Cosa ci vela il velo?: La Repubblica e il Sacro

LIT EDIZIONI
Free sample

Cosa ci vela il velo portato dalle donne islamiche nel contesto delle società occidentali? Che rapporto ci può essere tra uno Stato moderno e il Sacro? Cosa vuol dire cittadinanza? È una cosa che ci include in una comunità, o che ci dà diritto a forme di diffidenza e segregazione? Régis Debray, uno dei più importanti intellettuali e pensatori francesi di oggi, interviene in questa accorata lettera aperta ai suoi colleghi sulla questione dell'uso del velo islamico in Francia. Questione che, com'è noto, è andata ben al di là della sua problematica di disciplina didattica per la scuola dell'obbligo, per diventare la pietra di paragone di un dibattito sulla (sulle) libertà, sulle identità e sulla possibilità di essere tutti, indipendentemente da religione e razza, cittadini (e) repubblicani, cioè abitanti liberi di uno Stato laico e plurale: "Una legge restrittiva non sarebbe in armonia con lo spirito dei tempi, anche se al giorno d'oggi potremmo essere trattati con una certa indulgenza (i reazionari progressisti sono sempre più impopolari dei progressisti retrogradi)".
Read more
Loading...

Additional Information

Publisher
LIT EDIZIONI
Read more
Published on
May 27, 2007
Read more
Pages
76
Read more
ISBN
9788868262884
Read more
Language
Italian
Read more
Genres
Social Science / Islamic Studies
Social Science / Women's Studies
Read more
Content Protection
This content is DRM protected.
Read more
Read Aloud
Available on Android devices
Read more

Reading information

Smartphones and Tablets

Install the Google Play Books app for Android and iPad/iPhone. It syncs automatically with your account and allows you to read online or offline wherever you are.

Laptops and Computers

You can read books purchased on Google Play using your computer's web browser.

eReaders and other devices

To read on e-ink devices like the Sony eReader or Barnes & Noble Nook, you'll need to download a file and transfer it to your device. Please follow the detailed Help center instructions to transfer the files to supported eReaders.
Pendant la commémoration du 10e anniversaire de Mai, au printemps 1978, Régis Debray écrit dans le feu des (auto)célébrations un texte vigoureux qui cherche à dessiller tous ceux qui sont encore/toujours pris dans les « illusions lyriques » (l’expression est de lui). Il donne son manuscrit à François Maspero qui le fait paraître immédiatement. Pour résumer succinctement son propos, il montre que « Mai 68 est le berceau de la nouvelle société bourgeoise », que celle-ci est déjà advenue, que ceux qui se présentent comme les « ayants droit » de 68 ont capté pour eux-mêmes les postes dans les médias, qu’ils sont aux manettes, et que les révolutionnaires romantiques ont été et sont souvent encore les dupes d’un néo-capitalisme qui a vécu dans ces événements sa crise d’ajustement : le capitalisme ne pouvait que se conjuguer qu’avec des mœurs libérales pour franchir une étape... vers le néo-libéralisme (qu’il nomme néo-capitalisme). En cet épisode de contre-révolution s’est nouée l’alliance objective entre les libertaires et les libéraux (« la grande trouvaille de l’après-Mai : le libéralisme économique n’est pas marié avec le conservatisme social »). La thèse est aujourd’hui assez répandue, et ce depuis la fin des années 1990. En 1978, elle claque comme un coup de tonnerre. Debray brise l’intouchable, « c’est vilain de dire du mal de ce qui fut beau » ; il est inacceptable de déclarer que les « acteurs » d’hier sont des contestataires en peau de lapin. Ceux qui entendent la charge de Régis Debray la perçoivent comme venant d’une posture tiers-mondiste : cette pseudo-révolution au Nord, qui ne bouscule en rien le système capitaliste, passe à côté de l’enjeu majeur de l’époque – qui est toujours notre actualité : réduire les écarts avec les pays du Sud, où l’on se bat encore pour une vraie révolution. En fait, l’auteur décrit assez précisément des logiques et des lignes de force qui restructurent toute la société post-68 ; il inventorie toutes les idées qui sédimenteront bien plus tard en une série de dogmes servant la pensée unique : « moins d’Etat », « la politique ne vaut rien », l’écologie et le repli sur l’individualisme, l’éloge des femmes et des minorités ; l’alignement de l’idéologie française sur l’idéologie américaine, notamment en matière économique. Par bien des aspects, le texte est séminal, il est parcouru de quelques visions fulgurantes (la « libération » des ondes et l’inondation de publicité, demain, de tous les médias). Debray avait vu juste sur la société qui allait avoir le triomphe éclatant dès le début des années 1980. Son texte n’a pas pris une ride, et il est plus éclairant que jamais.
©2018 GoogleSite Terms of ServicePrivacyDevelopersArtistsAbout Google
By purchasing this item, you are transacting with Google Payments and agreeing to the Google Payments Terms of Service and Privacy Notice.