Stendhal. Rencontres d’hier et d’aujourd’hui

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On sait qu’Henri Beyle dit Stendhal participa à la Campagne de Russie de 1812 dans l’administration napoléonienne et qu’il figura parmi les heureux rescapés de la Bérézina. Mais que sait-on de l’influence ultérieure de son œuvre sur ce pays qu’il connut sous un jour aussi tragique ? Peu de choses, même dans les cercles stendhaliens. Or, lecture faite de l’essai de Taube Müller Stendhal. Rencontres d’hier et d’aujourd’hui, l’on découvre que cette influence fut d’emblée considérable sur la culture russe. Ainsi voit-on Stendhal semer les ferments de sa pensée novatrice dans l’esprit d’Alexandre Pouchkine, de Piotr Viazemski, des insurgés décembristes, d’Alexandre Tourgueniev ; ainsi le voit-on enflammer l’imagination du jeune Léon Tolstoï, puis, un demi-siècle plus tard, nourrir les réflexions de celui-ci sur les lois de l’art romanesque, avec un jeun impressionnant de corrélations jusque-là insoupçonnées.

Stendhalienne de renom, Taube Müller traversa le XXe siècle en se consacrant à l’étude du richissime héritage russe du romancier français. Elle produit ici un témoignage inédit sur les milieux savants du monde entier qui, de congrès en congrès, poussèrent toujours plus loin l’exploration de l’écrivain. Au passage, elle met la focale sur l’action du grand francophile russe Ilya Ehrenbourg qu’elle côtoya de près grâce à leur amour partagé de Stendhal.

Si Stendhal quitta la Russie dans la débandade, on apprend ici qu’il ne cessera d’y revenir par son œuvre durant les deux cents ans qui suivront…

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À propos de l'auteur

Taube Müller (Tatiana Volfovna Müller-Kotchetkova) est une stendhalienne de renom, auteur des livres Stendhal, Trieste, Civitavecchia et… Riga, Stendhal.Rencontres d’hier et d’aujourd’hui, A destin mêlés, Voyage dans l’Empire céleste. Née le 29 mars 1920 dans la ville de Liepāja, elle était le troisième enfant de Wolf et Liba Blumberg, respectivement journaliste et chapelière, dont les revenus ne suffisaient pas pour nourrir la famille. Aussi Taube fut-elle placée chez ses grands-parents maternels, des juifs très croyants. Au début de l’été 1936, Taube déménagea à Riga où elle fit la connaissance de l’enseignante Johanna Isidorovna Lichter et de son fils Volia, militant de l’organisation clandestine Darba Jaunatne (« Jeunesse ouvrière »). A la fin de 1936, Volia partit combattre en Espagne aux côtés des Républicains. N’ayant aucune nouvelle de lui et s’inquiétant de son sort, Taube arriva à Paris au début de novembre 1937. A l’été 1938, elle apprit par des brigadistes blessés que Volia avait trouvé la mort au combat en février 1937 près de la rivière Jarama. Elle fit la connaissance de Gustav Müller, de Mannheim, qui avait connu Volia dans le bataillon Edgar André. Gustav avait eu le bras droit déchiqueté, sa main était paralysée. Il l’introduisit dans le cercle de ses amis. Ils s’aimèrent et, le 27 octobre 1939, naquit leur fils Edgar. Gustav se trouvait alors dans un camp de concentration français. Le 14 juin 1940, les Allemands occupèrent Paris. En août, Gustav parvint à s’extraire du camp et à passer clandestinement la ligne de démarcation. Une fois à Paris, il convainquit Taube d’emmener leur fils en Lettonie. La veille du Nouvel An 1941, Taube et Edik rejoignirent Riga. Après que l’Allemagne eut attaqué l’Union soviétique, ils purent miraculeusement quitter la ville grâce à un billet de train pour Daugavpils donné par le médecin chez qui ils louaient une chambre. Celui-ci était invité à s’y rendre pour une consultation mais, la guerre venant d’éclater, il avait préféré renoncer au voyage. Aucun train ne partait plus de Daugavpils. Un convoi militaire arriva. On ne laissait monter personne, mais un soldat prit Taube en pitié et la chargea dans le convoi en la tirant par-dessus les têtes. A Klin, ils réussirent à se joindre à un convoi d’évacués de Lettonie. Dans la deuxième moitié d’octobre 1944, Taube et Edik revinrent à Riga qui venait d’être libérée. Il s’avéra que tous ses proches qui n’avaient pas eu le temps de fuir avaient été tués par les Allemands, comme l’écrasante majorité des juifs de Lettonie. A peine de retour à Riga, Taube envoya un télégramme à son amie Marie-Louise, à Paris, pour avoir des nouvelles de Gustav. Le télégramme n’atteignit pas son destinataire et lui fut retourné. Ce ne fut que vingt-deux ans plus tard, de séjour à Paris, qu’elle comprit qu’elle s’était trompée de numéro de rue. Taube passa ses examens de fin d’études secondaires et se fit admettre à l’université, en journalisme. Une année plus tard, elle changea pour le département d’études romanes de la faculté de lettres. En 1946, elle fit la connaissance d’Alexeï Nikolaïevitch Kotchetkov. Ils ne tardèrent pas à se marier. En 1954 et 1956, ils eurent une fille Véra et un fils Vova. En 1949, alors qu’elle préparait un mémoire de fin d’études sur la poésie de la Résistance de Louis Aragon, Taube s’adressa à Ilya Ehrenbourg qui connaissait personnellement le poète, le priant de l’aider à trouver des sources. Ehrenbourg la mit en contact avec Lily Brik, la sœur d’Elsa Triolet, épouse d’Aragon. Quand elle eut fini son mémoire de diplôme grâce aux livres d’Aragon que celle-ci lui avait prêtés, Taube en envoya un exemplaire à Ehrenbourg. Un ou deux ans plus tard, Ilya Ehrenbourg lui dit qu’il avait montré cet exemplaire à Louis Aragon, lequel l’avait lu en laissant des commentaires dans la marge. Au début de 1950, Taube fut embauchée au service bibliographique de la Bibliothèque de l’Académie des sciences de la république fédérée de Lettonie. Durant les trois années qu’elle y travailla, elle dut soumettre à plusieurs reprises son curriculum vitae au comité du Parti. A chaque fois, elle donnait les mêmes renseignements : son grand-père et sa grand-mère, son oncle et sa sœur en Israël, dont elle était sans nouvelle depuis longtemps, son père journaliste en France, mort à Auschwitz (ce qu’elle ignorait à cette époque), Gustav resté en France, la Résistance. Bien des années plus tard, elle comprit pourquoi elle avait été convoquée plusieurs fois : c’était que Gustav avait envoyé des demandes la concernant par l’intermédiaire du Parti. Ces demandes atterrissaient à Moscou, puis étaient envoyées à Riga. Gustav recevait des réponses négatives pendant qu’on obligeait Taube à se justifier par des curriculum vitae. A la fin de 1953, dans le contexte d’une campagne antisémite, Taube et son mari furent licenciés. Elle ne put se faire réembaucher qu’au début de 1954 au service bibliographique de la Bibliothèque d’Etat de la Lettonie où on la chargea bientôt de traduire des notes manuscrites faites par Stendhal dans les années 1830 sur des feuilles reliées à un livre de l’auteur italien Luigi Lanzi sur l’histoire de la peinture vénitienne. A la fin de 1957, Taube envoya à Ilya Ehrenbourg une photocopie d’une page des notes de Stendhal, lequel la fit parvenir à Luis Aragon. Ce dernier, à son tour, la confia pour expertise à Henri Martineau, le meilleur spécialiste de l’œuvre de Stendhal, qui attesta dans une lettre ouverte aux Lettres françaises (1er janvier 1958) qu’il s’agissait bien de l’écriture de Stendhal et que cette note avait été faite « par une journée diabolique ». Après avoir déchiffré les notes de Stendhal dans le livre de Lanzi, Taube put reconstituer certains événements de la vie de Stendhal à Trieste, sur quoi peu de renseignements s’étaient conservés. Elle réussit également à établir de quelle manière ce livre ayant appartenu à Stendhal s’était retrouvé à Riga. Dans les archives historiques de Moscou (TsGIA), elle découvrit un journal manuscrit de Félix Meyendorff, jeune diplomate russe envoyé en mission secrète en Italie en 1861. Sur la route de Rome, Meyendorff séjourna à Civitavecchia où il fit la connaissance de l’antiquaire Donato Bucci qui lui offrit le livre de Luigi Lanzi avec les notes de Stendhal. La propriété familiale de Meyendorff se trouvait en Livonie. En 1919, par suite de la nationalisation des bibliothèques domaniales, le livre en question se retrouva à la Bibliothèque d’Etat de Riga. Taube fit le récit détaillé de cette histoire dans son ouvrage Stendhal, Trieste, Civitavecchia et…Riga. En avril 1958, Taube rencontra Louis Aragon à Moscou par l’entremise d’Ilya Ehrenbourg. Ils eurent une longue conversation, et, à la fin, elle lui parla de Gustav. En 1959, Taube publia l’article Stendhal et Viazemski, basé sur l’étude du Fonds Piotr Andreïevitch Viazemski dans les Archives arts et littérature de Moscou (TsGALI). Louis Aragon y fit écho dans France Nouvelle (n°731, 1959) par un grand article intitulé « De Stendhal et du XXe siècle », évoquant non seulement les publications de Taube, mais aussi leur rencontre à Moscou, sa destinée et Gustav, « jeune Allemand » qu’il s’était promis de retrouver, mais en vain. Quelque temps plus tard, la même année, Taube découvrit le nom de Gustav dans un bulletin réalisé en Allemagne de l’Ouest par d’anciens brigadistes. Elle écrivit quelques lignes à l’attention du responsable éditorial. Un mois après, deux lettres arrivèrent presque en même temps. L’une d’elles, très émue, était de Gustav. L’autre venait du responsable éditorial du bulletin, qui se révéla un vieil ami de celui-ci. Il s’était rendu chez Gustav à Mannheim pour lui remettre ces lignes en main propre. Une correspondance se noua entre Taube et Gustav. En septembre 1960, Taube fut engagée au département français de la faculté des langues étrangères de l’Université d’Etat de Lettonie. Elle consacrait toutes ses vacances aux archives. Dans les papiers de l’armée napoléonienne, aux Archives des pièces anciennes (TsGADA), elle découvrit des lettres inconnues d’Henri Beyle, écrites de Russie et signées sous différents pseudonymes (Henri Beyle dit Stendhal était alors au service du comte Daru, Intendant général de la Grande Armée). Elle parvint à établir ce qu’était devenue en Russie Mélanie Gilbert, maîtresse d’Henri Beyle, qu’il avait recherchée dans Moscou en flamme. Cette jeune femme joua un rôle notable dans la vie et l’œuvre de Stendhal. Aux Archives de l’Institut de la littérature russe près l’Académie des sciences de l’URSS, à Léningrad, elle trouva dans un journal manuscrit d’Alexandre Ivanovitch Tourgueniev un récit jusque-là complètement ignoré des promenades que faisaient Henri Beyle et Alexandre Tourgueniev dans Rome et les environs. Doué d’une mémoire phénoménale, Tourgueniev rapportait en détail dans les notes de son journal les propos de Beyle sur les monuments antiques, sur « la Rome d’aujourd’hui et les Romains », sur le pape, les cardinaux, la politique intérieure. Taube fit état de tout cela dans son livre Stendhal. Rencontres d’hier et d’aujourd’hui. En 1963, elle fut invitée en Italie au Congrès stendhalien, mais ne put obtenir le visa de sortie. En 1966, elle parvint grâce à Ehrenbourg à obtenir un visa pour le Congrès de Paris. Là, elle retrouva son oncle Max et Lucia, la fille de ce dernier. Elle apprit que sa tante avait trouvé la mort dans un camp de concentration. Une fois les travaux du congrès finis, Taube rendit visite à sa vieille amie Marie-Louise dont le mari Gabi était mort d’un cancer quelques années plus tôt. Marie-Louise se proposa d’envoyer un télégramme à Gustav. Le surlendemain, celui-ci était déjà à Paris. En 1967, Taube se rendit au congrès de Parme. En 1968, elle réussit à revoir Gustav à Berlin-Est, et, en 1969, obtint un visa pour Gustav à Riga. En 1972, Gustav l’invita en Allemagne de l’Ouest et ils se marièrent. A deux reprises elle se rendit chez lui puis, du jour où l’on cessa de lui accorder des visas de sortie, elle entreprit des démarches pour émigrer en Allemagne de l’Ouest. En 1979, cette autorisation obtenue, elle rejoignit Gustav. Fin 1981, Gustav mourut d’un infarctus. En 1982, Taube rentra à Riga. En 1990, elle rejoignit sa fille aux Etats-Unis. Elle se mit à voyager et visita plusieurs pays du continent américain, de l’Europe, du Proche-Orient et de l’Asie.
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Éditeur
T&V Media
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Date de publication
15 mars 2014
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Pages
268
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ISBN
9781937124168
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Fonctionnalités
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Langage
français
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Genre
Biographie et autobiographie / Historique
Biographie et autobiographie / Littérature
Biographie et autobiographie / Mémoires personnelles
Histoire / Europe / France
Histoire / Europe / Russie et ex-Union soviétique
Histoire / Moderne / 19e siècle
Histoire / Moderne / 20e siècle
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N°3 des ventes en décembre 2014 !
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Biographie de Michael Jackson
Nouvelle version 2016 enrichie

Cette édition comporte plusieurs nouveaux chapitres truffés de révélations : pourquoi Michael a 'congédié' Quincy Jones, son idylle avec Lisa-Marie, le making off de Dangerous..

Michael Jackson, Black of White ?

De toutes les stars apparues depuis plusieurs décennies, Michael Jackson demeure la plus fascinante, celle qui échappe le plus à l’analyse immédiate.

Bourré de talent, capable de mettre en scène des spectacles d’une qualité rarissime, d’écrire des tubes à jamais mémorables, de déhancher son corps d’une manière ahurissante, Michael Jackson a d’abord séduit le public par ses qualités d’artiste.

En contrepartie, ce même public a dû accepter les excentricités hors norme d’un personnage à jamais inclassable, sorte de héros décalé d’un conte de fées qui aurait déraillé en chemin.

Pour quelles raisons un génie de la pop music s'est-il transformé en un personnage énigmatique, à la recherche d'une identité parallèle ?

L’Histoire retiendra l’essentiel : Billy Jean, Thriller, Don’t stop till you get enough, The way you make me feel et d’autres chansons devenues des classiques et appelées à résister à l’usure du temps…

Bonus : Le making of de 'Thriller' - portraits de Janet Jackson, Quincy Jones...
Le chapitre sur Thriller, l'album de tous les records inclut le 'making of' détaillé de de chaque chanson. Il comporte aussi des portraits de Quincy Jones, Janet Jackson et la troublante LaToya.

La section : '60 faits méconnus sur Michael' comporte de nombreux faits et anecdotes rapportés par ceux qui l'ont côtoyé :
Quelques exemples :
Selon l’ingénieur du son Rob Hoffman, Michael aimait boire de l’eau très chaude lorsqu’il chantait : « quand dit de l’eau chaude, c’était vraiment hyper chaud. J’allais jusqu’à faire fondre des cuillères en plastique dedans pour tester la température ! »
Durant l’enregistrement de Dangerous, Nancy Reagan, l’ancienne première dame des USA est venue plusieurs fois rendre visite à Michael dans son studio d’enregistrement.
Au cas où Michael Jackson aurait été inculpé en 2005, son frère Jermaine avait prévu un jet privé en standy qui aurait secrètement transporté Michael au Bahrein, où le fils du Roi avait émis le souhait de le recueillir...


Comme l’a déclaré un autre maître de son art, Steven Spielberg :

« Tout comme il n’y aura jamais d’autres Fred Astaire ou d’autres Chuck Berry ou d’autres Elvis Presley, il n’y aura jamais personne de comparable à Michael Jackson. Son talent, sa vivacité et son côté mystérieux font de lui une légende... »

 

Les éditions EME « Sources d’Homme » en Belgique ont accepté de donner une voix à un témoin clé du drame de 1994, un témoin oublié dans sa prison au Mali après avoir été condamné à la perpétuité comme « planificateur » et orchestrateur du génocide, alors qu’issu de l’opposition démocratique, il s’apprêtait le 7 avril 1994 au matin à s’envoler pour le Sénégal et à y participer à un séminaire sur le crédit rural au départ de son expérience de responsable des Banques Populaires au Rwanda. Donner une voix à Jean Kambanda aujourd’hui revêt d’autant plus de signification que celui-ci enfermé dans une procédure douteuse de « plaidoyer de culpabilité » n’a pu bénéficier d’aucun procès équitable avec le concours d’une défense indépendante et de confiance, lui permettant ainsi de faire valoir sa vérité sur les événements et de répondre de façon concrète à des faits précis. On a assisté à l’éparpillement des procédures relatives aux différents membres du gouvernement à la mise en isolement absolu du premier ministre hors du siège du tribunal d’Arusha, durant plus de huit mois, en 1997 et 1998, au recours in extremis à un avocat imposé par le Procureur adjoint de l’époque et à l’obtention abusive d’un aveu sur des crimes que Jean Kambanda n’a pas commis ou n’était pas en mesure de commettre. Cela a finalement permis d’escamoter la tenue d’un grand procès public de l’exécutif intérimaire rwandais, un procès équilibré reposant sur des investigations systématiques tant à charge qu’à décharge.

Les éditions EME « Sources d’Homme » souhaitent par cette publication éclairer un aspect trop méconnu de l’apocalypse de 1994, grâce à un témoin privilégié qui reconnaît pleinement le génocide et la nécessité pour chacun d’assumer ses responsabilités personnelles au cours des événements.
 Le département de l'Allier de 1945 à l'an 2000, un demi-siècle d'histoire ! Un département au singulier destin. Acquis au Front populaire en 1936, envahi en 1940, partagé en deux par la ligne de démarcation, il doit, pendant quatre ans, héberger le régime de l'État français. Après la Libération, le C.D.L. de l'Allier tente une expérience de contrôle ouvrier à travers les comités de gestion et d'épuration. Après 1945, le retour à la normalité s'accompagne de profondes transformations économiques, avec les mutations du monde rural, les bouleversements du monde industriel, les aléas du thermalisme, et au fil des années, une population qui régresse et qui vieillit. L'opinion, d'abord résolument à gauche, se démarque ensuite des institutions et des pratiques de la Ve République, avant de connaître les alternances politiqes, à travers l'évolution du Conseil général et les multiples scrutins électoraux. Voyages présidentiels et manifestations publiques montrent une opinion volontiers revendicatrice. Mais le tableau de l'économie et de l'évolution de l'opinion seriat incomplet sans les acteurs humains. D'où une troisième partie consacrée aux portraits de personnalités du monde économique, du monde politique, du monde des lettres et des arts, qui ont su donner vie et relief à une période de l'histoire où le tragique des années précédentes a laissé la place à une période plus pacifique, mais non moins exempte de drames et de difficultés.
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