Autour d’Henri et des siens, le monde rural bascule. Les haies disparaissent, les machines remplacent peu à peu les bras et les banques imposent leurs contraintes. Les pesticides gagnent les sols, les eaux et les corps. Du remembrement aux crises sanitaires, de la sécheresse de 1976 à Tchernobyl et au réchauffement climatique, les repères anciens se fissurent et le métier d’agriculteur se transforme.
Roman de mémoire, de colère et de transmission, ce récit mêle une histoire d’amour empêchée à celle d’un territoire profondément meurtri. Une humble graine y devient le symbole d’un héritage vivant. Une lettre adressée à un sénateur favorable à la réintroduction des néonicotinoïdes fait entendre la colère d’un secteur confronté aux conséquences de ses choix.