Bastida: Un roman déstabilisant

Editions Luce Wilquin
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Une mystérieuse apparition...

A la Bastide de Molières, en Périgord Pourpre, le vieux vannier découvre un matin une jeune femme de blanc vêtue gisant dans l’allée du château. Pressent-il alors que cela va bousculer l’agencement coutumier de sa vie et des gens qui la partagent ? Et ces gens, comprendront-ils jamais pourquoi celle qui est tombée là, comme un ange désailé, va agiter de ses propres délires la mémoire de pierre de la Bastida jusqu’à ce que s’en libère enfin l’âme violentée de la Dame Blanche, la reine et l’oiseau, dont elle se croit parasitée ?

Un roman qui bouscule les perceptions et s'imprègne des légendes périgourdines.

EXTRAIT

On a bau être né de sa terre, sa terre rouge et grasse ; se savoir issu de sa souche et revendiquer sa parenté jusqu’à la plus lointaine génération, ce pays de combes moussues, ondulant jusqu’aux premiers chuchotements de la forêt de Bessède, ne cesse jamais d’émerveiller celui qui gravit à pas lents, chaque matin, le petit tronçon de route qui remonte du cimetière de Saint-Jean et s’arrête, le dos légèrement fléchi, pour étancher son regard au ravissement de l’indicible émergence des choses dans la brumeuse clarté d’un jour gorgé d’automne. Le silence, à cette heure encore indécise entre deux métamorphoses du paysage, se perçoit aux clapotements de l’air qu’un petit rapace nocturne remue d’une aile lasse en amorçant sa descente vers le toit pointu du pigeonnier de la propriété voisine. La maison restera fermée jusqu’à l’été prochain, lorsque les vacances ramèneront les occupants saisonniers d’un patrimoine familial désertifié, confié aux soins experts d’une société de propreté locale.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Houdart est née en 1948 à Boussu, dans le Borinage. Traductrice de formation, elle a enseigné l'allemand à la Haute École Provinciale Mons-Borinage-Centre. Elle est l'auteure de recueils de poésie et d'une quinzaine de romans, et anime des rencontres littéraires.
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Additional Information

Publisher
Editions Luce Wilquin
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Published on
Mar 10, 2017
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Pages
388
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ISBN
9782875543387
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Language
French
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Genres
Fiction / Fairy Tales, Folk Tales, Legends & Mythology
Fiction / General
Fiction / Literary
Fiction / Magical Realism
Fiction / Psychological
Fiction / Small Town & Rural
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Françoise Houdart
La vie sous l'Occupation

Février 1917. Juliette avait regardé le jeune soldat allemand qui se présentait à elle, muni d’un ordre de réquisition de logement sous son toit, avec un étrange sentiment fait de peur et de pitié. « Je m’appelle Ernst K. », c’étaient les seuls mots qu’avait pu réunir ce gamin de dix-neuf ans à peine, dans un mauvais français fortement teinté de cet accent exécré qui donnait la nausée. Il était entré dans la maison avec sa panoplie de combattant en sursis : désormais l’ennemi avait un nom. Il partagerait la sphère intime de la famille. Il dormirait dans la chambre contiguë ; si proche que la vie se règlerait au seul métronome de ses pas dans l’escalier et sur le plancher de la chambre.

Un roman historique passionnant qui plonge le lecteur au cœur de la Première Guerre mondiale !

EXTRAIT

Tous le ressentaient ; cela venait de la terre même, la terre gelée ; cela se propageait sous la surface, comme un serpent d’eau ; cela grimpait le long des jambes, agitait les tourbes des ventres et plantait ses griffes dans la chair. Quelque chose approchait. On l’entendait descendre de son repaire, ce maudit pays d’outre-Rhin dont on savait la barbarie, colossal mille-pattes frappant le sol de ses milliers de bottes. Le piétinement sourd retentissait à l’infini dans les poitrines serrées sous des châles de laine noués dans le dos, et la mémoire du terrible, toute recroquevillée dans les cœurs, se mit à suppurer. Les revoilà !... murmurait-on dans la foule massée le long des trottoirs de la rue François Dorzée, depuis la ferme du haut du tournant. Les barbares... Les Huns... Les revoilà !

À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Houdart tient de son grand-père maternel sa fidélité au Borinage de sa naissance (1948), et de son grand-père paternel l’irrépressible besoin de s’en évader. C’est sans doute de là qu’est né l’impérieux besoin d’écrire qui la lie quatre heures par jour à sa table d’écriture. Traductrice de formation, elle a enseigné l’allemand jusqu’au jour où elle a décidé de vivre, sinon de sa plume, du moins avec et par elle. Elle rencontre régulièrement ses lecteurs dans le cadre d’activités pédagogiques ou culturelles, collabore à diverses revues et écrit des nouvelles pour la radio.
Françoise Houdart
À la poursuite d'une histoire d'amour

Une chambre. Des livres empilés sur le sol entre le lit, le fauteuil, la commode. Elle est assise à un petit bureau. Elle écrit Je pense à vous. Elle écrit ce message-là, cette phrase-là, chaque soir, à la même heure, sur une feuille vierge qu’elle chiffonne aussitôt après et qu’elle jette dans la corbeille à papier. On comprend qu’elle s’apprête, qu’elle se coiffe et se maquille avec soin pour ce rendez-vous du soir. Elle parle de son rituel d’écriture ; elle édifie autour d’elle l’attente cérémoniale de celui qu’elle vouvoie, l’amant encore imaginé, le personnage d’une histoire d’amour qu’elle voudrait vivre. Vivre ou écrire.
Nous ne connaîtrons jamais le prénom de cette femme, pas plus que ne nous sera dévoilé le portrait de l’homme qu’elle imagine, qu’elle traque, qu’elle poursuit jusqu’à Florence.
La danse de l’abeille est le quatorzième roman de Françoise Houdart, toujours fidèle au même éditeur.

Découvrez sans attendre ce roman envoûtant, dans lequel s'entremêlent réalité et fantasmes.

EXTRAIT

J’évoque un rituel dont vous ne savez rien, dont vous ne saurez jamais rien ; une commémoration qui vous restera à jamais inconnue. Je lui réserve un coin de ma table d’écriture. Rien d’autre n’y est toléré qu’un bloc de feuilles vierges et un porte-plume réservoir à pompe, rarissime relique de ma communion solennelle que les grandes tempêtes de ma vie n’ont jamais réussi à arracher de ma main. La feuille que je détache du bloc, je la lisse sur ma table, je la polis. Elle est le non-lieu de notre rendez-vous. Mes yeux en fouillent l’espace infiniment vaste et profond, un abîme de blancheur où se perdront mes mots. Je pose ma plume sur le papier. Si vous pouviez entendre comme mon cœur bat !

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Cette écriture [...] laisse l’impression d’être au plus proche des ressentis et pour cette raison difficile à transmettre. Elle vaut incontestablement la peine d’être découverte. - Amandine, blog Mina a lu

Un roman court, élégant, vibrant. - Éric Brucher, Antipodes

À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Houdart est née en 1948 à Boussu, dans le Borinage. Traductrice de formation, elle a enseigné l'allemand à la Haute École Provinciale Mons-Borinage-Centre. Elle est l'auteure de recueils de poésie et d'une quinzaine de romans, et anime des rencontres littéraires.
Françoise Houdart
Une enfant tourmentée

Parce que la Petite entretient, sous la table de la cuisine, d’extravagantes conversations avec les êtres singuliers qui peuplent sa tête ; parce que des courants alternés de rires et de larmes lui soufflent sans répit d’irrépressibles (dé)raisons de faire des bêtises ; parce que ses parents rentrent tard de leur travail et qu’elle dort chez Grand-mère presque chaque nuit ; parce qu’il arrive qu’elle se relève pour nourrir le vieux pigeon borgne qui loge sur le seuil de la fenêtre ; parce que Grand-mère soupire de fatigue sous ce surplus d’amour qui lui est venu avec l’âge ; Grand-mère estime qu’il serait judicieux que la Petite apprenne le piano.

Découvrez ce magnifique récit qui fait glisser le lecteur dans la peau d'une petite fille et relate sa relation avec sa grand-mère !

EXTRAIT

– Il faut quand même que je vous prévienne... La vieille dame pousse la Petite devant elle sans lui lâcher la main, comme si le corps de l’enfant pouvait la protéger contre le reflux des paroles qu’elle va dire, ces mots qu’elle a préparés, répétés cette nuit encore, qu’elle a bien remués dans sa tête pendant cette longue nuit blanche, tandis que, dans sa chambre, sa petite-fille dormait d’un sommeil agité : – ... c’est une enfant difficile, une enfant gentille, ça oui ! mais un peu curieuse, voyez-vous, un peu sotte parfois ; sa mère dit « sauvage »...

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Un petit volume charmant, tout en couleur et en légèreté. - Jeannine Paque, Promotion des lettres

À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Houdart tient de son grand-père maternel sa fidélité au Borinage de sa naissance (1948), et de son grand-père paternel l’irrépressible besoin de s’en évader. C’est sans doute de là qu’est né l’impérieux besoin d’écrire qui la lie quatre heures par jour à sa table d’écriture. Traductrice de formation, elle a enseigné l’allemand jusqu’au jour où elle a décidé de vivre, sinon de sa plume, du moins avec et par elle. Elle rencontre régulièrement ses lecteurs dans le cadre d’activités pédagogiques ou culturelles, collabore à diverses revues et écrit des nouvelles pour la radio.
Françoise Houdart
D'étranges collections...

Une douzaine d’histoires – dont certaines imbriquées les unes dans les autres à la façon des matriochkas – que relient l’obsédante quête d’une collectionneuse à la recherche d’une poupée volée jadis dans un parc et les aventures parfois risquées, souvent déroutantes, de deux brocanteurs traquant l’aubaine rare au fond des greniers à vider ou croyant la saisir dans le double reflet bleuté d’une vitrine de bordel...

Un roman poétique qui invite à découvrir une galerie de personnages attachants !

EXTRAIT

Ce berceau-là ?... Dites, le berceau blanc...
Cinq heure trente à peine. Il fait sombre encore, mais elle est là. À la criée de l’aube, elle est déjà là. Il la reconnaîtrait entre mille, la tête dans un sac, rien qu’à la voix, à la pruine de la voix. Et dire qu’il venait à peine de s’immerger jusqu’aux oreilles dans la tiédeur de sa parka, qu’il s’était laissé couler dans son fauteuil pliant, les paupières baissées à demi laissant filtrer juste ce qu’il faut de regard pour donner l’impression qu’il surveille du dessous, tandis que le haut achève de ravauder les trous d’insomnie de la nuit de veille de brocante. C’est une stratégie éprouvée, cette posture-là ; une ruse affinée dans les fûts de son expérience de vieux briscard des tapis qui laisse planer le doute sur l’état présumé de sa vigilance. Rien de mieux, jusqu’à présent, pour confondre à la fois la fatigue et les risques du métier.
Mais que risque-t-il en réalité ? se demande-t-il parfois avant de céder un peu de terrain au sommeil qui le talonne sans qu’il puisse s’en défendre. Que vend-il de plus précieux que du temps sédimenté, du temps fossilisé ? Du temps de seconde main ? Que vend-il d’autre que de la poussière de temps sur des objets qui ne voulaient pas mourir dans un grenier ou dans les amnésies de trop vieilles mémoires ?

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Ce douzième roman de Françoise Houdart [...] est, de par sa construction originale, le recours fréquent aux métaphores et au jeu des ellipses, son rythme irrégulier, sa forte dose d'imaginaire, son choix du vagabondage littéraire, un récit curieux, singulier qui exerce chez le lecteur un vrai pouvoir de fascination. Une curiosité. - Dominique Baillon-Lalande, Encres vagabondes

À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Houdart tient de son grand-père maternel sa fidélité au Borinage de sa naissance (1948), et de son grand-père paternel l’irrépressible besoin de s’en évader. C’est sans doute de là qu’est né l’impérieux besoin d’écrire qui la lie quatre heures par jour à sa table d’écriture. Traductrice de formation, elle a enseigné l’allemand jusqu’au jour où elle a décidé de vivre, sinon de sa plume, du moins avec et par elle. Elle rencontre régulièrement ses lecteurs dans le cadre d’activités pédagogiques ou culturelles, collabore à diverses revues et écrit des nouvelles pour la radio.
Françoise Houdart
En amitié, les retrouvailles sont sources de nombreuses émotions

Je me demandais pourquoi nous ne nous étions jamais perdues de vue, Lara et moi, à l’instant où, seule devant l’écran de mon ordinateur, je lui confirmais ma décision de la rejoindre enfin là-bas, à Ljubljana où elle avait fui trente-cinq années auparavant.

Françoise Houdart signe ici un magistral treizième roman, tout en force et en retenue. Son meilleur, peut-être, depuis La vie, couleur saison (1990), sur lequel planait déjà l’ombre de Lara.

EXTRAIT

Trieste-Ronchi. Janvier deux mille dix.
Et si personne ne m’attendait ?
Il y a deux heures à peine, l’avion s’était ébranlé, colossal oiseau à la gorge bleutée défiant le soleil au levant. Le formidable tressaillement des moteurs qui l’avaient arraché du sol avait retenti dans la caverne pétrifiée qu’était devenu mon corps soudé au siège.
Taking off.
La voix nasillarde du pilote avait jeté sa brève sentence dans le silence crispé de la cabine. Lorsqu’enfin j’avais osé entrouvrir les yeux et risqué un regard par le hublot, le monde des hommes avait disparu. L’avion s’était posé sans heurt sur un lit floconneux de nuages.
Au-dessus, l’espace.
L’infiniment bleu.

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Un roman magnifique et une invitation à lire d'autres romans de Françoise Houdart. À suivre, donc. - Blog Lali tout simplement

Une écriture sensible et féminine sur les choses importantes de la vie mais aussi avec beaucoup de pudeur, par petites touches comme dans une peinture impressionniste. - Erobin, Babelio

À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Houdart est née en 1948 à Boussu, dans le Borinage. Traductrice de formation, elle a enseigné l'allemand à la Haute École Provinciale Mons-Borinage-Centre. Elle est l'auteure de recueils de poésie et d'une quinzaine de romans, et anime des rencontres littéraires.
Françoise Houdart
La vie sous l'Occupation

Février 1917. Juliette avait regardé le jeune soldat allemand qui se présentait à elle, muni d’un ordre de réquisition de logement sous son toit, avec un étrange sentiment fait de peur et de pitié. « Je m’appelle Ernst K. », c’étaient les seuls mots qu’avait pu réunir ce gamin de dix-neuf ans à peine, dans un mauvais français fortement teinté de cet accent exécré qui donnait la nausée. Il était entré dans la maison avec sa panoplie de combattant en sursis : désormais l’ennemi avait un nom. Il partagerait la sphère intime de la famille. Il dormirait dans la chambre contiguë ; si proche que la vie se règlerait au seul métronome de ses pas dans l’escalier et sur le plancher de la chambre.

Un roman historique passionnant qui plonge le lecteur au cœur de la Première Guerre mondiale !

EXTRAIT

Tous le ressentaient ; cela venait de la terre même, la terre gelée ; cela se propageait sous la surface, comme un serpent d’eau ; cela grimpait le long des jambes, agitait les tourbes des ventres et plantait ses griffes dans la chair. Quelque chose approchait. On l’entendait descendre de son repaire, ce maudit pays d’outre-Rhin dont on savait la barbarie, colossal mille-pattes frappant le sol de ses milliers de bottes. Le piétinement sourd retentissait à l’infini dans les poitrines serrées sous des châles de laine noués dans le dos, et la mémoire du terrible, toute recroquevillée dans les cœurs, se mit à suppurer. Les revoilà !... murmurait-on dans la foule massée le long des trottoirs de la rue François Dorzée, depuis la ferme du haut du tournant. Les barbares... Les Huns... Les revoilà !

À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Houdart tient de son grand-père maternel sa fidélité au Borinage de sa naissance (1948), et de son grand-père paternel l’irrépressible besoin de s’en évader. C’est sans doute de là qu’est né l’impérieux besoin d’écrire qui la lie quatre heures par jour à sa table d’écriture. Traductrice de formation, elle a enseigné l’allemand jusqu’au jour où elle a décidé de vivre, sinon de sa plume, du moins avec et par elle. Elle rencontre régulièrement ses lecteurs dans le cadre d’activités pédagogiques ou culturelles, collabore à diverses revues et écrit des nouvelles pour la radio.
Françoise Houdart
Une enfant tourmentée

Parce que la Petite entretient, sous la table de la cuisine, d’extravagantes conversations avec les êtres singuliers qui peuplent sa tête ; parce que des courants alternés de rires et de larmes lui soufflent sans répit d’irrépressibles (dé)raisons de faire des bêtises ; parce que ses parents rentrent tard de leur travail et qu’elle dort chez Grand-mère presque chaque nuit ; parce qu’il arrive qu’elle se relève pour nourrir le vieux pigeon borgne qui loge sur le seuil de la fenêtre ; parce que Grand-mère soupire de fatigue sous ce surplus d’amour qui lui est venu avec l’âge ; Grand-mère estime qu’il serait judicieux que la Petite apprenne le piano.

Découvrez ce magnifique récit qui fait glisser le lecteur dans la peau d'une petite fille et relate sa relation avec sa grand-mère !

EXTRAIT

– Il faut quand même que je vous prévienne... La vieille dame pousse la Petite devant elle sans lui lâcher la main, comme si le corps de l’enfant pouvait la protéger contre le reflux des paroles qu’elle va dire, ces mots qu’elle a préparés, répétés cette nuit encore, qu’elle a bien remués dans sa tête pendant cette longue nuit blanche, tandis que, dans sa chambre, sa petite-fille dormait d’un sommeil agité : – ... c’est une enfant difficile, une enfant gentille, ça oui ! mais un peu curieuse, voyez-vous, un peu sotte parfois ; sa mère dit « sauvage »...

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Un petit volume charmant, tout en couleur et en légèreté. - Jeannine Paque, Promotion des lettres

À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Houdart tient de son grand-père maternel sa fidélité au Borinage de sa naissance (1948), et de son grand-père paternel l’irrépressible besoin de s’en évader. C’est sans doute de là qu’est né l’impérieux besoin d’écrire qui la lie quatre heures par jour à sa table d’écriture. Traductrice de formation, elle a enseigné l’allemand jusqu’au jour où elle a décidé de vivre, sinon de sa plume, du moins avec et par elle. Elle rencontre régulièrement ses lecteurs dans le cadre d’activités pédagogiques ou culturelles, collabore à diverses revues et écrit des nouvelles pour la radio.
Françoise Houdart
D'étranges collections...

Une douzaine d’histoires – dont certaines imbriquées les unes dans les autres à la façon des matriochkas – que relient l’obsédante quête d’une collectionneuse à la recherche d’une poupée volée jadis dans un parc et les aventures parfois risquées, souvent déroutantes, de deux brocanteurs traquant l’aubaine rare au fond des greniers à vider ou croyant la saisir dans le double reflet bleuté d’une vitrine de bordel...

Un roman poétique qui invite à découvrir une galerie de personnages attachants !

EXTRAIT

Ce berceau-là ?... Dites, le berceau blanc...
Cinq heure trente à peine. Il fait sombre encore, mais elle est là. À la criée de l’aube, elle est déjà là. Il la reconnaîtrait entre mille, la tête dans un sac, rien qu’à la voix, à la pruine de la voix. Et dire qu’il venait à peine de s’immerger jusqu’aux oreilles dans la tiédeur de sa parka, qu’il s’était laissé couler dans son fauteuil pliant, les paupières baissées à demi laissant filtrer juste ce qu’il faut de regard pour donner l’impression qu’il surveille du dessous, tandis que le haut achève de ravauder les trous d’insomnie de la nuit de veille de brocante. C’est une stratégie éprouvée, cette posture-là ; une ruse affinée dans les fûts de son expérience de vieux briscard des tapis qui laisse planer le doute sur l’état présumé de sa vigilance. Rien de mieux, jusqu’à présent, pour confondre à la fois la fatigue et les risques du métier.
Mais que risque-t-il en réalité ? se demande-t-il parfois avant de céder un peu de terrain au sommeil qui le talonne sans qu’il puisse s’en défendre. Que vend-il de plus précieux que du temps sédimenté, du temps fossilisé ? Du temps de seconde main ? Que vend-il d’autre que de la poussière de temps sur des objets qui ne voulaient pas mourir dans un grenier ou dans les amnésies de trop vieilles mémoires ?

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Ce douzième roman de Françoise Houdart [...] est, de par sa construction originale, le recours fréquent aux métaphores et au jeu des ellipses, son rythme irrégulier, sa forte dose d'imaginaire, son choix du vagabondage littéraire, un récit curieux, singulier qui exerce chez le lecteur un vrai pouvoir de fascination. Une curiosité. - Dominique Baillon-Lalande, Encres vagabondes

À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Houdart tient de son grand-père maternel sa fidélité au Borinage de sa naissance (1948), et de son grand-père paternel l’irrépressible besoin de s’en évader. C’est sans doute de là qu’est né l’impérieux besoin d’écrire qui la lie quatre heures par jour à sa table d’écriture. Traductrice de formation, elle a enseigné l’allemand jusqu’au jour où elle a décidé de vivre, sinon de sa plume, du moins avec et par elle. Elle rencontre régulièrement ses lecteurs dans le cadre d’activités pédagogiques ou culturelles, collabore à diverses revues et écrit des nouvelles pour la radio.
Françoise Houdart
À la poursuite d'une histoire d'amour

Une chambre. Des livres empilés sur le sol entre le lit, le fauteuil, la commode. Elle est assise à un petit bureau. Elle écrit Je pense à vous. Elle écrit ce message-là, cette phrase-là, chaque soir, à la même heure, sur une feuille vierge qu’elle chiffonne aussitôt après et qu’elle jette dans la corbeille à papier. On comprend qu’elle s’apprête, qu’elle se coiffe et se maquille avec soin pour ce rendez-vous du soir. Elle parle de son rituel d’écriture ; elle édifie autour d’elle l’attente cérémoniale de celui qu’elle vouvoie, l’amant encore imaginé, le personnage d’une histoire d’amour qu’elle voudrait vivre. Vivre ou écrire.
Nous ne connaîtrons jamais le prénom de cette femme, pas plus que ne nous sera dévoilé le portrait de l’homme qu’elle imagine, qu’elle traque, qu’elle poursuit jusqu’à Florence.
La danse de l’abeille est le quatorzième roman de Françoise Houdart, toujours fidèle au même éditeur.

Découvrez sans attendre ce roman envoûtant, dans lequel s'entremêlent réalité et fantasmes.

EXTRAIT

J’évoque un rituel dont vous ne savez rien, dont vous ne saurez jamais rien ; une commémoration qui vous restera à jamais inconnue. Je lui réserve un coin de ma table d’écriture. Rien d’autre n’y est toléré qu’un bloc de feuilles vierges et un porte-plume réservoir à pompe, rarissime relique de ma communion solennelle que les grandes tempêtes de ma vie n’ont jamais réussi à arracher de ma main. La feuille que je détache du bloc, je la lisse sur ma table, je la polis. Elle est le non-lieu de notre rendez-vous. Mes yeux en fouillent l’espace infiniment vaste et profond, un abîme de blancheur où se perdront mes mots. Je pose ma plume sur le papier. Si vous pouviez entendre comme mon cœur bat !

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Cette écriture [...] laisse l’impression d’être au plus proche des ressentis et pour cette raison difficile à transmettre. Elle vaut incontestablement la peine d’être découverte. - Amandine, blog Mina a lu

Un roman court, élégant, vibrant. - Éric Brucher, Antipodes

À PROPOS DE L'AUTEUR

Françoise Houdart est née en 1948 à Boussu, dans le Borinage. Traductrice de formation, elle a enseigné l'allemand à la Haute École Provinciale Mons-Borinage-Centre. Elle est l'auteure de recueils de poésie et d'une quinzaine de romans, et anime des rencontres littéraires.
Françoise Houdart
Une série de petits hasards vont mener Oscar sur les traces de sa grand-mère et de son passé mouvementé

« Tu me crois, n’est-ce pas, Oscar, quand je te dis que le petit rouge-gorge n’est pas mort ? » L’enfant avait juré. Il avait assuré qu’il la croyait, Mamie, sa grand-mère adorée ; mais il mentait. Ils mentaient tous les deux, consciemment et par amour. Et c’est à cause de ce mensonge d’amour qu’il se retrouve, Oscar, des années plus tard, dans un village du Sud-Ouest, entraîné malgré lui dans une histoire où ses joies et ses peurs d’enfance se confrontent à l’inquiétant Coulobre de la Dordogne, aux secrets de la vie de Mamie et aux risques qu’il encourt à poursuivre l’oiseau jusqu’aux remparts de Domme.

Un récit à la fois apaisant pour ses magnifiques décors du Périgord et haletant par son enquête sur un mystérieux bijou disparu

EXTRAIT

Soudain, quelque chose de frais effleure sa peau. Il le perçoit bien, à présent : cela se pose et s’éloigne. Cela lui butine la tempe, le lobe de l’oreille droite. Menus baisers humides. Un souffle tiède fait frissonner les longues mèches éparses sur sa nuque : Oscar écarte les mains de son visage, lentement, très prudemment. Entrouvre les yeux... Le chien détourne la tête en gémissant, comme implorant le pardon de l’homme accroupi dans l’herbe sur le bas-côté de la route, l’homme prostré qu’il avait flairé sans méfiance. « Reste », murmure Oscar. « Reste, je t’en prie. Viens là, le chien. Viens. »

A PROPOS DE L’AUTEUR

Traductrice de formation et enseignante, poète, nouvelliste et romancière, Françoise Houdart tente, à travers l’écriture, d’explorer les chemins entre réalité, vraisemblance et fantasmes où marchent, se perdent, se trouvent, s’aiment ou se débattent des personnages qui nous ressemblent. Son œuvre romanesque comprend à ce jour seize titres, tous publiés par les Éditions Luce Wilquin. Le Prix triennal de Littérature Charles Plisnier, attribué en 2014 au roman Les profonds chemins, est venu enrichir un palmarès déjà prestigieux. L’auteur déploie aussi de multiples activités dans les bibliothèques et les écoles.
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