Les douze muses d'Alexandre Dumas

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Aux partisans guindés du français d'encensoir, aux flaubertiens, aux écrivains qui s'apitoient, Dominique Fernandez, on le sait, préfère les apôtres de la vie. Chez Dumas, nous dit-il, ça vit. Ça grouille. Alexandre Dumas n'a pas peur de la joie, des affolements humains. Partout la chair, le souffle, les figures incroyables. Dans ses pages, on vit sous terre, endiablés, enjuponnés, prêt aux plus folles aventures, on vit dans les palais, dans les étables, on fuit les bagnes, on guigne les charges, on embrasse les fières amantes. On est mohican de la vie. C'est cette passion pour Dumas que veut partager avec nous Dominique Fernandez, le voyageur, le romancier, l'essayiste. Dumas, le grand écrivain du siècle dernier, injustement décrié. Dumas que n'effrayait pas la course à la vie, et qu'on assoie sur les bancs des écoles au rang des petits maîtres, des souvenirs d'enfance. Mais le Dumas des Bragelonne, des Mousquetaires, des Médicis, le Dumas des inconnus, des petits truands et des grandes putains, ne vaut-il pas Hugo, Zola, tous les autres ? Dans cet essai littéraire, passionné et vif, Dominique Fernandez analyse l'oeuvre d'un immense écrivain, il nous en parle en amoureux. Peu de théorie, mais une rencontre toute en finesse, organisée par thèmes : l'inspiration d'Alexandre Dumas est multiple, elle est historique, ethnologique, lyrique, provinciale et parisienne... On se prend au jeu, on rit beaucoup, on découvre : un splendide exercice d'admiration.
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About the author

Dominique Fernandez, de l’Académie française, né en 1929, est l’auteur d’une œuvre considérable riche de plus de cinquante ouvrages (romans, essais, livres de voyage, beaux livres) qui lui ont valu de nombreuses distinctions.

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Additional Information

Publisher
Grasset
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Published on
Apr 7, 1999
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Pages
280
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ISBN
9782246582199
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Features
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Language
French
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Genres
Literary Collections / General
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Content Protection
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Jeté dans le double vacarme de l'Histoire et de son coeur, David entreprend d'écrire, pour Alain, un récit complet de sa vie. Il fixera pour eux les péripéties de leur amour, mêlées de près à ces événements de 68 qui ont bouleversé, plus profondément qu'on ne croit, les moeurs. Mais d'abord il parlera de son enfance, de sa jeunesse, d'une époque à la fois si proche et si lointaine, qu'entre deux générations il semble que plusieurs siècles se soient écoulés.

Alain, le bel enfant de mai, le cavalier ombrageux à la moto rouge, d'une chiquenaude a rejeté sa famille et son éducation. Rien de tel pour David, de quinze ans son aîné. Adolescent, il a découvert dans la honte et l'angoisse que ses go-ts faisaient de lui un réprouvé. Apaisé en un premier temps par les conseils indulgents d'un ami psychanalyste, puis, sous des influences plus toniques, refusant d'être traité comme un " cas ", on le suit dans toutes les étapes de ce chemin libérateur, qui va des " étoiles roses " exterminées par Hitler aux communautés à ciel ouvert de San Francisco, du peuple silencieux des maudits aux dissidents conscients de leurs droits, des misogynes victimes de préjugés bibliques aux alliés naturels de la cause féminine.

Roman audacieux, encore jamais tenté, où, de 1943 à 1978, de l'Occupation à nos jours, de Paris à la province, de la France à l'Amérique, du Tiers Monde à la Hollande, l'auteur a peint la fresque la plus téméraire de notre temps. Garçons et filles par dizaines se croisent dans cette Nocturne Comédie de nos moeurs, aussi chatoyante, aussi allègrement séditieuse et ironiquement contestataire que le carnaval napolitain de Porporino. À la fois procès d'une civilisation entière, et hymne d'amour, L'Étoile rose éclaire d'une généreuse lumière tous les ghettos de nos nuits.

Membre du Comité de Lecture des éditions Grasset depuis 1958, Dominique Fernandez est agrégé d'italien, titulaire d'une chaire de littérature et Civilisation italienne à l'Université de Rennes, critique littéraire à L'Express.
Sous le nom de psychobiographie, l'auteur se propose de mettre au point une méthode qui vise un double but : combler les lacunes de la biographie classique, laquelle se contente d'énumérer les accidents visibles d'une existence, de reconstituer le curriculum vitae officiel d'un artiste en négligeant la principale mine d'informations, savoir ses oeuvres mêmes - et combler les lacunes de la critique littéraire ou artistique, qui étudie les oeuvres comme si elles étaient l'émanation d'une " liberté " créatrice. La psychobiographie, étude de l'interaction entre l'homme et l'oeuvre, repose sur la conviction que la vie et l'oeuvre se développent à partir d'une source commune, ignorée de l'artiste lui-même. Tirer au grand jour les mécanismes inconscients qui ont motivé à la fois la vie et l'oeuvre, fouiller jusqu'aux racines de l'arbre, voilà donc la tâche de cette nouvelle méthode, qui cherche dans la protohistoire de son modèle, dans ces drames noués jadis une fois pour toutes dans la nuit sans lumière de l'enfance, la cause déterminante non seulement de ce qu'il est devenu comme homme, mais aussi de ce qu'il a produit comme artiste.
L'Arbre jusqu'aux racines comprend d'abord une partie méthodologique, où l'auteur expose le but, les difficultés et les limites de la psychobiographie, non sans prendre parti dans la grande querelle des méthodes qui agite aujourd'hui la critique : et s'il est évident que les techniques d'interprétation dites " structuralistes ", qui se bornent à étudier les rapports internes d'une oeuvre, lui paraissent insuffisantes, il prend soin d'expliquer pourquoi le nouveau type de lecture qu'il propose n'a rien à voir avec une application littérale de l'enseignement freudien.
Au reste, le gros du volume, consacré à trois études particulières, sur Michel-Ange, sur Mozart et sur Proust, fournit la preuve qu'une méthode est peu de chose, si celui qui l'utilise ne la remet pas constamment en question. Le principal est encore de savoir " écouter " une oeuvre, peut-être même de se laisser troubler par elle, au point de renoncer parfois à la neutralité scientifique exigée en principe du savant. Pourquoi Michel-Ange, pourquoi Mozart, dont nous ne percevons plus aujourd'hui les motivations culturelles, continuent-ils à nous émouvoir si violemment ? Le lecteur découvrira en Michel-Ange, au lieu du héros de l'humanisme florentin, du titan de la légende, le prisonnier d'une certaine situation conflictuelle infantile. L'analyse des opéras de Mozart permet de montrer que les relations inconscientes du musicien avec son père, le jeu réciproque de la révolte impossible et de la soumission exaltée, ont gouverné sa pensée et son art, peut-être même précipité sa mort.
Quant à l'essai sur Proust, il répond à une intention un peu différente. Proust s'est efforcé par tous les moyens de nier le rôle des parents dans la genèse des maladies, des névroses et des vices : avec ce double résultat d'affaiblir la solidité psychologique de la Recherche et de prouver malgré lui qu'on a beau se vouloir fils de personne, le destin d'un homme et d'une oeuvre dépend de la constellation familiale sous laquelle il est né, de cet enfer premier qui tient, à jamais, l'écrivain sous sa loi.
Christ ou démon ? Saint ou bandit ? Un homme. Un homme seul contre tous, l’opposant par excellence, le rebelle absolu. De l’ère fasciste au temps des Brigades Rouges, c’est l’Italie contemporaine qui sert de cadre, de ferment, de nourriture à ce roman d’une vie. Il fallait ce pays traversé par la dictature, la guerre, la résistance, puis les luttes partisanes, les scandales sans nombre, la violence du terrorisme, pour que prenne forme l’itinéraire de Pier Paolo, éternel marginal en dépit de sa célébrité, héros double comme son prénom qui évoque à la fois un fondateur d’Eglise et un aventurier de l’esprit. D’une enfance idyllique auprès de cette mère chérie qui ne le quittera jamais, jusqu’à l’assassinat mystérieux sur une plage près de Rome, on le suivra dans chacune des étapes que l’ange du destin lui a fixées. Après les douceurs de l’adolescence et la simplicité païenne des premières passions, les procès, la haine, le mépris qui feront de lui un paria. Malgré la force et le succès des œuvres, malgré l’argent et la gloire rapportés par les livres et les films, une soif d’amour inapaisée, jointe à un sentiment profond de culpabilité qui provoquera la tragédie. Si la plupart des événements, des lieux, des dates correspondent à la réalité, si parmi les personnages qui traversent ce récit plusieurs nous sont familiers, qu’ils s’appellent Toscanini, Moravia, Fellini ou Maria Callas, il ne faut pas chercher ici une biographie du légendaire P.P.P. toujours muet sur lui-même dans ses écrits, à jamais silencieux sur ses secrets. Il s’agit plutôt de la possession d’un créateur par un autre, tel que l’imaginaire seul peut le permettre. Comme dans Porporino, Dominique Fernandez se glisse à l’intérieur d’un être authentique, et recrée à travers lui toute la vérité d’un homme et d’une époque. Ce qui n’empêche pas ce portrait d’être en même temps une manière de confidence romanesque. Chateaubriand l’a dit avant nous : « On ne peint bien que son propre cœur, en l’attribuant à un autre. »
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