Jean-Jacques

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« L’intelligence et la gloire ont toujours attiré des disciples enthousiastes et prêts à tout... Rousseau eut ainsi, en son temps, de grands ennemis et de vrais admirateurs. Parmi eux, peut-être, les pires qui furent jamais : les frères Chapelet. J’ai croisé ces deux héros dans mes rêves. Je les ai trouvés très bêtes et très attachants. Ces deux fils de paysans se sont enrichis. Ils sont devenus bourgeois, ils ont lu des livres, ils sont tombés amoureux de Rousseau. Ayant lu le Contrat Social et La Nouvelle Héloïse, ils ne rêvent que d’inviter Rousseau dans leur propriété de Précy-sur-Oise. C’est là que je les prends, au saut du rêve. Jean et Jacques consacrent toutes leurs forces à leur grand homme : ils étudient ses livres, ils travaillent ses opéras, ils s’échinent à établir un jardin tel que Rousseau l’a pensé, que “l’âme puisse s’y livrer tout entière à la douceur d’un sentiment profond.” Malheureusement, les choses ne sont pas si simples : leur jardin est inculte, les œuvres de Jean-Jacques parfois bien difficiles à comprendre et, pour couronner le tout, un certain marquis de Girardin les devance en recevant Rousseau chez lui, à Ermenonville. Mais la passion emporte tout, dans sa beauté et sa folie. Rousseau n’est pas venu à eux ? Le temps de rassembler quelques affaires, de fermer la maison et, en route pour Ermenonville ! Ainsi débute la rocambolesque aventure de ces deux frères idolâtres et si proches de nous... » .
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About the author

Né en 1966, Frédéric Richaud est l'auteur, chez Grasset, de plusieurs romans et récits : Monsieur le jardinier (1999), La Passe au diable (2002), La Ménagerie de Versailles (2006), Jean-Jacques (2008).
En 1995, il a préfacé les deux romans de Luc Dietrich, Le Bonheur des tristes et L’Apprentissage de la ville (éditions le Temps qu’il fait).

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Additional Information

Publisher
Grasset
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Published on
Apr 9, 2008
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Pages
112
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ISBN
9782246732891
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Features
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Language
French
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Genres
Fiction / General
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Content Protection
This content is DRM protected.
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Frédéric Richaud
Frédéric Richaud est l'auteur de Monsieur le Jardinier (Grasset, 1999) et d'un livre-album sur Boris Vian (éditions du Chêne). L'action se déroule au sortir de la première guerre mondiale, dans un petit village des Hautes-Alpes. Dans cet univers borné de montagnes, coupé du reste du monde, la vie s'écoule rythmée par les saisons et les affaires du village. Tout le monde se connait à Saint-André, s'aime, se jalouse ou se déteste. Une famille, surtout, aiguise l'attention de tous : les Bénévent. Ils vivent à l'écart, dans une grosse ferme sur les hauteurs du village. On sait peu de choses à leur propos. Tout au plus connaît-on leurs prénoms : Michel, qui a épousé Lucie, la femme de son frère Antoine mort au champ d'honneur ; Marie, la fille d'Antoine et de Lucie ; et Alice, la grand mère. Si le village les connaît peu, eux-mêmes s'ignorent, se croisent, se bousculent, mais ne se rencontrent jamais. Un jour, Michel, paysan malin et taiseux, revient de Gap avec un journalier qu'il a embauché pour les moissons : Bastien. L'homme a passé des années à courir la campagne et les villes ; il est même allé à Paris. Pour Marie, cette rencontre est bouleversante : elle voit vivre, dans les yeux et les mots de cet homme, les rêves qu'elle a longtemps entretenus... Devant elle, la vie, la liberté. Bastien, lui, se prend à rêver d'une vie stable auprès de cette jeune fille. Les deux jeunes gens discutent de plus en plus souvent, évoquent leur vie passée, se rapprochent. Enfin, un jour, Marie se donne à Bastien dans une maison abandonnée à l'écart du village. Malheureusement, Michel surprend leur idylle, qui vient contrecarrer ses projets... Plutôt que de chasser Bastien, il échaffaude un plan pour les séparer tout à fait... Dans une langue limpide, bouleversante, Frédéric Richaud nous fait vivre une tragédie simple et solaire.
Frédéric Richaud
"Comme j'entrais, une averse éclaboussa la cour où les arbres perdaient leurs feuilles et chassa tout le monde sous un étroit préau : "Le nouveau ! le nouveau !". On sautillait, on se bousculait autour de moi, on me tiraillait de questions. Une question qui revenait sans cesse m'embarrassait : "Et toi, qu'est-ce que tu as ?" Je n'avais rien, j'en étais confus. Une cloche sonna et, comme j'étais le dernier à rejoindre les rangs, la cour devint immense." C'est ainsi que Luc Dietrich évoque son enfance malheureuseu dans Le bonheur des tristes, son grand roman paru en 1935, salué par Max Jacob, Paul Eluard, Jean Giono.

Né en 1913, Dietrich passe sa jeunesse dans des foyers, loin de ses parents rongés par la drogue. Orphelin très tôt, solitaire, il se réfugie dans la poésie. Il est tour à tour garçon de ferme, coursier, commis et, dans le Paris interlope dans années 1930, il fréquente la pègre, mais aussi l'aristocratie et les milieux littéraires. Il se fait entretenir par des femmes, multiplie les conquêtes, cherche l'amour.

Jusqu'au jour où apparaît Lanza del Vasto, le futur fondateur de l'Arche. Cette rencontre le révèle à lui-même : il sera écrivain. S'ensuivent dix année's d'une amitié flanboyante durant lesquelles Dietrich voyage, photographie, souffre, et, toujours revient à l'écriture. Il meurt à 31 ans sous les bombardements américains, en 1944.

A l'aide d'archives exceptionnelles, Frédéric Richaud, arrière-petit-cousin de Luc Dietriech, dresse le portrait magnifique d'un écrivain injustement méconnu.

Frédéric Richaud enquête sur Luc Dietrich depuis près de vingt ans. En 1995, il a préfacé et annoté ses deux romans, parus aux éditions Le Temps qu'il fait, et, en 1998, aux mêmes éditions, un Cahier Luc Dietrich. Il est par ailleurs romancier.

Delphine de Vigan
Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde.
A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence.
No, privée d’amour, rebelle, sauvage.
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.
Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

Roman d’apprentissage, No et moi est un rêve d’adolescence soumis à l’épreuve du réel. Un regard d’enfant précoce, naïf et lucide, posé sur la misère du monde. Un regard de petite fille grandie trop vite, sombre et fantaisiste.Un regard sur ce qui nous porte et ce qui nous manque, à jamais.

Frédéric Richaud
La Ménagerie de Versailles est un roman d'aventure. Louis XIV vient de se faire construire une ménagerie, dans les dépendances de son palais. Je raconte l'histoire d'un homme, le marquis de Dunan, qui, pour plaire à ce Roi, décide de partir en Afrique lui chercher des bêtes sauvages? Je rêvais depuis longtemps d'entraîner le lecteur sur le pont d'un navire du XVIIème siècle, de lui faire entendre le claquement des voiles, admirer la beauté de ce désert liquide où l'eau et le ciel se confondent parfois avant de lui faire poser le pied sur une terre où les arbres se couchent dans la mer. Je suis donc parti, crayon en main et carnet dans la poche. Le voyage a duré trois ans. Et quel voyage ! Les cales puaient le moisi, les biscuits étaient rances, l'eau croupie. Entre les grains et la bonne marche du navire, je n'ai pas souvent trouvé le temps d'admirer le paysage, je vous assure. Et puis le marquis était insupportable. Quand il ne se lançait pas dans ses théories sur la politique, les femmes ou les Noirs, il ne faisait que parler de Versailles et de la gloire qui l'attendait? Les lecteurs qui s'embarqueront dans cette folle aventure auront, eux aussi, fort à faire. En plus de supporter l'humeur du marquis, ils devront se prémunir contre les fièvres et la dysenterie, côtoyer des marins ou des hommes de cours peu fréquentables, se méfier des griffes des fauves affamés... Qu'ils tiennent bon : le spécimen que le marquis rapportera de son périple risque bien d être le plus extravagant, le plus extraordinaire, le plus improbable des animaux qu'ils auront jamais vu?
Frédéric Richaud
La Ménagerie de Versailles est un roman d'aventure. Louis XIV vient de se faire construire une ménagerie, dans les dépendances de son palais. Je raconte l'histoire d'un homme, le marquis de Dunan, qui, pour plaire à ce Roi, décide de partir en Afrique lui chercher des bêtes sauvages? Je rêvais depuis longtemps d'entraîner le lecteur sur le pont d'un navire du XVIIème siècle, de lui faire entendre le claquement des voiles, admirer la beauté de ce désert liquide où l'eau et le ciel se confondent parfois avant de lui faire poser le pied sur une terre où les arbres se couchent dans la mer. Je suis donc parti, crayon en main et carnet dans la poche. Le voyage a duré trois ans. Et quel voyage ! Les cales puaient le moisi, les biscuits étaient rances, l'eau croupie. Entre les grains et la bonne marche du navire, je n'ai pas souvent trouvé le temps d'admirer le paysage, je vous assure. Et puis le marquis était insupportable. Quand il ne se lançait pas dans ses théories sur la politique, les femmes ou les Noirs, il ne faisait que parler de Versailles et de la gloire qui l'attendait? Les lecteurs qui s'embarqueront dans cette folle aventure auront, eux aussi, fort à faire. En plus de supporter l'humeur du marquis, ils devront se prémunir contre les fièvres et la dysenterie, côtoyer des marins ou des hommes de cours peu fréquentables, se méfier des griffes des fauves affamés... Qu'ils tiennent bon : le spécimen que le marquis rapportera de son périple risque bien d être le plus extravagant, le plus extraordinaire, le plus improbable des animaux qu'ils auront jamais vu?
Frédéric Richaud
Frédéric Richaud est l'auteur de Monsieur le Jardinier (Grasset, 1999) et d'un livre-album sur Boris Vian (éditions du Chêne). L'action se déroule au sortir de la première guerre mondiale, dans un petit village des Hautes-Alpes. Dans cet univers borné de montagnes, coupé du reste du monde, la vie s'écoule rythmée par les saisons et les affaires du village. Tout le monde se connait à Saint-André, s'aime, se jalouse ou se déteste. Une famille, surtout, aiguise l'attention de tous : les Bénévent. Ils vivent à l'écart, dans une grosse ferme sur les hauteurs du village. On sait peu de choses à leur propos. Tout au plus connaît-on leurs prénoms : Michel, qui a épousé Lucie, la femme de son frère Antoine mort au champ d'honneur ; Marie, la fille d'Antoine et de Lucie ; et Alice, la grand mère. Si le village les connaît peu, eux-mêmes s'ignorent, se croisent, se bousculent, mais ne se rencontrent jamais. Un jour, Michel, paysan malin et taiseux, revient de Gap avec un journalier qu'il a embauché pour les moissons : Bastien. L'homme a passé des années à courir la campagne et les villes ; il est même allé à Paris. Pour Marie, cette rencontre est bouleversante : elle voit vivre, dans les yeux et les mots de cet homme, les rêves qu'elle a longtemps entretenus... Devant elle, la vie, la liberté. Bastien, lui, se prend à rêver d'une vie stable auprès de cette jeune fille. Les deux jeunes gens discutent de plus en plus souvent, évoquent leur vie passée, se rapprochent. Enfin, un jour, Marie se donne à Bastien dans une maison abandonnée à l'écart du village. Malheureusement, Michel surprend leur idylle, qui vient contrecarrer ses projets... Plutôt que de chasser Bastien, il échaffaude un plan pour les séparer tout à fait... Dans une langue limpide, bouleversante, Frédéric Richaud nous fait vivre une tragédie simple et solaire.
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