons, tous, vu d'autres films d'Eisenstein : Grève, La ligne générale, Alexandre Nevski, Ivan le Terible, Octobre. Nous savons qu'Eisenstein a créé le cinéma révolutionnaire mais nous n'avons qu'une connaissance superficielle du créateur lui-même. Dominique Fernandez n'a pas écrit une biographie ordinaire. Il s'est attaché à découvrir les liens profonds qui existent entre la vie et l'oevre du grand cinéaste. « L'oeuvre d'Eisenstein, dit-il, est une autobiographie ininterrompue mais sous la forme d'une transposition grandiose qui est le contraire de l'aveu ». C'est à partir des films qu'il a reconstitué ce qui pouvait bien être arrivé à leur auteur : la psychologie de la création est étudiée à travers les oeuvres, grâce aux oeuvres, selon une méthode dont tout le monde sait qu'elle a renouvelé la critique littéraire et la critique d'art, mais qui n'avait jamais été appliquée au cinéma. Dominique Fernandez se livre à une analyse formelle très poussée des six films d'Eisenstein. Il souligne notamment, ce qu'exprime le « montage » pour le cinéaste. A travers cette étude, il révèle les obsessions profondes Eisenstein : enfant mis en pièces par l'éclatement de la cellule familiale, citoyen soviétique aux prises avec la tentation homosexuelle, personnage pathétique qui n'a jamais réussi à vivre et qui, pendant de longues années, n'arrivait ni à vivre ni à créer. Cet ouvrage - à nouveau disponible, dans une version mise à jour par l'auteur, passionnera tous ceux qui aiment les films d'Eisenstein mais il se lit aussi comme un roman, le plus tragique qui soit. C'est enfin une admirable méditation sur la création, sur la quête et la fuite de soi à travers une oeuvre, sur les rapports mystérieux qui unissent l'échec personnel et le génie créateur.
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