Le roman italien et la crise de la conscience moderne

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Un essai magistral de Dominique Fernandez où se croisent Alberto Moravia, Cesare Pavese, Carlo Levi, Elio Vittorini ou bien encore Vasco Pratolini.
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About the author

Dominique Fernandez, de l’Académie française, né en 1929, est l’auteur d’une œuvre considérable riche de plus de cinquante ouvrages (romans, essais, livres de voyage, beaux livres) qui lui ont valu de nombreuses distinctions. Derniers ouvrages parus : La société du mystère (Grasset, 2017), Où les eaux se partagent (Philippe Rey, 2018), Venise (Philippe Rey, 2018).

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Additional Information

Publisher
Grasset
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Published on
Apr 1, 2014
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Pages
282
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ISBN
9782246118695
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Language
French
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Genres
Fiction / Literary
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La mafia : en plein vingtième siècle, cette épine d'un autre âge reste plantée dans la chair d'une Italie moderne, vigoureuse et prospère. À Palerme on tue (un mort tous les douze jours), on séquestre, on fait voler en éclats magasins et chantiers - et, pour comble, nul ne semble s'offusquer de ces abus. À Rome, on les met sur le compte du sang un peu chaud des insulaires. Dans l'île même, la police, la justice, l'administration se croisent les bras, impuissantes. Il est admis, comme une chose naturelle, que nul ne peut mener paître ses brebis, vendre sa récolte d'oranges ou construire un immeuble sans satisfaire aux exigences de " l'honorable société ".
Alors quoi ? Dominique Fernandez, qui avait montré dans Mère Méditerranée quelle lucide passion il vouait à l'Italie du Sud, est retourné à Palerme, cette fois dans un dessein bien précis. Invité par la Télévision suisse à écrire le texte d'un reportage sur la mafia - premier reportage qu'aucune Télévision ait jamais osé diffuser - il a profité de l'occasion pour tirer au clair cette ténébreuse affaire. Il a interrogé des responsables syndicaux, des avocats ; ici un pharmacien, là un poète ; il a écouté sur les places publiques chanter les rhapsodes populaires ; discuté avec des commissaires de police non moins qu'avec des journalistes ; et puis, il s'est promené inlassablement, dans les rues, dans la campagne, dans les abattoirs, dans les halles, dans les cimetières, dans les vergers d'agrumes, dans les chantiers de construction, partout où la mafia s'est chargée de crimes.
Ce n'est pas tout. Si les explications par l'économie (zone sous-développée dans la phase pré-capitaliste), par l'histoire (cent ans après la proclamation de l'Unité, la Sicile n'a pas le sentiment d'appartenir à l'Italie) et par la politique (la mafia fournit aux députés de la majorité le plus gros de leurs voix) doivent être retenues, il n'a pas semblé à Fernandez qu'elles étaient suffisantes. En regardant, par exemple, ce qui se passait sur une plage un jour d'été, en observant les garçons, les filles, les mères, les jeux et les soupirs d'une famille inconnue, il a cru comprendre, bien que la mafia n'e-t rien à voir dans ce tableau, que la vie quotidienne en Sicile, la forme des rapports humains, les modes de sentir et d'être, conduisaient aussi à la mafia. Bref, pour rendre compte des événements de Palerme, Fernandez les a passés au crible de la psychanalyse non moins qu'il ne les a soumis à l'épreuve du matérialisme historique.
Encore ces mots font-ils trop savant. Il s'agit d'abord d'un voyage, d'une flânerie libre dans le dernier pays fascinant, absurde et loufoque d'une Europe tristement unifiée. Après tout, la mafia n'est peut-être pas si étrangère au génie italien qu'on le croit : si même elle n'était que l'expression fourvoyée de ce génie ? Mais au lecteur de juger, pièces en main : l'énigme n'a pas fini de soulever les controverses.
« Une nouvelle voix mordante, brillante et hilarante. Meilleurs ennemis va bouleverser le monde de la comédie romantique. C'est l'une des meilleures que j'ai jamais lues ! » Kristan Higgins

Avec ce premier roman, Sally Thorne fait une entrée fracassante dans l’univers de la romance. Cette comédie hilarante et sexy explore la frontière parfois très mince entre l’amour et la haine au bureau.

Le jour où Lucy rencontre son nouveau collègue, Joshua Templeman, elle n’en revient pas : il est à tomber ! Sauf qu’il ne lui faut pas plus de deux secondes pour découvrir qu’il est aussi froid, cynique, impitoyable... absolument détestable ! Alors, quand leurs chefs respectifs les mettent en concurrence pour une promotion, Lucy est prête à tout pour le battre. Car, si elle gagne, elle sera sa boss. S’il gagne... elle démissionnera. Autant dire qu’elle n’a pas le choix : elle doit gagner. Mais lorsque, un soir, dans l’ascenseur, ce traître de Josh l’embrasse fougueusement, elle est complètement déstabilisée. Se serait-elle trompée à son sujet depuis le début ? Ou est-ce une tactique de Josh pour lui faire perdre ses moyens ?

A propos de l'auteur :
Sally Thorne vit à Camberra, en Australie, et passe ses journées à rédiger des contrats et des demandes de financement. Rien de bien excitant... C’est pourquoi elle consacre le temps qui lui reste à l’écriture de fictions pétillantes et colorées ! Pour elle comme pour les lectrices de romance, l’intensité est l’ingrédient indispensable à un livre réussi. Meilleurs ennemis est son premier roman.
Le Cuirassé Potemkine est reconnu comme un des plus grands classiques du cinéma mondial. Nous avons, tous, vu d'autres films d'Eisenstein : Grève, La ligne générale, Alexandre Nevski, Ivan le Terible, Octobre. Nous savons qu'Eisenstein a créé le cinéma révolutionnaire mais nous n'avons qu'une connaissance superficielle du créateur lui-même. Dominique Fernandez n'a pas écrit une biographie ordinaire. Il s'est attaché à découvrir les liens profonds qui existent entre la vie et l'oevre du grand cinéaste. « L'oeuvre d'Eisenstein, dit-il, est une autobiographie ininterrompue mais sous la forme d'une transposition grandiose qui est le contraire de l'aveu ». C'est à partir des films qu'il a reconstitué ce qui pouvait bien être arrivé à leur auteur : la psychologie de la création est étudiée à travers les oeuvres, grâce aux oeuvres, selon une méthode dont tout le monde sait qu'elle a renouvelé la critique littéraire et la critique d'art, mais qui n'avait jamais été appliquée au cinéma. Dominique Fernandez se livre à une analyse formelle très poussée des six films d'Eisenstein. Il souligne notamment, ce qu'exprime le « montage » pour le cinéaste. A travers cette étude, il révèle les obsessions profondes Eisenstein : enfant mis en pièces par l'éclatement de la cellule familiale, citoyen soviétique aux prises avec la tentation homosexuelle, personnage pathétique qui n'a jamais réussi à vivre et qui, pendant de longues années, n'arrivait ni à vivre ni à créer. Cet ouvrage - à nouveau disponible, dans une version mise à jour par l'auteur, passionnera tous ceux qui aiment les films d'Eisenstein mais il se lit aussi comme un roman, le plus tragique qui soit. C'est enfin une admirable méditation sur la création, sur la quête et la fuite de soi à travers une oeuvre, sur les rapports mystérieux qui unissent l'échec personnel et le génie créateur.
Tant par l’ampleur de son érudition que par la diversité des champs intellectuels (philosophie, psychanalyse, psychiatrie), artistiques (littérature, théâtre, opéra, peinture...), historiques (de la mythologie grecque à nos jours) et géographiques (Europe, Amérique, Asie...) parcourus, défrichés, analysés, ce livre explore un thème qui traverse plus ou moins explicitement la culture mondiale.
L’inclination personnelle de l’artiste n’est pas ici le sujet : c’est l’homosexualité dans l’œuvre qui passionne Dominique Fernandez. Car selon qu’elle peut se dire ou doit se travestir, que l’artiste se condamne au cryptage ou s’autorise l’affichage, l’homosexualité devient le marqueur d’une manière d’histoire culturelle des mœurs.
Après une introduction qui dénonce la responsabilité de Freud et des psychiatres dans le renforcement de l'homophobie, une première partie revisite les mythes antiques (Apollon, Ganymède, Hyacinthe, Narcisse, Médée...) ; une deuxième examine la face cachée d’œuvres (Armance, Billy Budd, Tonio Kröger), d’artistes (Rembrandt, Verdi, Stevenson, Conrad) ou de personnages (Don Quichotte, Don Juan, Vautrin...) ; une troisième présente les « phares » de la cause homosexuelle, de Théophile Gautier à Mishima, et les diverses manières d’être gay aujourd’hui, selon les pays, les mœurs, les religions.
Un monument d’hommage à la création, où se succèdent analyses textuelles et perspectives transversales, plongées dans les œuvres et panoramas sur des sujets universels.
« Ce livre n’est ni à proprement parler une biographie de Ràmon Fernandez, mon père (1894-1944), ni un essai sur son œuvre, mais une sorte d’enquête sur sa destinée, qui reste en partie énigmatique. Je cherche à m’expliquer, en me mettant moi-même en scène, comment cet homme, un des plus brillants intellectuels de son temps, a pu être socialiste à 31 ans (1925), critique littéraire d’un journal de gauche à 38 ans (1932), communiste à 40 ans (1934), fasciste à 43 ans (1937), enfin collabo à 46 ans (1940). Le livre a trois centres d’intérêt. 1 – Histoire littéraire de la France : Ràmon Fernandez jeune, a été ami intime de Proust et, à la fin de sa vie, de Marguerite Duras. Il a croisé de près tous les grands acteurs de la vie littéraire : Gide, Mauriac, Paulhan, Céline, Bernanos, Saint-Exupéry, Malraux, etc. Lui-même, membre du comité de lecture des éditions Gallimard de 1925 à 1944, et critique attitré de La Nouvelle Revue Française, a été au centre de la vie intellectuelle française. Il est l’auteur d’études devenues classiques (dont Messages, Molière, Proust en Cahiers rouges) et de deux romans (prix Femina 1932). 2 – Histoire politique de la France et de l’Europe, avec les grands événements auxquels Ràmon Fernandez a été mêlé de près : 6 février 34, Front Populaire, guerre d’Ethiopie, guerre d’Espagne, guerre de 40, Occupation. 3 – Histoire d’un couple. Ràmon Fernandez d’origine mexicaine, play-boy, dépensier, coureur, amateur de tango et de Bugatti, épouse en 1926 une brillante sévrienne, fille d’instituteurs pauvres. Ils s’aiment, mais la mésentente culturelle entre les époux fait très vite naufrager leur mariage. Les carnets intimes de ma mère documentent pas à pas ce parcours intime.C’est sans doute ce fiasco conjugal qui a poussé Ràmon Fernandez vers « l’ordre » fasciste. L’interaction du privé, du littéraire et du politique donne au livre la dimension romanesque d’une grande fresque de la France entre les deux guerres et sous l’Occupation. » D.F.
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