Le roman italien et la crise de la conscience moderne

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Un essai magistral de Dominique Fernandez où se croisent Alberto Moravia, Cesare Pavese, Carlo Levi, Elio Vittorini ou bien encore Vasco Pratolini.
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About the author

Dominique Fernandez, de l’Académie française, né en 1929, est l’auteur d’une œuvre considérable riche de plus de cinquante ouvrages (romans, essais, livres de voyage, beaux livres) qui lui ont valu de nombreuses distinctions.

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Additional Information

Publisher
Grasset
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Published on
Apr 30, 1958
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Pages
282
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ISBN
9782246118695
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Features
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Language
French
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Genres
Fiction / General
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Jeté dans le double vacarme de l'Histoire et de son coeur, David entreprend d'écrire, pour Alain, un récit complet de sa vie. Il fixera pour eux les péripéties de leur amour, mêlées de près à ces événements de 68 qui ont bouleversé, plus profondément qu'on ne croit, les moeurs. Mais d'abord il parlera de son enfance, de sa jeunesse, d'une époque à la fois si proche et si lointaine, qu'entre deux générations il semble que plusieurs siècles se soient écoulés.

Alain, le bel enfant de mai, le cavalier ombrageux à la moto rouge, d'une chiquenaude a rejeté sa famille et son éducation. Rien de tel pour David, de quinze ans son aîné. Adolescent, il a découvert dans la honte et l'angoisse que ses go-ts faisaient de lui un réprouvé. Apaisé en un premier temps par les conseils indulgents d'un ami psychanalyste, puis, sous des influences plus toniques, refusant d'être traité comme un " cas ", on le suit dans toutes les étapes de ce chemin libérateur, qui va des " étoiles roses " exterminées par Hitler aux communautés à ciel ouvert de San Francisco, du peuple silencieux des maudits aux dissidents conscients de leurs droits, des misogynes victimes de préjugés bibliques aux alliés naturels de la cause féminine.

Roman audacieux, encore jamais tenté, où, de 1943 à 1978, de l'Occupation à nos jours, de Paris à la province, de la France à l'Amérique, du Tiers Monde à la Hollande, l'auteur a peint la fresque la plus téméraire de notre temps. Garçons et filles par dizaines se croisent dans cette Nocturne Comédie de nos moeurs, aussi chatoyante, aussi allègrement séditieuse et ironiquement contestataire que le carnaval napolitain de Porporino. À la fois procès d'une civilisation entière, et hymne d'amour, L'Étoile rose éclaire d'une généreuse lumière tous les ghettos de nos nuits.

Membre du Comité de Lecture des éditions Grasset depuis 1958, Dominique Fernandez est agrégé d'italien, titulaire d'une chaire de littérature et Civilisation italienne à l'Université de Rennes, critique littéraire à L'Express.
La mafia : en plein vingtième siècle, cette épine d'un autre âge reste plantée dans la chair d'une Italie moderne, vigoureuse et prospère. À Palerme on tue (un mort tous les douze jours), on séquestre, on fait voler en éclats magasins et chantiers - et, pour comble, nul ne semble s'offusquer de ces abus. À Rome, on les met sur le compte du sang un peu chaud des insulaires. Dans l'île même, la police, la justice, l'administration se croisent les bras, impuissantes. Il est admis, comme une chose naturelle, que nul ne peut mener paître ses brebis, vendre sa récolte d'oranges ou construire un immeuble sans satisfaire aux exigences de " l'honorable société ".
Alors quoi ? Dominique Fernandez, qui avait montré dans Mère Méditerranée quelle lucide passion il vouait à l'Italie du Sud, est retourné à Palerme, cette fois dans un dessein bien précis. Invité par la Télévision suisse à écrire le texte d'un reportage sur la mafia - premier reportage qu'aucune Télévision ait jamais osé diffuser - il a profité de l'occasion pour tirer au clair cette ténébreuse affaire. Il a interrogé des responsables syndicaux, des avocats ; ici un pharmacien, là un poète ; il a écouté sur les places publiques chanter les rhapsodes populaires ; discuté avec des commissaires de police non moins qu'avec des journalistes ; et puis, il s'est promené inlassablement, dans les rues, dans la campagne, dans les abattoirs, dans les halles, dans les cimetières, dans les vergers d'agrumes, dans les chantiers de construction, partout où la mafia s'est chargée de crimes.
Ce n'est pas tout. Si les explications par l'économie (zone sous-développée dans la phase pré-capitaliste), par l'histoire (cent ans après la proclamation de l'Unité, la Sicile n'a pas le sentiment d'appartenir à l'Italie) et par la politique (la mafia fournit aux députés de la majorité le plus gros de leurs voix) doivent être retenues, il n'a pas semblé à Fernandez qu'elles étaient suffisantes. En regardant, par exemple, ce qui se passait sur une plage un jour d'été, en observant les garçons, les filles, les mères, les jeux et les soupirs d'une famille inconnue, il a cru comprendre, bien que la mafia n'e-t rien à voir dans ce tableau, que la vie quotidienne en Sicile, la forme des rapports humains, les modes de sentir et d'être, conduisaient aussi à la mafia. Bref, pour rendre compte des événements de Palerme, Fernandez les a passés au crible de la psychanalyse non moins qu'il ne les a soumis à l'épreuve du matérialisme historique.
Encore ces mots font-ils trop savant. Il s'agit d'abord d'un voyage, d'une flânerie libre dans le dernier pays fascinant, absurde et loufoque d'une Europe tristement unifiée. Après tout, la mafia n'est peut-être pas si étrangère au génie italien qu'on le croit : si même elle n'était que l'expression fourvoyée de ce génie ? Mais au lecteur de juger, pièces en main : l'énigme n'a pas fini de soulever les controverses.
Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde.
A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence.
No, privée d’amour, rebelle, sauvage.
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.
Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

Roman d’apprentissage, No et moi est un rêve d’adolescence soumis à l’épreuve du réel. Un regard d’enfant précoce, naïf et lucide, posé sur la misère du monde. Un regard de petite fille grandie trop vite, sombre et fantaisiste.Un regard sur ce qui nous porte et ce qui nous manque, à jamais.

Christ ou démon ? Saint ou bandit ? Un homme. Un homme seul contre tous, l’opposant par excellence, le rebelle absolu. De l’ère fasciste au temps des Brigades Rouges, c’est l’Italie contemporaine qui sert de cadre, de ferment, de nourriture à ce roman d’une vie. Il fallait ce pays traversé par la dictature, la guerre, la résistance, puis les luttes partisanes, les scandales sans nombre, la violence du terrorisme, pour que prenne forme l’itinéraire de Pier Paolo, éternel marginal en dépit de sa célébrité, héros double comme son prénom qui évoque à la fois un fondateur d’Eglise et un aventurier de l’esprit. D’une enfance idyllique auprès de cette mère chérie qui ne le quittera jamais, jusqu’à l’assassinat mystérieux sur une plage près de Rome, on le suivra dans chacune des étapes que l’ange du destin lui a fixées. Après les douceurs de l’adolescence et la simplicité païenne des premières passions, les procès, la haine, le mépris qui feront de lui un paria. Malgré la force et le succès des œuvres, malgré l’argent et la gloire rapportés par les livres et les films, une soif d’amour inapaisée, jointe à un sentiment profond de culpabilité qui provoquera la tragédie. Si la plupart des événements, des lieux, des dates correspondent à la réalité, si parmi les personnages qui traversent ce récit plusieurs nous sont familiers, qu’ils s’appellent Toscanini, Moravia, Fellini ou Maria Callas, il ne faut pas chercher ici une biographie du légendaire P.P.P. toujours muet sur lui-même dans ses écrits, à jamais silencieux sur ses secrets. Il s’agit plutôt de la possession d’un créateur par un autre, tel que l’imaginaire seul peut le permettre. Comme dans Porporino, Dominique Fernandez se glisse à l’intérieur d’un être authentique, et recrée à travers lui toute la vérité d’un homme et d’une époque. Ce qui n’empêche pas ce portrait d’être en même temps une manière de confidence romanesque. Chateaubriand l’a dit avant nous : « On ne peint bien que son propre cœur, en l’attribuant à un autre. »
Pavese s'est tué en 1950. L'énigme de ce suicide n'a cessé de passionner un public international de plus en plus vaste. L'Échec de Pavese se veut d'abord comme une enquête sur le mystère d'un homme qui s'est, en toute lucidité, dérobé à la gloire. On a parlé, certes de l'impuissance sexuelle de l'auteur du Métier de vivre : le premier résultat de cette enquête est d'établir que l'impuissance - effective - de Pavese n'a été que la forme concrète et symbolique d'un état psychique plus complexe. Plus qu'un fait, une telle maladie fut un signe, une névrose, c'est-à-dire beaucoup moins le résultat d'une irrégularité de constitution que d'un déséquilibre des forces affectives et instinctives acquis, sous l'influence de facteurs moraux, au cours de l'éducation. De toute évidence, une anomalie aussi extraordinaire que l'impuissance ne ferait pas de l'oeuvre de Pavese le miroir de l'angoisse et du tragique modernes, si cette infirmité ne présentait pas, grossis, les traits psychologiques d'un caractère où de nombreux lecteurs se reconnaissent. L'échec, sous toutes ses formes, a fasciné Pavese : il fut le héros, la victime et le martyr d'un pari philosophique dont la mort était l'enjeu. À travers la vie, puis à travers l'oeuvre de l'écrivain, l'enquête poursuit ses méandres, avec l'ambition de ne laisser aucun détail que n'aient fouillé les projecteurs d'une psychanalyse exhaustive. L'Italie elle-même, les milieux littéraires et politiques de la première moitié du siècle, se trouvent pris au passage sous un éclairage nouveau. L'Échec de Pavese finit par mettre en pleine lumière la tradition souvent ignorée d'une Italie secrète, masochiste et amère.
Dominique Fernandez, romancier, essayiste et critique littéraire, a déjà rapporté de ses nombreux séjours en Italie un essai sur le Roman italien et la crise de la conscience moderne et deux livres d'exploration : Mère Méditerranée et Les Événements de Palerme.
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