Cheikh Anta Diop ou l'honneur de penser

Editions L'Harmattan
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La Raison est née chez les noirs : tel est le " scandalt " qui est au centre de l'oeuvre de Ch. A. Diop. Si cette oeuvre fascine les uns, elle perturbe et dérange les autres. Pour en saisir l'enjeu, il faut revenir au long débat ouvert sur l'Afrique à partir du regard de l'Occident depuis la Renaissance. Avec une puissance de travail rare et une vaste culture, le célèbre auteur de Nations nègres et Culture affronte une génération de potentats de la science. Il en vient à semer l'épouvante chez les gardiens du temple et à remettre en question quelques mythes imposés par le pouvoir colonial. Un seul problème habite ce chercheur aux savoirs multiples : faire la lumière sur le rôle civilisateur des Africains dans l'histoire. Car, montrer que le continent noir est le berceau de l'humanité et que l'Egypte nègre est celle qui a inventé les sciences et les techniques, les mathématiques et la philosophie, l'écriture et la religion, c'est rétablir la vérité trop longtemps masquée par le " mythe du Nègre ". Pour Ch. A. Diop, Ie " miracle grec " à proprement parler n'existe pas. Tout Ie problème est là. L'égyptologue indigène est un hérétique du savoir institué. S'il rend à l'homme noir sa mémoire, il annonce la fin des certitudes et ouvre des voies nouvelles à la recherche sur l'Afrique, au-delà des apports de l'Africanisme. Pour gérer l'héritage de cet homme de science, il faut retrouver cette capacité de créer qu'il a voulu faire naître en chaque Africain. Les maîtres de vérité sont tentés d'occulter l'apport de Ch. A. Diop à l'histoire des sciences. C'est pourquoi Jean-Marc Ela invite les jeunes Africains à relire sans passion une oeuvre incontournable qui démeure un défi à l'intelligence de notre temps.
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4.0
2 total
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Additional Information

Publisher
Editions L'Harmattan
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Published on
Dec 31, 1989
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Pages
141
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ISBN
9782296187856
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Best For
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Language
French
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Genres
Reference / General
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Jean-Marc Ela
Au cœur d'un "ordre" mondial en crise où la mort de celui qui est pauvre advient plus souvent qu'à son tour, l'auteur s'interroge - et interroge - sur les rapports qu'entretiennent les sociétés africaines avec l'Argent et le Pouvoir. Il faut "réapprendre l'Afrique", au-delà des stéréotypes inopérants qui dissimulent en fait la réalité : le continent noir est sous l'emprise du capitalisme, barbarie venu d'ailleurs. Ses paysans, ses ouvriers, ses fonctionnaires, ses intellectuels, ses commerçants, ses femmes et ses jeunes sont confrontés à la violence et au mensonge érigés en loi nationale et quotidienne par des Etats soumis à l'extérieur. La décennie présente s'achève avec l'effondrement des systèmes répressifs ainsi que des économies de rente et l'apparition de nouvelles stratégies populaires de résistance et d'innovation. Car pour survivre dans une Afrique "conjoncturée", écartée des échanges mondiaux, il faut penser et réaliser des alternatives viables avec tout le génie dont chaque homme dispose et qui a été libéré soudain par la déliquescence de l'autoritarisme. L'on assiste ainsi à "l'irruption des pauvres" sur la scène africaine. Les dynamiques "de vie" à l'œuvre dans les villes comme dans les villages sont davantage qu'une réponse à la "culture de mort" des pouvoirs agonisants. Mais au-delà de ces nouvelles formes d'avenir, il est évident que l'argent et son culte doivent être contrôlés par un Etat protecteur des faibles cette fois. Comment répartir le nouveau pouvoir et les richesses sans retomber dans l'ornière mortelle ? La démocratisation est un pas mais s'imposent tout autant des contre-pouvoirs populaires forts. Il s'agit là d'une revanche de l'homme africain sur le sort qui lui a été fait et qu'il s'est aussi fait depuis des siècles. On est donc loin de "l'afro-pessimisme" tout comme de "l'afro-optimisme" d'ailleurs en vigueur en Occident ces derniers temps.
Jean-Marc Ela
Au cœur d'un "ordre" mondial en crise où la mort de celui qui est pauvre advient plus souvent qu'à son tour, l'auteur s'interroge - et interroge - sur les rapports qu'entretiennent les sociétés africaines avec l'Argent et le Pouvoir. Il faut "réapprendre l'Afrique", au-delà des stéréotypes inopérants qui dissimulent en fait la réalité : le continent noir est sous l'emprise du capitalisme, barbarie venu d'ailleurs. Ses paysans, ses ouvriers, ses fonctionnaires, ses intellectuels, ses commerçants, ses femmes et ses jeunes sont confrontés à la violence et au mensonge érigés en loi nationale et quotidienne par des Etats soumis à l'extérieur. La décennie présente s'achève avec l'effondrement des systèmes répressifs ainsi que des économies de rente et l'apparition de nouvelles stratégies populaires de résistance et d'innovation. Car pour survivre dans une Afrique "conjoncturée", écartée des échanges mondiaux, il faut penser et réaliser des alternatives viables avec tout le génie dont chaque homme dispose et qui a été libéré soudain par la déliquescence de l'autoritarisme. L'on assiste ainsi à "l'irruption des pauvres" sur la scène africaine. Les dynamiques "de vie" à l'œuvre dans les villes comme dans les villages sont davantage qu'une réponse à la "culture de mort" des pouvoirs agonisants. Mais au-delà de ces nouvelles formes d'avenir, il est évident que l'argent et son culte doivent être contrôlés par un Etat protecteur des faibles cette fois. Comment répartir le nouveau pouvoir et les richesses sans retomber dans l'ornière mortelle ? La démocratisation est un pas mais s'imposent tout autant des contre-pouvoirs populaires forts. Il s'agit là d'une revanche de l'homme africain sur le sort qui lui a été fait et qu'il s'est aussi fait depuis des siècles. On est donc loin de "l'afro-pessimisme" tout comme de "l'afro-optimisme" d'ailleurs en vigueur en Occident ces derniers temps.
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