La fabuleuse histoire des légumes

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Evelyne Bloch-Dano, agrégée de lettres modernes, journaliste au Magasine littéraire et à Marie-Claire, est l’auteur, chez Grasset, de Madame Zola (1998, Grand Prix des lectrices de Elle, 30 000 exemplaires vendus), de Madame Proust (2004, Prix Renaudot essai, 30.000 exemplaires vendus), de Flora Tristan (2001, Prix François Billetdoux de la SCAM) et de La Biographe (2007). Le Livre: « Evelyne Bloch-Dano est donc biographe. Pour ses biographies explicites, bien sûr, ou bien encore quand elle s’essaie au « roman » dans lequel, une fois de plus, elle se fait biographe de son père, de sa mère, d’elle-même évidemment, mais tout autant de Romy Schneider en double, en ombre, en simulacres (au sens épicurien) de ses parents. Comment dès lors échapper à son destin de biographe ? Autrement dit : comment éviter de rencontrer sa vie en s’occupant de celle des autres ? La feuille de route ? Montrer, comme sait le faire une biographe, comment on devient ce que l’on est – quand on est un petit pois, un haricot, un topinambour... Autrement dit : montrer que le légume dispose d’une aura symbolique plus large que sa pure et simple valeur calorique ou marchande. Ou bien : qu’il n’y a pas que le génétique (de Mandel) dans la vie, mais aussi la poétique (bachelardienne)... Raconter l’odyssée, le destin d’un légume, à chaque fois unique mais toujours différent, une variation sur le Même (La tomate en général dans le ciel des idées platoniciennes...) et l’Autre (Ces tomates en particulier cuisinées ce jour-là)... Raconter cette aventure c’est entrer dans l’Histoire Universelle en empruntant la porte du potager. Ce qui signifie qu’on salue d’abord le jardinier, et qu’on rencontre ensuite Hegel dans les planches de petit pois... Car le légume le plus modeste ramasse en lui l’aventure du monde. Quand on mange un légume, c’est donc l’histoire du monde qu’on (s’)incorpore. A charge pour la biographe de nous dire quand, comment, de quelle manière. D’où le recours d’Evelyne Bloch-Dano à une multiplicité de disciplines : littérature, histoire des beaux-arts, de la musique, poésie, cinéma, histoire, préhistoire, géographie, géologie, géomorphologie, climatologie, génétique, horticulture, théorie du jardin. » Michel Onfray
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About the author

Evelyne Bloch-Dano est l'auteur chez Grasset, des premières biographies de Madame Zola (1998, Grand Prix des lectrices de Elle) et de Madame Proust (2004, Prix Renaudot essai), de Flora Tristan (2001, Pris François Billetdoux de la SCAM) ou Le Dernier Amour de George Sand (2010), d'un récit, La Biographe (2007), et d'un essai, La Fabuleuse Histoire des légumes (2008, Prix Eugénie Brazier).

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Additional Information

Publisher
Grasset
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Published on
May 21, 2008
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Pages
192
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ISBN
9782246732198
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Language
French
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Genres
Literary Collections / General
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A la question : « Quel serait votre plus grand malheur ? », Marcel Proust avait répondu : « Etre séparé de maman. »... Jeanne Weil, née en 1849 à Paris, appartient à cette bourgeoisie juive éclairée dont les ancêtres sont venus d'Alsace et d'Allemagne au XVIIIème siècle. Son mariage avec Adrien Proust, fils d'épicier catholique beauceron, sans fortune mais promis à une brillante carrière médicale, témoigne avant tout de son désir d'intégration : si elle-même ne se convertit pas, ses enfants deviendront les descendants catholiques d'une famille terrienne d'Illiers. Du côté Proust, on voit bien le parti avantageux que représente la jeune femme, éduquée et fortunée... mais on approuve du bout des lèvres. Marcel sera donc baptisé, comme près de deux ans plus tard, son frère Robert. Autant le premier est, dès sa naissance, fragile et nerveux, autant le cadet est robuste et indépendant. Entre ses trois hommes, Jeanne Proust s'efforcera toute sa vie à l'égalité. Pourtant, elle a beau faire, il y a en elle un fond d'inquiétude permanent pour l'aîné, que Marcel, lui-même toujours inquiet quant à l'amour qu'elle lui porte, ne cessera d'attiser, comme si ses crises d'asthmes n'y suffisaient pas... Jusqu'à la mort de Jeanne en 1905 (il alors a 34 ans !), il est ainsi anxieusement couvé, comme un éternel petit garçon, par celle qu'en légitime retour, il appellera toute sa vie « maman » : « J'avais toujours quatre ans pour elle », écrira-t-il. Tous deux se quitteront peu, vivant sous le même toit, partant ensemble en cure quand la santé de l'un ou l'autre l'exige, et entretenant une correspondance suivie des plus détaillées les rares fois où ils s'éloignent... Madame Proust raconte aussi le rôle essentiel de Jeanne dans la formation de l'écrivain : celle qui, des heures durant, lui faisait la lecture lorsqu'il était enfant - le père ne lit pas -, est devenue sa première lectrice, mais aussi sa collaboratrice. A sa demande, elle traduit mot à mot des centaines de pages de Ruskin qu'il remet ensuite en forme, elle l'encourage sans cesse au travail, et lutte pour faire acquérir au jeune homme souffrant, dissipé et mondain, la discipline nécessaire à tout grand créateur...
« J'ai eu envie de revoir La Passante du sans-souci. L'intrigue, les noms de personnages, les visages s'effacèrent, mais certaines images de ce film un peu convenu se gravèrent dans ma mémoire, éveillant un sentiment confus et pénible. Et puis un jour, j'ai compris : ces visions me hantaient parce qu'elles prenaient leur source en moi. Des pans entiers d'une histoire oubliée, que j'avais VOULU oublier avant même de la connaître. Celle de ma mère, juive allemande, et de toute sa famille. La passante que Romy Schneider avait incarnée surgissait d'un monde enfoui, mais étrangement familier. Ma mère Romy. Dos à dos, tendues dans le même effort pour surmonter le passé. Rien ne justifie ce rapprochement, tout le légitime. A la question que Romy Schneider s'est posée toute sa vie : « Comment peut-on être allemande ? » répond l'écho : « Comment peut-on être juive allemande ? » Et si chacune d'elle possédait un fragment de la vérité de l'autre ? Elles sont les deux faces d'une même mémoire, la mienne, celle de la biographe que je suis. » E.B.-D. S emparant de l'histoire de Rosemarie Albach, alias Romy Schneider, Evelyne Bloch-Dano tente d y lire l'histoire en miroir de sa propre famille : « la biographe » passe de l'une à l'autre, tressant, pour les entrelacer et les éclairer, ces vies à priori si différentes, l'une, exemplaire parce que célèbre, l'autre, anonyme et pour cela universelle. Au-delà de la figure irradiante de Romy Schneider dont il fait le portrait, ce livre est aussi une histoire d'amour et de haine de la mère-patrie, l'Allemagne, et plus simplement : le livre des mères, comme on sait sujet de prédilection de l'auteur celle, entre autres, de Romy, Magda la Bavaroise, elle-même actrice populaire de l'époque, dont Hitler fut un fervent admirateur et peut-être l'amant, Magda, terrible Pygmalion pour sa fille, et qui fut, finalement, effacée dans les mémoires par sa créature?
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