Satellite 9 - Edgardo Aragón: MESOAMÉRIQUE : L’EFFET OURAGAN

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Constituée d’une vidéo et d’une série de cartes, l’œuvre d’Edgardo Aragón Mesoamerica : The Hurricane Effect propose une cartographie critique des effets du Projet d’intégration et de développement de la Mésoamérique dans l’État d’Oaxaca au Mexique. Financé par les États-Unis à hauteur de plusieurs millions de dollars, ce projet est officiellement destiné à combattre la pauvreté mais, en pratique, il profite plutôt à des sociétés étrangères et favorise une corruption endémique. Ce livre retrace la genèse de l’œuvre d’Aragón à travers un entretien de l’artiste avec Heidi Ballet, tandis que le texte de l’historien Jorge Luis Capdepont Ballina révèle la manière dont l’histoire, au travers du concept de « Mésoamérique », est invoquée comme vecteur de légitimité et de cohésion pour justifier un plan de nature économique. Sont également reproduites dix cartes coloriées par l’artiste qui montrent les géographies de la collaboration entre le Mexique et les États-Unis et illustrent le rôle respectif des partis politiques, des cartels de la drogue et des compagnies étrangères dans les retombées négatives du Projet Mésoamérique. Initiée en 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. Depuis 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux organisent conjointement ce programme d’expositions, assuré dès sa création par des commissaires d’envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland, Nataša Petrešin-Bachelez et Erin Gleeson). Intitulé « Notre océan, votre horizon », la neuvième édition confiée à Heidi Ballet se propose d’explorer la notion d’identité océanique – un sentiment d’appartenance façonné par une vision du monde tournée vers l’extérieur et axée sur les horizons et au-delà –, en comparaison d’une identité terrestre fondée sur la délimitation d’espaces finis. En réponse à cette proposition, Edgardo Aragón opte pour la cartographie critique, Guan Xiao se penche sur la transformation et le voyage, Patrick Bernier & Olive Martin s’intéressent aux conséquences des traversées maritimes dans l’histoire et Basim Magdy évoque des histoires secrètes de la mer. Chaque exposition est accompagnée d’une publication imaginée comme une « carte blanche » aux artistes. Conçue dans un dialogue étroit avec un studio graphique renouvelé à l’occasion de chaque édition, cette série d’ouvrages s’offre comme un espace de création autonome au sein de la programmation Satellite.
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About the author

L’œuvre de l’artiste mexicain Edgardo Aragón (né à Oaxaca, Mexique, en 1985) s’articule autour de la question du détournement du pouvoir au détriment d’une grande partie de la population. Elle fait souvent référence à des histoires de crime organisé situées dans l’État mexicain d’Oaxaca où l’artiste est né et vit toujours. Baignant dans un calme trompeur, les vidéos montrent de beaux portraits paysagers, mais à mesure qu’elles se déroulent, des détails s’accumulent comme autant de mises en garde renvoyant à de sombres récits de pouvoir, de corruption et d’exclusion sociale. Son approche du paysage rappelle le « fûkeiron » ou la « théorie du paysage » élaborés à la fin des années 1960 par des cinéastes japonais qui considéraient que tous les paysages que l’on rencontre au quotidien, même ceux d’une beauté de carte postale, sont l’expression des structures du pouvoir en place. Dans les œuvres d’Aragón, les pouvoirs figurés à travers ces paysages sont les cartels de la drogue, les partis politiques, les sociétés étrangères et la façon dont leurs activités s’interpénètrent par le biais d’ententes illicites.

Heidi Ballet est une commissaire indépendante et chercheuse belge basée à Berlin. Entre 2008 et 2012, elle a dirigé la galerie Jan Mot à Bruxelles où elle a organisé l’exposition collective « The Encounter » en 2011. Heidi Ballet a également été commissaire assistante de la Biennale de Taipei 2012 « Modern Monsters/Death and Life of Fiction ». Elle a travaillé en tant que commissaire-chercheuse pour l’exposition itinérante « After Year Zero », présentée à la Haus der Kulturen der Welt en 2013 puis au musée d’Art moderne de Varsovie en 2015. Elle a participé au programme « Young Curators Invitational » de la Fondation d’Entreprise Ricard (2014) et au « Berlin Biennial Young Curators Workshop ». Elle prépare actuellement une vaste exposition collective, qui s’ouvrira au CAC Vilnius en septembre 2016.

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Additional Information

Publisher
Art Book Magazine Distribution
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Published on
Sep 7, 2016
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Pages
64
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ISBN
9782915704624
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Language
French
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Genres
Art / Collections, Catalogs, Exhibitions / General
Art / General
Art / History / Contemporary (1945-)
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Guan Xiao
Avec l’œuvre vidéo Weather Forecast [Prévisions météo] Guan Xiao met en lumière les évolutions d’une personne au cours d’un voyage qui s’apparentent aux fluctuations de la météo. L’artiste se demande également quelles sont les conditions nécessaires au changement du voyageur : faut-il être mobile pour évoluer, ou la sédentarité suffit-elle ? Le travail de Guan Xiao est axé sur les sens de la vue et de l’ouïe, vecteurs principaux de notre perception du monde. Cet intérêt pour l’expérience sensorielle se traduit dans la nature même de ses installations, qui s’apparentent à des environnements immersifs. Il régit aussi sa façon d’aborder l’image, avec une prédilection pour ce qu’elle véhicule à travers la couleur, la forme et le rythme. Les images que Guan Xiao juxtapose dans ses œuvres sont recueillies sur Internet et utilisées comme des ready-mades. L’artiste crée des collages qui mêlent le nouveau et l’ancien en traitant sur un même niveau tout ce qui compose le monde : objets, animaux et phénomènes naturels. En résonance avec son installation vidéo Weather Forecast [Prévisions météo], exprimant la multitude d’impressions nouvelles qui assaillent les voyageurs en les transformant – un processus aussi fluctuant que les caprices de la météo –, le livre propose en trois chapitres une série d’associations d’images se donnant comme des explications visuelles de processus perceptifs. Dans un entretien avec Heidi Ballet, Guan Xiao revient sur sa propre appréhension sensorielle. La programmation Satellite Initiée en 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. Depuis 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux organisent conjointement ce programme d’expositions, assuré dès sa création par des commissaires d’envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland, Nataša Petrešin-Bachelez et Erin Gleeson). Intitulé « Notre océan, votre horizon », la neuvième édition confiée à Heidi Ballet se propose d’explorer la notion d’identité océanique – un sentiment d’appartenance façonné par une vision du monde tournée vers l’extérieur et axée sur les horizons et au-delà –, en comparaison d’une identité terrestre fondée sur la délimitation d’espaces finis. En réponse à cette proposition, Edgardo Aragón opte pour la cartographie critique, Guan Xiao se penche sur la transformation et le voyage, Patrick Bernier & Olive Martin s’intéressent aux conséquences des traversées maritimes dans l’histoire et Basim Magdy évoque des histoires secrètes de la mer. Chaque exposition est accompagnée d’une publication imaginée comme une « carte blanche » aux artistes. Conçue dans un dialogue étroit avec un studio graphique renouvelé à l’occasion de chaque édition, cette série d’ouvrages s’offre comme un espace de création autonome au sein de la programmation Satellite.
Jean-Claude Moineau
«Le pire ennemi de l’art, ce n’est, contrairement à ce qu’a pu donner à croire la modernité, ni la vie ni le monde moderne ni la culture mass-médiatique moderne, autrement dit un hypothétique ennemi extérieur, c’est l’art lui-même, et ce pas seulement au sens où l’art aspirerait à sa propre fin.» Jean-Claude Moineau nous livre une idée de l’art (toujours en évolution, en déplacement), sans la définir, sans en donner de clef, en même temps qu’elle semble se confondre avec son écriture même. Ses textes gagnent une dimension de véritable performance, jouant des limites de l’art et de l’institution artistique comme de celles du lecteur (sans pour autant jouer d’un vocabulaire universitaire par trop théoriciste). Cette édition propose de mettre en perspective une série de textes qui s’enchaînent autour d’un questionnement et d’une expérimentation de la notion d’art (de l’art institutionnalisé à l’«art sans art»), s’appuyant sur la relecture des projets modernistes, avant-gardistes et postmodernistes pour venir appréhender les pratiques contemporaines. Ces écrits réunis, apparaît la persévérance d’une réflexion ainsi qu’un stimulant effet de suite, chaque texte semblant défier des impasses. Cultivant un principe de remise en question permanente, une certaine ténacité à s’attaquer à l’art et aux diverses thèses émises à son sujet, cette entreprise pourrait finalement être considérée comme une «réactivation» de l’art, sans qu’elle n’impose pour autant ni ligne à suivre, ni doctrine salutaire."
Guan Xiao
Avec l’œuvre vidéo Weather Forecast [Prévisions météo] Guan Xiao met en lumière les évolutions d’une personne au cours d’un voyage qui s’apparentent aux fluctuations de la météo. L’artiste se demande également quelles sont les conditions nécessaires au changement du voyageur : faut-il être mobile pour évoluer, ou la sédentarité suffit-elle ? Le travail de Guan Xiao est axé sur les sens de la vue et de l’ouïe, vecteurs principaux de notre perception du monde. Cet intérêt pour l’expérience sensorielle se traduit dans la nature même de ses installations, qui s’apparentent à des environnements immersifs. Il régit aussi sa façon d’aborder l’image, avec une prédilection pour ce qu’elle véhicule à travers la couleur, la forme et le rythme. Les images que Guan Xiao juxtapose dans ses œuvres sont recueillies sur Internet et utilisées comme des ready-mades. L’artiste crée des collages qui mêlent le nouveau et l’ancien en traitant sur un même niveau tout ce qui compose le monde : objets, animaux et phénomènes naturels. En résonance avec son installation vidéo Weather Forecast [Prévisions météo], exprimant la multitude d’impressions nouvelles qui assaillent les voyageurs en les transformant – un processus aussi fluctuant que les caprices de la météo –, le livre propose en trois chapitres une série d’associations d’images se donnant comme des explications visuelles de processus perceptifs. Dans un entretien avec Heidi Ballet, Guan Xiao revient sur sa propre appréhension sensorielle. La programmation Satellite Initiée en 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. Depuis 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux organisent conjointement ce programme d’expositions, assuré dès sa création par des commissaires d’envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland, Nataša Petrešin-Bachelez et Erin Gleeson). Intitulé « Notre océan, votre horizon », la neuvième édition confiée à Heidi Ballet se propose d’explorer la notion d’identité océanique – un sentiment d’appartenance façonné par une vision du monde tournée vers l’extérieur et axée sur les horizons et au-delà –, en comparaison d’une identité terrestre fondée sur la délimitation d’espaces finis. En réponse à cette proposition, Edgardo Aragón opte pour la cartographie critique, Guan Xiao se penche sur la transformation et le voyage, Patrick Bernier & Olive Martin s’intéressent aux conséquences des traversées maritimes dans l’histoire et Basim Magdy évoque des histoires secrètes de la mer. Chaque exposition est accompagnée d’une publication imaginée comme une « carte blanche » aux artistes. Conçue dans un dialogue étroit avec un studio graphique renouvelé à l’occasion de chaque édition, cette série d’ouvrages s’offre comme un espace de création autonome au sein de la programmation Satellite.
Heidi Ballet
Dans l’installation vidéo Je suis du bord, Patrick Bernier et Olive Martin proposent au visiteur deux expériences d’immersion. La première est une plongée méditative au sein du mémorial de l’Abolition de l’esclavage à Nantes, lieu de mémoire cher aux artistes, conçu comme la cale d’un navire immobilisé à fleur de Loire. Dans la seconde, le spectateur assiste à la dérive de croisiéristes européens servis par l’équipage international d’un paquebot en Méditerranée. La vie à bord défile au rythme d’une musique grave, annonciatrice d’on ne sait quelle douce et inéluctable destination. Au fil de ces navigations dans les espaces contigus et perméables de la Maison d’Art Bernard Anthonioz, les artistes nous confrontent à de tenaces antagonismes et aux échos contemporains de l’histoire coloniale. Le présent livre retrace la genèse de cette œuvre à travers un entretien des artistes avec Heidi Ballet. En écho au projet de Bernier & Martin, un texte de Kossi Efoui nous fait découvrir un monument nantais méconnu et oublié, la statue d’Henri le Navigateur, installée par la ville en 1986. Initiée en 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. Depuis 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux organisent conjointement ce programme d’expositions, assuré dès sa création par des commissaires d’envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland, Nataša Petrešin-Bachelez et Erin Gleeson). Intitulé « Notre océan, votre horizon », la neuvième édition confiée à Heidi Ballet se propose d’explorer la notion d’identité océanique – un sentiment d’appartenance façonné par une vision du monde tournée vers l’extérieur et axée sur les horizons et au-delà –, en comparaison d’une identité terrestre fondée sur la délimitation d’espaces finis. En réponse à cette proposition, Edgardo Aragón opte pour la cartographie critique, Guan Xiao se penche sur la transformation et le voyage, Patrick Bernier & Olive Martin s’intéressent aux conséquences des traversées maritimes dans l’histoire et Basim Magdy évoque des histoires secrètes de la mer. Chaque exposition est accompagnée d’une publication imaginée comme une « carte blanche » aux artistes. Conçue dans un dialogue étroit avec un studio graphique renouvelé à l’occasion de chaque édition, cette série d’ouvrages s’offre comme un espace de création autonome au sein de la programmation Satellite.
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