Au fond du paradis

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Consolation Island, une île volcanique du Pacifique, est un paradis précaire. Un paradis parce que Saule, français volontairement exilé sur cette île anglo-saxonne, a toute la liberté de vagabonder avec ses copains les pêcheurs Neige et Mercutio, son chien à trois pattes, entre la lodge de Ville-d'en-Haut dont il est le gardien et les baraques moites où il trouve son plaisir. Paradis précaire parce que le " Mount Renbourn ", un volcan pourtant assoupi, lance tout à coup des messages menaçants vers les cieux. Faut-il évacuer l'île ? Que disent les vulcanologues ? Ex-révolutionnaire touché par le doute, aventurier traînant les remords d'un crime sans pardon, Saule craint d'être rendu à la civilisation qui lui demandera des comptes, tandis que ses camarades de pêche redoutent la nuée ardente qui les anéantira. C'est compter sans la femme du Gouverneur, Laura Penrose, la beauté incarnée aux yeux de tous les mâles de l'île. Dans l'imminence de l'évacuation, Laure se promet à Saule, à condition qu'il remonte chercher des lettres oubliées à Ville-d'en-Haut devenue un no man's land. Par désoeuvrement suicidaire autant que par désir de croquer ce fruit interdit qu'est Laura, Saule accepte. Une mission impossible ? Commence alors, sur les pentes du volcan, dans l'assourdissant fracas de la fin du monde, une équipée tragique. Nous rencontrons en chemin une orpheline aguichante mais décalée, les spectres du passé, les chiens errants et affamés du présent, la tribu fossile des premiers occupants de cet Eden menacé, derniers vrais innocents d'un monde peut-être condamné.
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About the author

Georges-Olivier Châteaureynaud a notamment publié chez Grasset La Faculté des Songes (prix Renaudot 1982), Singe savant tabassé par deux clowns (Bourse Goncourt de la nouvelle 2005), L’autre rive (Grand prix de l’imaginaire 2007), et en 2011 La vie nous regarde passer.

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Additional Information

Publisher
Grasset
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Published on
Feb 5, 2003
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Pages
300
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ISBN
9782246582090
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Features
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Language
French
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Genres
Fiction / General
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Content Protection
This content is DRM protected.
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Delphine de Vigan
Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde.
A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence.
No, privée d’amour, rebelle, sauvage.
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.
Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

Roman d’apprentissage, No et moi est un rêve d’adolescence soumis à l’épreuve du réel. Un regard d’enfant précoce, naïf et lucide, posé sur la misère du monde. Un regard de petite fille grandie trop vite, sombre et fantaisiste.Un regard sur ce qui nous porte et ce qui nous manque, à jamais.

Georges-Olivier Châteaureynaud
C'est au seizième siècle que le chevalier Agrippa de Coscas, bretteur et assassin sans scrupule, transperce le sein d'une étrange créature et qu'il en sort le foetus mourant d'un ange ailé.
Scellée dans une ampoule de verre, cette preuve par la chair de l'existence divine erre désormais de siècle en siècle.
Le jour où Charles-Honoré Milo, chef du service du contentieux à la Providence, trouve chez un bouquiniste la confession d'Agrippa de Coscas, cet amateur de curiosités se mue en chasseur de surnaturel, en paladin métaphysique. Mais le diable veille, en la personne d'Isacaron, démon du second ordre. Comment fléchir Milo ? Comment détruire la confession de Coscas, le repenti ? Ruses, hallucinations, incendies, femmes fatales, Lilith aux yeux violets, excréments et crocodiles dans la cuisine, mais surtout, le Malin se sert d'une crécelle maléfique dont le bruit subjugue les volontés. Que le meilleur gagne !
Des guerres de religion à la Vendée sous la Terreur, du Garde-Meuble royal aux prisons de la Bastille, de Salonique occupée par les nazis à un balcon de Berchtesgaden, de Berlin à une cave parisienne, Milo et Isacaron pistent l'ampoule de verre. Mais battre le diable à son propre jeu, serait-il possible ?
Mêlant le fantastique et l'histoire de France, la sorcellerie et Internet, l'illusion de la vérité et les caprices de Satan, fouillant les recoins les plus obscurs de l'âme, Georges-Olivier Châteaureynaud part à la poursuite des anges. Dans un éclat de rire.

Né à Paris en 1947, Georges-Olivier Châteaureynaud est romancier et nouvelliste.
Auteur entre autres de la Faculté des songes (Prix Renaudot 1982), et du Château de verre, il est traduit dans de nombreux pays.
Georges-Olivier Châteaureynaud
Au tournant des années 70 et jusqu'à aujourd'hui, la nouvelle française a connu un renouveau dont on n'a pas encore pris toute la mesure. Georges-Olivier Chateaureynaud est un des artisans majeurs de ce phénomène. A côté des grandes nouvellistes réalistes comme Annie Saumont, Claude Pujade-Renaud ou Christiane Baroche, c'est le registre du fantastique « à la française », plus soucieux d'intriguer et de troubler, de « confondre » que d'effrayer, qu'il aura renouvelé. Le présent recueil en témoigne, après Le Héros blessé au bras, Le Kiosque et le tilleul, Le Goût de l'ombre. Débarrassé de ses clichés et de son bric-à-brac, le fantastique est à même de continuer l'exploration de la psyché humaine qui a de tout temps constitué sa visée véritable. Ici, une ancienne actrice défigurée par la foudre s'offre à l'éclair qui viendra la reprendre... Là, un homme accumule chez lui, jusqu'à vivre un enfer, les fantômes pourtant bien paisibles de ses proches décédés... Un chauffeur de taxi découvre au coeur de la ville qu'il parcourt depuis des années une rue inconnue de lui, où le goût de la vie devient bouleversant, mais qu'y-a-t-il au bout de la rue ?... Pour quelques billets, une gitane révèle aux convives d'un restaurant combien de temps il leur reste à vivre, mais que faire de ce savoir ?... Dans les villes rêvées par l'auteur, on peut offrir son coeur pour de bon à la personne de son choix, on peut s'autofusiller grâce à un peloton d'exécution automatique - à condition d'avoir l'appoint, car la machine ne rend pas la monnaie. Le fantastique de Chateaureynaud décrit sur un mode métaphorique et poétique un monde cruel, narquois, tantôt invivable et tantôt paradisiaque, un monde à tout moment réversible : le nôtre.
Georges-Olivier Châteaureynaud
Georges-Olivier Châteaureynaud a écrit ici un roman-monde. Entre fresque populaire dans la tradition du feuilleton et fable empruntant à la mythologie, entre l’ici et l’ailleurs, le familier et le surprenant, l’auteur dresse la carte d’un univers qui nous est parallèle. Nous sommes à Ecorcheville, face à L’autre rive, celle du Styx, mieux connu pour être le fleuve des morts. Ecorcheville, la cité des secrets et des mensonges, hérissée de tourelles gothiques telle une réplique de Gotham City sur une Riviera désolée ou un Monaco loufoque, dresse ses palais, ses gratte-ciels aux deux tiers vides, son orphelinat sinistre, sa cathédrale désaffectée qui abrite les monstres, sirène, centaure, satyre, que les eaux du fleuve déposent sur la berge. A Ecorcheville, il pleut des salamandres, l’esclavage n’a pas été aboli, une machine à s’auto-suicider permet d’en finir avec les états d’âme, les fils de famille rivalisent de vitesse sur la corniche comme s’ils jouaient La fureur de vivre, les enfants du Styx tutoient Charon, le passeur des morts, bref tout y est presque normal... C’est donc aussi un destin singulier que nous suivrons : fils adoptif d’une chirurgienne devenue embaumeuse, Benoît Brisé, quand il ne fréquente pas sa bande de copains, Onagre, Cambouis et l’orpheline Fille-de-Personne tente de percer le mystère de ses origines... On n’en dira pas plus, sinon qu’au cours de quelque 700 pages, on découvre avec jubilation, suspense, drôlerie, tendresse, tragédie, tous les ressorts de l’âme humaine.
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