Le dernier amour de George Sand

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Décembre 1849. George Sand, auteur prolifique de romans à succès, admirée par Balzac et Dostoïevski, scandaleuse menant une vie de bohème sous un pseudonyme masculin, muse du romantisme, femme engagée, est en France une célébrité au faîte de sa gloire. Pour Noël, cette année-là, son fils Maurice invite à Nohant un jeune homme de ses amis, un graveur inconnu : Alexandre Manceau. George Sand a quarante-cinq ans, Alexandre trente-deux. Ils ne se quitteront plus. On connaît la liaison tumultueuse de Sand avec Musset, son amour de neuf ans avec Chopin. Mais qui se souvient des années qu’elle a passées aux côtés du tendre Manceau, son dernier compagnon ? De la maison de Nohant à l’agitation parisienne, de la brouille avec sa fille Solange au mariage de son cher fils Maurice, de l’amitié avec les plus grands artistes de son temps à la mort de sa petite-fille Nini, du coup d’Etat de Napoléon III aux combats de George pour l’amnistie des prisonniers politiques, des spectacles joués dans l’intimité aux pièces créées à l’Odéon, ce sont ici des jours et des nuits de travail, de bonheur, de tristesse aussi. Dans cette biographie foisonnante, Evelyne Bloch-Dano fait revivre avec éclat quinze ans de la vie passionnée de George Sand.
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About the author

Evelyne Bloch-Dano est l'auteur chez Grasset, des premières biographies de Madame Zola (1998, Grand Prix des lectrices de Elle) et de Madame Proust (2004, Prix Renaudot essai), de Flora Tristan (2001, Pris François Billetdoux de la SCAM) ou Le Dernier Amour de George Sand (2010), d'un récit, La Biographe (2007), et d'un essai, La Fabuleuse Histoire des légumes (2008, Prix Eugénie Brazier).

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Additional Information

Publisher
Grasset
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Published on
Sep 15, 2010
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Pages
320
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ISBN
9782246783732
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Features
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Language
French
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Genres
Literary Collections / General
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Content Protection
This content is DRM protected.
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A la question : « Quel serait votre plus grand malheur ? », Marcel Proust avait répondu : « Etre séparé de maman. »... Jeanne Weil, née en 1849 à Paris, appartient à cette bourgeoisie juive éclairée dont les ancêtres sont venus d'Alsace et d'Allemagne au XVIIIème siècle. Son mariage avec Adrien Proust, fils d'épicier catholique beauceron, sans fortune mais promis à une brillante carrière médicale, témoigne avant tout de son désir d'intégration : si elle-même ne se convertit pas, ses enfants deviendront les descendants catholiques d'une famille terrienne d'Illiers. Du côté Proust, on voit bien le parti avantageux que représente la jeune femme, éduquée et fortunée... mais on approuve du bout des lèvres. Marcel sera donc baptisé, comme près de deux ans plus tard, son frère Robert. Autant le premier est, dès sa naissance, fragile et nerveux, autant le cadet est robuste et indépendant. Entre ses trois hommes, Jeanne Proust s'efforcera toute sa vie à l'égalité. Pourtant, elle a beau faire, il y a en elle un fond d'inquiétude permanent pour l'aîné, que Marcel, lui-même toujours inquiet quant à l'amour qu'elle lui porte, ne cessera d'attiser, comme si ses crises d'asthmes n'y suffisaient pas... Jusqu'à la mort de Jeanne en 1905 (il alors a 34 ans !), il est ainsi anxieusement couvé, comme un éternel petit garçon, par celle qu'en légitime retour, il appellera toute sa vie « maman » : « J'avais toujours quatre ans pour elle », écrira-t-il. Tous deux se quitteront peu, vivant sous le même toit, partant ensemble en cure quand la santé de l'un ou l'autre l'exige, et entretenant une correspondance suivie des plus détaillées les rares fois où ils s'éloignent... Madame Proust raconte aussi le rôle essentiel de Jeanne dans la formation de l'écrivain : celle qui, des heures durant, lui faisait la lecture lorsqu'il était enfant - le père ne lit pas -, est devenue sa première lectrice, mais aussi sa collaboratrice. A sa demande, elle traduit mot à mot des centaines de pages de Ruskin qu'il remet ensuite en forme, elle l'encourage sans cesse au travail, et lutte pour faire acquérir au jeune homme souffrant, dissipé et mondain, la discipline nécessaire à tout grand créateur...
Evelyne Bloch-Dano, agrégée de lettres modernes, journaliste au Magasine littéraire et à Marie-Claire, est l’auteur, chez Grasset, de Madame Zola (1998, Grand Prix des lectrices de Elle, 30 000 exemplaires vendus), de Madame Proust (2004, Prix Renaudot essai, 30.000 exemplaires vendus), de Flora Tristan (2001, Prix François Billetdoux de la SCAM) et de La Biographe (2007). Le Livre: « Evelyne Bloch-Dano est donc biographe. Pour ses biographies explicites, bien sûr, ou bien encore quand elle s’essaie au « roman » dans lequel, une fois de plus, elle se fait biographe de son père, de sa mère, d’elle-même évidemment, mais tout autant de Romy Schneider en double, en ombre, en simulacres (au sens épicurien) de ses parents. Comment dès lors échapper à son destin de biographe ? Autrement dit : comment éviter de rencontrer sa vie en s’occupant de celle des autres ? La feuille de route ? Montrer, comme sait le faire une biographe, comment on devient ce que l’on est – quand on est un petit pois, un haricot, un topinambour... Autrement dit : montrer que le légume dispose d’une aura symbolique plus large que sa pure et simple valeur calorique ou marchande. Ou bien : qu’il n’y a pas que le génétique (de Mandel) dans la vie, mais aussi la poétique (bachelardienne)... Raconter l’odyssée, le destin d’un légume, à chaque fois unique mais toujours différent, une variation sur le Même (La tomate en général dans le ciel des idées platoniciennes...) et l’Autre (Ces tomates en particulier cuisinées ce jour-là)... Raconter cette aventure c’est entrer dans l’Histoire Universelle en empruntant la porte du potager. Ce qui signifie qu’on salue d’abord le jardinier, et qu’on rencontre ensuite Hegel dans les planches de petit pois... Car le légume le plus modeste ramasse en lui l’aventure du monde. Quand on mange un légume, c’est donc l’histoire du monde qu’on (s’)incorpore. A charge pour la biographe de nous dire quand, comment, de quelle manière. D’où le recours d’Evelyne Bloch-Dano à une multiplicité de disciplines : littérature, histoire des beaux-arts, de la musique, poésie, cinéma, histoire, préhistoire, géographie, géologie, géomorphologie, climatologie, génétique, horticulture, théorie du jardin. » Michel Onfray
George Sand is one the most celebrated writers and controversial personalities of nineteenth-century France; she is as famous for her bohemian lifestyle as for her written work. The Last Love of George Sand portrays the writer, political activist, and cultural figure as she starts a new chapter in her ever-surprising life: the mature years with her last lover, the young and talented engraver Alexandre Manceau.

A turning point came for George Sand in 1849. After her political involvement in the revolution of 1848, Sand retreated to her country property, Nohant, with her son Maurice and started writing new plays. One day, Maurice introduced her to Alexandre Manceau, a young and shy artist thirteen years her junior. At forty-five, she was at the pinnacle of her career. She had a long history of tumultuous love affairs with famous artists such as Musset, Chopin, and Mérimée, but she had never experienced a peaceful and balanced relationship. With Manceau, Sand discovered that she could be loved, and fall in love herself, without drama. Their relationship would last fifteen years, and prove to be the most prolific period of Sand's life, with fifty books published including the novels Elle et lui, inspired by her relationship with Musset, and Le dernier amour, written just ten days after Manceau died of tuberculosis.

Although much has been written about George Sand, most of the previous biographies are focused on her more turbulent times. In The Last Love of George Sand, Evelyne Bloch-Dano looks back on Sand's life from the vantage point of her years with Manceau.
George Sand is one the most celebrated writers and controversial personalities of nineteenth-century France; she is as famous for her bohemian lifestyle as for her written work. The Last Love of George Sand portrays the writer, political activist, and cultural figure as she starts a new chapter in her ever-surprising life: the mature years with her last lover, the young and talented engraver Alexandre Manceau.

A turning point came for George Sand in 1849. After her political involvement in the revolution of 1848, Sand retreated to her country property, Nohant, with her son Maurice and started writing new plays. One day, Maurice introduced her to Alexandre Manceau, a young and shy artist thirteen years her junior. At forty-five, she was at the pinnacle of her career. She had a long history of tumultuous love affairs with famous artists such as Musset, Chopin, and Mérimée, but she had never experienced a peaceful and balanced relationship. With Manceau, Sand discovered that she could be loved, and fall in love herself, without drama. Their relationship would last fifteen years, and prove to be the most prolific period of Sand's life, with fifty books published including the novels Elle et lui, inspired by her relationship with Musset, and Le dernier amour, written just ten days after Manceau died of tuberculosis.

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Skyhorse Publishing, along with our Arcade, Good Books, Sports Publishing, and Yucca imprints, is proud to publish a broad range of biographies, autobiographies, and memoirs. Our list includes biographies on well-known historical figures like Benjamin Franklin, Nelson Mandela, and Alexander Graham Bell, as well as villains from history, such as Heinrich Himmler, John Wayne Gacy, and O. J. Simpson. We have also published survivor stories of World War II, memoirs about overcoming adversity, first-hand tales of adventure, and much more. While not every title we publish becomes a New York Times bestseller or a national bestseller, we are committed to books on subjects that are sometimes overlooked and to authors whose work might not otherwise find a home.
Etrange destin que celui de Flora Tristan (1803-1844) : celle qui restera dans l'histoire comme la Femme-Messie des Saint-Simoniens, la compagne de lutte des ouvriers, socialiste avant l'heure, est née de l'union d'un aristocrate péruvien et d'une bourgeoise parisienne. Celle qui, avant de mourir d'épuisement à 41 ans, parcourant les routes de France pour y prêcher la cause des travailleurs, fut aussi une beauté voluptueuse, arrachant ce jugement à un contemporain : « C'est la Circé antique, moins la baguette ». Violente, indépendante, capable de tous les excès et de toutes les contradictions, en ce siècle des messies d'un jour que fut le XIXo siècle, Flora Tristan se construit à travers ses métamorphoses: Elle fut tour à tour aventurière au Pérou, où une partie de sa famille vivait dans l'opulence, mère de famille en rupture, échappant de peu à un coup de pistolet du mari furieux, femme de lettres dansant dans les bals à la mode, amie de Marie Dorval, s'attirant la jalousie d'une George Sand, puis sous l'influence des utopies fouriéristes, prophète de l'Union ouvrière, à sa manière presque mystique, indomptable, suicidaire. Alors, où est la vérité du personnage ? « Paria-Archiduchesse » selon le mot de l'époque, ou « Bas-bleu » socialiste s'écriant « Que c'est beau d'être bon », d'après son petit-fils qui n'est autre que... Paul Gauguin ! Du Pérou libéré par Simon Bolivar au Paris du petit peuple, de Londres où Flora Tristan se déguisa en homme pour pénétrer la Chambre des Lords à la France bourgeoise de Guizot, des archives du Romantisme aux cercles enfumés des utopies messianistes, des faux prophètes aux vrais ouvriers, Evelyne Bloch-Dano enquête. Flora Tristan, auréolée depuis d'une gloire féministe, n'est ici ni sainte ni martyre. Juste une femme complexe, étonnante de modernité, qui décide d'aimer comme elle le veut.
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