Suite anglaise

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Suite anglaise est une promenade chez des écrivains qu'aime Julien Green et qui, au milieu des années vingt, tandis qu'il entreprenait de raconter leur vie, n'étaient que peu connus en France. Comme une figure de poker, le titre annonce une quinte, suite royale de personnes un peu excentriques, mais dont le commun dénominateur fut le courage, un courage d'enfant, cette forme particulière de résistance au malheur, aux contrariétés de la vie, à la vie sans rêves, tout cela contre-balancé par le désir de retrouver l'âge d'or.

Chacun des cinq devait préserver à sa façon sa vision du monde: Johnson avec les tyrannies et la malice d'un enfant; Blake d'un oeil qui voit ce qui se cache aux adultes; Lamb d'un coeur pur et naïf; Charlotte Brontë avec cette tristesse et cette innocence qui lui donneront, le jour de son mariage, " l'air d'une fleur d'hiver ". Quant à Hawthorne, laissons au lecteur la surprise de découvrir l'histoire de cette vie racontée sans artifice, mais avec une impassibilité frémissante, comme la vie de Lenz par Büchner, par un Julien Green déjà tel qu'en lui-même...
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About the author


Américain protestant né à Paris en 1900 de parents d’ascendance anglaise, Julien Green se convertit à 15 ans au catholicisme. A 16 ans et demi, il s’engage dans les ambulances américaines sur le front de l’Argonne, puis sur le front italien de Vénétie en 1917.
Après la guerre, il finit ses études à l’université de Virginie où il écrit sa première histoire, The Apprentice Psychiatrist.
Revenu en France fin 1922, et après avoir désiré être peintre, il commence à publier en français : ses livres conquièrent d’emblée un large public et sont aussitôt traduits dans les principales langues. Parallèlement aux romans, nouvelles et essais, Julien Green tient son célèbre Journal, qui couvre plus de trois quarts de siècles.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, mobilisé aux Etats-Unis, son pays, il est sur les ondes la voix de l’Amérique. A cette époque, il publie également un volume autobiographique, Memories of Happy Days, qui remporte un grand succès, et traduit Charles Péguy.
Romans, pièces de théâtre, études autobiographiques et historiques, volumes du Journal se succèdent après son retour à Paris en 1947.
Il meurt à Paris en 1998.

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Additional Information

Publisher
Fayard
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Published on
Aug 30, 1995
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Pages
162
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ISBN
9782213652696
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Features
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Language
French
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Genres
Fiction / General
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Content Protection
This content is DRM protected.
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Nul n'est jamais vraiment ce qu'il prétendait être ni tel qu'on se l'imagine. En chacun de nous vit un autre que l'on s'obstine à étouffer; mais certains êtres dérangent parfois l'ordre établi et présentent au monde leur image cachée que celui-ci refuse toujours de voir. Alors commence l'étrange voyage à la découverte du Je.

C'est ce qui pousse Daniel O'Donovan, le Voyageur sur la terre, à se dédoubler jusqu'à perdre son identité première, sans réussir cependant à imposer aux autres celui dans lequel il se projette. Il semble fou, il est hanté.

Odile, la petite visionnaire des Clefs de la mort, Christine muette, et le passager de La Traversée inutile sont autant de personnages qui refusent la vie et ne se libèrent que par la possession de cette petite clef leur ouvrant les portes de l'au-delà. Ordinaire, c'est-à-dire étrange, la vie de Miss Eddlestone. L'amour sous aucune forme ne lui sera propice, et Maggie Moonshine, l'enfant qui lui sera donné, l'amour le lui enlèvera. Tous ces voyageurs sur la terre disparaissent plutôt qu'ils ne meurent, comme s'ils passaient à travers la glace du visible pour retrouver de l'autre côté le monde qu'on dit imaginaire et qui, pour eux, est celui où ils se meuvent avec le plus de bonheur. Qui sommes-nous, d'où venons-nous, où allons-nous?

Et si la réponse était: nous sommes autres, nous venons d'un rêve, nous allons ailleurs...

" Je considère qu'aucune époque ne possède des romans de sujet aussi admirable que Le Tour d'écrou, Le Procès ou Le Voyageur sur la terre. "
Jorge Luis Borges
Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde.
A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence.
No, privée d’amour, rebelle, sauvage.
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.
Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

Roman d’apprentissage, No et moi est un rêve d’adolescence soumis à l’épreuve du réel. Un regard d’enfant précoce, naïf et lucide, posé sur la misère du monde. Un regard de petite fille grandie trop vite, sombre et fantaisiste.Un regard sur ce qui nous porte et ce qui nous manque, à jamais.

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