Cachez cette identité que je ne saurais voir

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« Depuis le 11 septembre 2001, c’est par milliers que les démocraties modernes comptent leurs citoyens assassinés, victimes d’une guerre identitaire. Nous n’en sortirons victorieux qu’à la condition de transmettre la connaissance et l’amour de notre démocratie. Mais comment faire si l’histoire de celle-ci n’est pas enseignée ? Et pire encore, si cette histoire, qui est la nôtre, fait l’objet d’un rejet, d’une scandaleuse dissimulation ?
Pendant des siècles, l’Europe de l’Ouest était les confins du monde connu où les exclus, les commerçants, les aventuriers, les convertis de toutes sortes sont venus s’amalgamer pour inventer une civilisation où tous seraient des citoyens de plein droit.
Notre précieuse identité, c’est d’abord celle d’un peuple de bâtards, seul capable de penser le droit et la liberté universels. Il y a en chacun de nous un Grec, qui, depuis deux mille cinq cents ans, arpente l’agora en améliorant sa définition du juste et de l’injuste, un Juif qui ne cesse d’interroger la langue pour lui faire dire un droit universel, et tout un peuple de bâtards qui met son génie à leur prêter main-forte.
Voilà notre véritable identité, celle que nous devons chérir (avant toutes les autres). Cette identité, elle est ce que nous sommes de plus élevé. Elle est la seule qui vaille qu’on la revendique haut et fort, que notre fierté la féconde, qu’on la défende quand elle est attaquée, et qu’on l’aime passionnément.
Pour l’heure, elle est une Belle au Bois Dormant. Cachez cette identité que je ne saurais voir se penche sur elle pour lui dire que l’heure du réveil est venue. »
P.V.
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About the author

Avec Cabu, en 1992, Philippe Val a refondé le journal Charlie Hebdo qu’il a dirigé pendant dix-sept ans. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels C’était Charlie et Malaise dans l’inculture.


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Additional Information

Publisher
Grasset
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Published on
Jan 25, 2017
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Pages
198
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ISBN
9782246863458
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Features
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Language
French
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Genres
Literary Criticism / General
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Content Protection
This content is DRM protected.
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Philippe Val
« Après les attentats du 7 janvier 2015, je me suis réveillé dans un cauchemar : rien de ce que j’entendais ne correspondait plus à la réalité.
Certains, effrayés par l’horreur, ou habités par d’obscurs ressentiments, se sont permis de réinventer notre histoire : “Ils sont morts, mais ils l’ont quand même bien cherché.”
Puis, la presse et Internet se sont mis à grouiller d’articles, de dossiers, de tribunes où les fondateurs du second Charlie, dont il ne reste que trois survivants, étaient représentés comme des petits malins qui avaient publié les caricatures de Mahomet pour gagner de l’argent et disparaître avec la caisse.
Alors que mes amis venaient de mourir, j’ai été interrogé dans les médias par des gens qui s’érigeaient en procureurs.
Depuis toujours, nous avions pris le parti des immigrés, et lutté contre les préjugés racistes. Et soudain, nous avons vu ceux pour qui nous demandions le respect et la justice brandir les poings et demander notre mort.
Une partie de la gauche, prête à brader la laïcité pour ne pas perdre un réservoir de voix, nous a insultés en traitant de zombies ceux qui exprimaient leur peine et leur attachement aux valeurs démocratiques qu’incarnaient les victimes des terroristes.
Dans cette confusion où règnent le mensonge et la peur, qui, aujourd’hui, peut comprendre l’étendue de l’œuvre accomplie pendant plus de vingt ans, par cette équipe joyeuse et géniale : Cabu, Cavanna, Wolinski, Renaud, Caroline Fourest, Riss, Charb, Luz, Gébé, Oncle Bernard, Riad Sattouf, Catherine, et tant d’autres dont il sera question ici ?
Alors j’ai décidé d’écrire ce livre. Pour la mémoire des morts et l’honneur des vivants. »P. V.
Philippe Val
Philippe Val apparaît au premier plan de la scène politique quand il publie dans Charlie-Hebdo, en février 2005, les fameuses caricatures danoises de Mahomet. La polémique prend des proportions inhabituelles « au pays de la laïcité », et emporte cet intellectuel brillant et incisif. Fallait-il ou non reproduire ces douze caricatures – il est vrai pas toujours inspirées ? La liberté d’expression est-elle absolue ? Ou faut-il lui imposer des limites, au nom de la bienséance, au nom de la politique internationale, au nom de la paix civile... ou au nom des religions ? Bref, faut-il créer un « délit de blasphème » ? Philippe Val défend une ligne clairement inspirée par Voltaire : je ne suis pas d’accord avec toutes vos idées, mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer. Cette ligne le mènera au tribunal, après que le Conseil français du Culte musulman, avec d’autres organisations musulmanes beaucoup plus extrémistes, auront porté plainte contre lui. C’est ce combat que raconte aujourd’hui Philippe Val, combat qui n’a jamais été raconté ainsi, de l’intérieur : pourquoi le Président Chirac s’en prend-il à Charlie Hebdo en plein Conseil des ministres ? comment Dalil Boubakeur se retrouve au côté de la Ligue islamiste Mondiale ? que devient un intellectuel quand il ne peut sortir sans ses gardes du corps armés jusqu’aux dents ? le ministre du culte est-il aussi celui de la justice ? Maître Kiejman écrit-il ses plaidoiries ? Nicolas Sarkozy est-il en accord avec ses arrières-pensées ? Cette affaire, c’est toute notre époque, avec ses fantasmes, ses peurs, ses illusions. Philippe Val nous raconte ses coulisses, d’une plume acérée, mêlant à l’actualité sa propre histoire, l’Algérie des années 70, ses lectures, ses enquêtes, sans jamais perdre de vue son objectif : pouvoir continuer à rire et se moquer en toute liberté... Un livre salutaire. Arguments de vente : Un livre qui fera grand bruit, par son ton et ses révélations. Le documentaire de Daniel Leconte consacré à la même affaire, C’est dur d’être aimé par des cons..., présenté au Festival de Cannes, sortira simultanément en salles.
Philippe Val
Philippe Val est apparu au premier plan de la scène politique quand il a publié, en février 2005, dans Charlie-Hebdo, les fameuses caricatures danoises de Mahomet. Mais depuis plus de dix ans, cet éditorialiste affûté, brillant, moqueur, engagé à gauche mais en homme libre, n'épargne ni les uns, ni les autres. Il a affiché son « Oui » à la constitution européenne, et son « Non » aux islamistes en cravate. Il combat les multinationales inhumaines, mais aussi les arracheurs de cultures transgéniques? Ses prises de position, souvent étonnantes, toujours étayées, ont fait de lui une personnalité iconoclaste, admirée, contestée, centrale. Après des années de travail et de lecture, aiguillonné par un monde aux plaques tectoniques en perpétuelle friction, mais qu'il estime passionnant, riche, plein de beautés, Philippe Val nous confie son premier grand essai : un « traité de savoir-survivre par temps obscurs ». En vingt-trois chapitres parfaitement emboîtés, tressés de citations, de lectures, de films, de faits historiques, il tente de définir ce que pourrait être un « nouvel homme des lumières ». Comment ne pas se laisser « dominer par l'espèce » ; comment sublimer notre part sombre, faite de violence et de ressentiment ; comment agir en homme libre. Bref, comment ne pas donner prise à la culture du «malaise dans la civilisation », pente si courante dans un temps qui a connu les totalitarismes, la terreur, l'abjection ? Philippe Val nous propose aujourd'hui sa « méthode ». Dans ces pages, nulle froide réthorique, mais une approche spinoziste : « Si dieu le veut. Le but des Lumières a été de rendre absurdes et imprononçables ces mots qui scellent le mariage de l'individu avec son propre malheur. C'est par le travail de la pensée que commence le divorce. S'il est vain de penser que l'on éliminera un jour la souffrance, on peut en revanche conjurer la tristesse, qui n'est pas seulement la conséquence, mais aussi la cause de nos malheurs. Lecteur, si mon livre te donne l'intuition que la joie est moins inaccessible qu'il n'y paraît, j'aurai atteint mon but. Il est difficile de tenir une certitude dans ce monde changeant mais il en est une que Verlaine énonce dans « Ecoutez la chanson » : « Allez ! rien n'est meilleur à l âme / Que de faire une âme moins triste. »
Philippe Val
Philippe Val apparaît au premier plan de la scène politique quand il publie dans Charlie-Hebdo, en février 2005, les fameuses caricatures danoises de Mahomet. La polémique prend des proportions inhabituelles « au pays de la laïcité », et emporte cet intellectuel brillant et incisif. Fallait-il ou non reproduire ces douze caricatures – il est vrai pas toujours inspirées ? La liberté d’expression est-elle absolue ? Ou faut-il lui imposer des limites, au nom de la bienséance, au nom de la politique internationale, au nom de la paix civile... ou au nom des religions ? Bref, faut-il créer un « délit de blasphème » ? Philippe Val défend une ligne clairement inspirée par Voltaire : je ne suis pas d’accord avec toutes vos idées, mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer. Cette ligne le mènera au tribunal, après que le Conseil français du Culte musulman, avec d’autres organisations musulmanes beaucoup plus extrémistes, auront porté plainte contre lui. C’est ce combat que raconte aujourd’hui Philippe Val, combat qui n’a jamais été raconté ainsi, de l’intérieur : pourquoi le Président Chirac s’en prend-il à Charlie Hebdo en plein Conseil des ministres ? comment Dalil Boubakeur se retrouve au côté de la Ligue islamiste Mondiale ? que devient un intellectuel quand il ne peut sortir sans ses gardes du corps armés jusqu’aux dents ? le ministre du culte est-il aussi celui de la justice ? Maître Kiejman écrit-il ses plaidoiries ? Nicolas Sarkozy est-il en accord avec ses arrières-pensées ? Cette affaire, c’est toute notre époque, avec ses fantasmes, ses peurs, ses illusions. Philippe Val nous raconte ses coulisses, d’une plume acérée, mêlant à l’actualité sa propre histoire, l’Algérie des années 70, ses lectures, ses enquêtes, sans jamais perdre de vue son objectif : pouvoir continuer à rire et se moquer en toute liberté... Un livre salutaire. Arguments de vente : Un livre qui fera grand bruit, par son ton et ses révélations. Le documentaire de Daniel Leconte consacré à la même affaire, C’est dur d’être aimé par des cons..., présenté au Festival de Cannes, sortira simultanément en salles.
Philippe Val
« Après les attentats du 7 janvier 2015, je me suis réveillé dans un cauchemar : rien de ce que j’entendais ne correspondait plus à la réalité.
Certains, effrayés par l’horreur, ou habités par d’obscurs ressentiments, se sont permis de réinventer notre histoire : “Ils sont morts, mais ils l’ont quand même bien cherché.”
Puis, la presse et Internet se sont mis à grouiller d’articles, de dossiers, de tribunes où les fondateurs du second Charlie, dont il ne reste que trois survivants, étaient représentés comme des petits malins qui avaient publié les caricatures de Mahomet pour gagner de l’argent et disparaître avec la caisse.
Alors que mes amis venaient de mourir, j’ai été interrogé dans les médias par des gens qui s’érigeaient en procureurs.
Depuis toujours, nous avions pris le parti des immigrés, et lutté contre les préjugés racistes. Et soudain, nous avons vu ceux pour qui nous demandions le respect et la justice brandir les poings et demander notre mort.
Une partie de la gauche, prête à brader la laïcité pour ne pas perdre un réservoir de voix, nous a insultés en traitant de zombies ceux qui exprimaient leur peine et leur attachement aux valeurs démocratiques qu’incarnaient les victimes des terroristes.
Dans cette confusion où règnent le mensonge et la peur, qui, aujourd’hui, peut comprendre l’étendue de l’œuvre accomplie pendant plus de vingt ans, par cette équipe joyeuse et géniale : Cabu, Cavanna, Wolinski, Renaud, Caroline Fourest, Riss, Charb, Luz, Gébé, Oncle Bernard, Riad Sattouf, Catherine, et tant d’autres dont il sera question ici ?
Alors j’ai décidé d’écrire ce livre. Pour la mémoire des morts et l’honneur des vivants. »P. V.
Philippe Val
Philippe Val est apparu au premier plan de la scène politique quand il a publié, en février 2005, dans Charlie-Hebdo, les fameuses caricatures danoises de Mahomet. Mais depuis plus de dix ans, cet éditorialiste affûté, brillant, moqueur, engagé à gauche mais en homme libre, n'épargne ni les uns, ni les autres. Il a affiché son « Oui » à la constitution européenne, et son « Non » aux islamistes en cravate. Il combat les multinationales inhumaines, mais aussi les arracheurs de cultures transgéniques? Ses prises de position, souvent étonnantes, toujours étayées, ont fait de lui une personnalité iconoclaste, admirée, contestée, centrale. Après des années de travail et de lecture, aiguillonné par un monde aux plaques tectoniques en perpétuelle friction, mais qu'il estime passionnant, riche, plein de beautés, Philippe Val nous confie son premier grand essai : un « traité de savoir-survivre par temps obscurs ». En vingt-trois chapitres parfaitement emboîtés, tressés de citations, de lectures, de films, de faits historiques, il tente de définir ce que pourrait être un « nouvel homme des lumières ». Comment ne pas se laisser « dominer par l'espèce » ; comment sublimer notre part sombre, faite de violence et de ressentiment ; comment agir en homme libre. Bref, comment ne pas donner prise à la culture du «malaise dans la civilisation », pente si courante dans un temps qui a connu les totalitarismes, la terreur, l'abjection ? Philippe Val nous propose aujourd'hui sa « méthode ». Dans ces pages, nulle froide réthorique, mais une approche spinoziste : « Si dieu le veut. Le but des Lumières a été de rendre absurdes et imprononçables ces mots qui scellent le mariage de l'individu avec son propre malheur. C'est par le travail de la pensée que commence le divorce. S'il est vain de penser que l'on éliminera un jour la souffrance, on peut en revanche conjurer la tristesse, qui n'est pas seulement la conséquence, mais aussi la cause de nos malheurs. Lecteur, si mon livre te donne l'intuition que la joie est moins inaccessible qu'il n'y paraît, j'aurai atteint mon but. Il est difficile de tenir une certitude dans ce monde changeant mais il en est une que Verlaine énonce dans « Ecoutez la chanson » : « Allez ! rien n'est meilleur à l âme / Que de faire une âme moins triste. »
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