Orange fusion: Nouvelle érotique

Ska Éditions

Un peintre en mal d’inspiration et d’amour vit d’expédients trompeurs...

Avec son menton souille de rouge orangé et ses épaisses cuisses entrouvertes, elle faisait songer à une pute d’abattage avalant du kilomètre sans jamais avoir l’air absorbée. Son slip garance était fendu sur un sexe suggéré aux mèches poisseuses. Autant de claires agrafes qui sutureraient sa plaie, poursuivant la magie de leur nuit débridée.
— Planque ça ma coquine, se surprit-il à dire. T’es toute luisante sous le nylon et je me sens monter l’angoisse des profondeurs... Si on prenait une douche ensemble ?

Roland Sadaune, artiste peintre lui-même, brosse le portrait d’un drôle de zigue qui, faute d’avoir rencontré l’âme sœur, se complet dans le mensonge et l’artifice.

Une nouvelle érotique dans la grande tradition du genre

EXTRAIT

Malgré la température basse, Luc Verdi transpirait à grande eau. Incompatible avec cet iceberg flottant à son côté. Parviendrait-il à atteindre le sommet ? L’escalade en cordée n’était pas d’actualité, et il avait trop présumé de ses forces. Le bloc de glace n’offrait que des faces abruptes. Harmonieuses mais difficiles à gravir. Donner du sien. Everest, Nirvana, Kilimand... Surseoir à l’expédition et redescendre vite fait dans la vallée ? Décidément, le ski de fond entre les deux mamelons lui conviendrait mieux.

A PROPOS DE L'AUTEUR

Huitième enfant d’une mère polonaise, Roland Sadaune se passionne de littérature policière dès l’âge de 13 ans. Après une adolescence passée dans le brouhaha d’une usine et la solitude d’un hôtel, il corrige l’erreur d’aiguillage en plongeant dans la peinture. Il mène alors de front vie professionnelle et vie culturelle. Puis sa carrière d’artiste peintre s’impose, ce qui ne l’empêche pas d’entreprendre l’écriture d’un ouvrage policier. Essai qui se voit transformé par une trentaine de romans et le double de nouvelles. Ancien membre du bureau de l’association 813, il participe à des revues de genre. Outre des illustrations ponctuelles, il propose 3 expositions picturales sur le thème du Polar. Son joker préféré est le cinéma. En salle, car l’été on y est au frais, et l’hiver on s’y sent bien. Il apprécie le ludisme noir qui fait rire jaune.
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Additional Information

Publisher
Ska Éditions
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Published on
Oct 30, 2015
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Pages
21
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ISBN
9791023402834
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Language
French
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Genres
Fiction / Action & Adventure
Fiction / Erotica / General
Fiction / General
Fiction / Romance / Erotica
Fiction / Short Stories (single author)
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Quand les affres de la passion emprisonnent...

Les tribulations sexuelles conduisent le héros au cimetière de la passion amoureuse.

Une nouvelle érotique dans la grande tradition du genre

EXTRAIT

Un soleil d’automne éclatait sur la verrière du métro Abbesses, fusillait les façades alentour abritant des chambres de passe. Une couverture bouchait l’œil-de-bœuf de l’hôtel borgne Mama Nembe. Par excès de précaution, l’espace intime avait été calfeutré. Ce type d’établissement n’était pas familier de Lucien-Herbert Danglade, qui prisait plutôt les chaînes hôtelières étoilées permettant d’exulter dans une ambiance bling-bling.
La lumière du plafonnier se reflétait sur la bouteille et les deux verres enrichis d’un MN doré, en faction sur la table de nuit. Il baissa les bras, essoufflé. À l’approche de la soixantaine, il lui fallait se ménager, surtout que ses fonctions officielles ne lui laissaient guère de répit. Par besoin de remontant, il s’empara de l’un des verres. La femme noire, de trente ans sa cadette, n’avait pas touché au sien. Une pute du nom d’Abuja, une Nigériane sans emploi mais avec papiers. Une Leffe à la main, elle l’avait abordé dans le bistro proche de l’appartement de Christine, sa promise. Lorsque d’un coup de langue elle avait transpercé la mousse nappant ses lèvres, un séisme avait secoué la poche kangourou du slip de Danglade. Tant pis pour Chris. La fille se révélait très professionnelle, nymphomane tendance espiègle. L’expédition en terre africaine coûtait deux cents euros à Danglade.

A PROPOS DE L’AUTEUR

Huitième enfant d’une mère polonaise, Roland Sadaune se passionne de littérature policière dès l’âge de 13 ans. Après une adolescence passée dans le brouhaha d’une usine et la solitude d’un hôtel, il corrige l’erreur d’aiguillage en plongeant dans la peinture. Il mène alors de front vie professionnelle et vie culturelle. Puis sa carrière d’artiste peintre s’impose, ce qui ne l’empêche pas d’entreprendre l’écriture d’un ouvrage policier. Essai qui se voit transformé par une trentaine de romans et le double de nouvelles. Ancien membre du bureau de l’association 813, il participe à des revues de genre. Outre des illustrations ponctuelles, il propose 3 expositions picturales sur le thème du Polar. Son joker préféré est le cinéma. En salle, car l’été on y est au frais, et l’hiver on s’y sent bien. Il apprécie le ludisme noir qui fait rire jaune.
Les amours comme les bateaux meurent et terminent leurs vies au cimetière

Roland Sadaune est peintre, et c’est par petites touches qu’il conduit avec talent son récit jusqu’à sa chute. Une histoire de faux-semblants et de voyeurisme à travers le tableau des amours mortes.

Une nouvelle érotique dans la grande tradition du genre

EXTRAIT

Quand il s'approcha du cimetière des bateaux, Robert Marsouin perçut les bruits de la marée et de la mâture. Les oiseaux, figés en plein vol, l’étonnèrent. En revanche, la vision lumineuse des trois cabines le réjouit.
Que la fête commence ! s’exclama-t-il en son for intérieur.

A PROPOS DE L’AUTEUR

Huitième enfant d’une mère polonaise, Roland Sadaune se passionne de littérature policière dès l’âge de 13 ans. Après une adolescence passée dans le brouhaha d’une usine et la solitude d’un hôtel, il corrige l’erreur d’aiguillage en plongeant dans la peinture. Il mène alors de front vie professionnelle et vie culturelle. Puis sa carrière d’artiste peintre s’impose, ce qui ne l’empêche pas d’entreprendre l’écriture d’un ouvrage policier. Essai qui se voit transformé par une trentaine de romans et le double de nouvelles. Ancien membre du bureau de l’association 813, il participe à des revues de genre. Outre des illustrations ponctuelles, il propose 3 expositions picturales sur le thème du Polar. Son joker préféré est le cinéma. En salle, car l’été on y est au frais, et l’hiver on s’y sent bien. Il apprécie le ludisme noir qui fait rire jaune.
Une peau de soie, une cravache... un vertige inoubliable à la recherche duquel l’héroïne pourrait bien se perdre.

D'un geste élégant, elle sort de sa poche la si douce enveloppe, la hume avec appétit mélange d'épices et de sueur, mélange enivrant. À l’intérieur, juste un carton tout aussi noir, tout aussi doux. Une écriture fine et ferme et juste un mot, en lettres d'argent TOUT. Elle commande un whisky pur malt, sans glaçons bien sûr, à un garçon intimidé et le boit à petites gorgées, à l'écoute de la chaleur dans son ventre, de ce léger vertige, et des premiers frémissements du désir. La clé est chaude maintenant dans sa main.

Les paroxysmes du désir, puis du plaisir, dans une nouvelle qui nous réserve une suite tout aussi voluptueuse et sombre à la fois.

EXTRAIT

Tailleur strict, bas noirs qui se devinent soyeux, escarpins à talons hauts, coiffure impeccable, et un regard hautain sur le monde. Principalement sur tous ces hommes qui posent sur elle un œil gourmand, tentant de se l'approprier d'une œillade aguicheuse. Le rythme de son pas suffit à lui seul à décourager les plus téméraires. Ne restent en lice que les plus sportifs ou les plus désespérés. Il y a dans sa grâce à se déplacer quelque chose de félin, mais d’un félin affamé, agressif, de l'étoffe des vainqueurs. Jusqu'à son parfum aux fragrances musquées, plus masculines que féminines. Cette femme dévale les rues tambour battant, chaque pas est un pas de charge, chaque trottoir un champ de bataille. Et c'est elle, le commandant en chef, qui décidera de qui vivra, qui mourra, qui sera enfermé et de la durée des peines infligées.

Ce matin, son regard a les éclairs des jours de gloire. Au fond de sa poche, une enveloppe noire. Comment fait-on pour trouver un papier au grain aussi doux que la peau ?
La main qui ne tient pas fermement son sac en cuir noir Chanel, chic et classe, caresse l'enveloppe mystérieuse à s'en échauffer le bout des doigts.
Son visage reste impassible, dur et froid, ses yeux verts de chat sauvage invariablement fixés droit devant elle, tendus vers un seul et unique objectif : gagner. Quel que soit l'enjeu, gagner à tout prix, à n'importe quel prix.

A PROPOS DE L'AUTEUR

Femme bruxelloise, mère, ex-épouse, amante,... Véronique Pollet mène plusieurs vies en une comme souvent à notre époque. Blind date est sa première publication.
Le feu couve toujours sous la cendre des cheveux gris ; le désir c’est la vie.

D’un geste sec du genou, j’écarte ses jambes, assez pour lui entrouvrir les fesses, sans briser son équilibre. Il titube légèrement, laisse échapper un cri de surprise. Il est à moi maintenant, entièrement, totalement. Ma main gauche enserre son cou sans douceur, il ne faut pas qu’il bouge. Je suis prête, tout autant que lui, je peux commencer. Je lève le bras bien haut, dans un geste ample et souple, les lanières de cuir s’abattent...

Dans ce dernier volet de la carrière d’une dominatrice, Véronique Pollet redonne vigueur au dicton « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir » pour ranimer le désir élimé au crépuscule d’une existence.

Un texte érotique et littéraire d’une grande beauté d’évocation

EXTRAIT

L’air est frais, j’ajuste mon châle sur mes épaules. J’ai beaucoup maigri ces dernières semaines, je m’affaiblis en silence. La cure devrait me faire du bien, du moins c’est ce que me disent mes fils, et j’aime le leur laisser croire. Ils m’ont installée dans cet hôtel un peu passé mais encore correct. Les pensionnaires sont peu nombreux, beaucoup ont préféré prendre l’avion vers le climat plus clément des îles Canaries. Il règne ici une atmosphère fin-de-siècle, enfin d’un autre siècle. Dans l’immense salle à manger, vestige d’une gloire fanée, chaque pensionnaire a ses habitudes, sa table et son rond de serviette. Chacun se salue de la tête. On ne se parle pas : qu’aurions-nous à nous dire ? Celui-là parlerait de ses artères, celle-là de son arthrite, celle-ci encore ne saurait plus quoi dire depuis qu’Alzheimer lui grignote la mémoire. Et puis moi, moi je noie dans le silence cette douleur tentaculaire qui me mange l’intérieur.

A PROPOS DE L’AUTEUR

Femme bruxelloise, mère, ex-épouse, amante,... Véronique Pollet mène plusieurs vies en une comme souvent à notre époque. Sa première publication est Blind date.
La stratégie amoureuse peut emprunter des chemins tortueux pour retrouver l’être ayant su combler votre libido au-delà du raisonnable

Véronique Pollet, dans le prolongement de Blind date, nous entraine dans l’insondable quête de l’autre, l’aiguillon de la passion au creux des reins.

Une nouvelle érotique dans la grande tradition du genre

EXTRAIT

Je l'avais cherchée longtemps, reconnue parfois, perdue toujours. De cette rencontre, j'avais gardé non pas les stigmates mais le désir violent de revivre sa peau, sa bouche. L'espoir fou de retrouver un matin, entre factures et publicités, une enveloppe noire et prometteuse.
Mais rien ne vint. J'avais donc pris les choses en main, acheté une série d'enveloppes rouges, au grain froid et sec, et m'étais forgé une personnalité de Maîtresse sur différents sites spécialisés...

A PROPOS DE L'AUTEUR

Femme, mère, ex-épouse, amante... plusieurs vies en une, comme souvent à notre époque. Belge, bruxelloise, la petite cinquantaine, la fleur de l'âge ou de tous les désenchantements suivant les jours. Une formation d'enseignante même si mon passage éclair dans une école particulièrement difficile, au sens physique du mot, m'a guéri à tout jamais de toute envie maïeutique.
Idéaliste romantique un peu perdue dans le monde financier qui m'emploie aujourd'hui, il me reste le plaisir d'écrire. Le plaisir de partager, une fierté et un accomplissement personnel justifiant au-delà des mots, les émotions qui m'animent et me nourrissent.
Une nouvelle érotique dans la grande tradition du genre

Fusion amoureuse explosive pour conjurer le cataclysme nucléaire.

Une écriture singulière cheminant entre l’explicite et le parabolique

EXTRAIT

Il est hors de question, n’est-ce pas mon amour, que nous quittions la ville, hors de question que nous obéissions aux injonctions des voitures de la sécurité civile et de leurs haut-parleurs qui sillonnent les boulevards, les avenues, les rues et même, parfois, s’engagent dans les impasses aux noms baroques du Vieux Quartier où nous vivons depuis si longtemps.
Laisse-moi plutôt te déshabiller comme tu me déshabilles, retrouver d’abord la rondeur des épaules en retirant ce petit haut de soie sauvage et ensuite passer la main dans tes cheveux, jouer avec eux pour qu’ils retombent sur tes yeux clairs de blonde absolue.

A PROPOS DE L'AUTEUR

Né à Rouen, Jérôme Leroy a été professeur de français dans différents collèges du Nord. Désormais, il se consacre uniquement à la littérature. Il est l’auteur de romans, de nouvelles et de poèmes. Il a aussi réalisé plusieurs anthologies (éd. Sortilèges, Actes Sud, Les Belles lettres), et écrit des chroniques pour Causeur.fr et Valeurs actuelles. Il a créé et dirigé la collection « novella sf » chez les éditions du Rocher. Marxiste convaincu, il est également conseiller littéraire de l’association Colères du Présent, association organisatrice d’un "Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale" à Arras. Son dernier succès littéraire est Le bloc, paru à la Série Noire-Gallimard.
Les orgasmes de la Capitaine Pubis ont tout pour devenir une arme de destruction massive. Eruptif !

Les joues rougissent à l’approche de la capitaine Pubis qui prend son temps pour reluquer de haut en bas chaque pioupiou. Nom de nom, ce qu’elle est jeune ! pensent tous les gars du secteur, bloquant leur respiration. Ils voudraient éviter de lui souffler dans le nez leur haleine de fosse à purin. Incommoder un si mignon petit nez serait passible du peloton pour haute trahison.
« Tu crois que c’est vrai ou qu’on rêve ?
— Si c’est un rêve, je ne veux jamais en sortir », rétorque Marcaillou à son voisin de droite.

Il faut tout le talent de Thirion pour faire en sorte que cette fantaisie ne ressemble pas à un crachat sur la mémoire des poilus de Verdun alors qu’on fête le centième anniversaire de cette bataille atroce. Un peu de légèreté, s’il vous plait, la Mort ! Ah si le plaisir avait pu vaincre finalement cette folie belliciste !

Une nouvelle oscillant entre érotisme sauvage et humour noir....à dévorer !

EXTRAIT

Loin du front, les civils s’impatientent et houspillent les hommes du front : mais qu’est-ce que vous attendez pour leur voler dans les plumes à ces oiseaux de malheur ? S’ils s’écoutaient, ils attaqueraient eux-mêmes et l’affaire serait vite pliée. Les civils, voilà les vrais hommes !

Sur la ligne de feu, on en a marre, marre de se faire canarder, marre de recevoir des bombes sur la tête qui vous transforment de beaux garçons en hachis puant, mélangé à la boue épaisse des champs de bataille. Rien de mieux pour faire fuir les filles. À part les galonnés qu’on ne voit qu’en photo dans les journaux, la plupart des soldats affichent moins de trente ans. Vingt-six et quatre mois pour Marcaillou. Les plus âgés sont en bouillie ou sont retournés chez eux, fracassés de partout. Face à cet ennemi qui s’entête, on rage en sourdine. On voudrait les voir, les va-t-en-guerre en chaussons, survivre dans cet enfer.

Tout va mal donc.

Enfin, peut-être pas.

A PROPOS DE L’AUTEUR

Né en littérature avec des nouvelles SF publiées en revues et anthologies d’une lointaine galaxie. De la nationalité des mots et des arts graphiques depuis l’enfance. Longtemps addict au jeu d’échecs. Sevré après deux livres écrits sur le sujet. Stylo et pinceau en bataille, avec une incursion dans le théâtre, des illustrations de livres, des piges dans les journaux, des travaux d’édition, des expos confidentielles et une route qui mène de Paris au Sud-Ouest, en passant par la Lorraine et l’Alsace. L’enseignement pour finir et assurer les arrières, et l’écriture de romans pour recommencer sa vie à chaque fois.
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