Constitution de l'Angleterre

T. and J. Allman
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Publisher
T. and J. Allman
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Published on
Dec 31, 1822
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Pages
332
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Language
French
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ÊLes lois, dans la signification la plus Žtendue, sont les rapports nŽcessaires qui dŽrivent de la nature des choses; et, dans ce sens, tous les �tres ont leurs lois, la divinitŽ [4] a ses lois, le monde matŽriel a ses lois, les intelligences supŽrieures ˆ l'homme ont leurs lois, les b�tes ont leurs lois, l'homme a ses lois.

Ceux qui ont dit qu'une fatalitŽ aveugle a produit tous les effets que nous voyons dans le monde, ont dit une grande absurditŽ: car quelle plus grande absurditŽ qu'une fatalitŽ aveugle qui aurait produit des �tres intelligents ?

Il y a donc une raison primitive ; et les lois sont les rapports qui se trouvent entre elle et les diffŽrents �tres, et les rapports de ces divers �tres entre eux.

Dieu a du rapport avec l'univers, comme crŽateur et comme conservateur: les lois selon lesquelles il a crŽŽ sont celles selon lesquelles il conserve. Il agit selon ces r�gles, parce qu'il les conna”t; il les conna”t parce qu'il les a faites; il les a faites, parce qu'elles ont du rapport avec sa sagesse et sa puissance.

Comme nous voyons que le monde, formŽ par le mouvement de la mati�re, et privŽ d'intelligence, subsiste toujours, il faut que ses mouvements aient des lois invariables; et, si l'on pouvait imaginer un autre monde que celui-ci, il aurait des r�gles constantes, ou il serait dŽtruit.

Ainsi la crŽation, qui para”t �tre un acte arbitraire, suppose des r�gles aussi invariables que la fatalitŽ des athŽes. Il serait absurde de dire que le crŽateur, sans ces r�gles, pour-rait gouverner le monde, puisque le monde ne subsisterait pas sans elles.

Ces r�gles sont un rapport constamment Žtabli. Entre un corps mž et un autre corps mž, c'est suivant les rapports de la masse et de la vitesse que tous les mouvements sont re�us, augmentŽs, diminuŽs, perdus; chaque diversitŽ est uniformitŽ, chaque changement est constance.

Les �tres particuliers intelligents peuvent avoir des lois qu'ils ont faites; mais ils en ont aussi qu'ils n'ont pas faites. Avant qu'il y ežt des �tres intelligents, ils Žtaient possibles; ils avaient donc des rapports possibles, et par consŽquent des lois possibles. Avant qu'il y ežt des lois faites, il y avait des rapports de justice possibles. Dire qu'il n'y a rien de juste ni d'injuste que ce qu'ordonnent ou dŽfendent les lois positives, c'est dire qu'avant qu'on ežt tracŽ de cercle, tous les rayons n'Žtaient pas Žgaux.

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