Le mariage de Dominique Hardenne

JC Lattès
1

Maillard, Bizot, Hardenne : trois soldats chargés de nourrir les troupes. Malheureux rescapés d’une armée en déroute, sur une terre dévastée qui a perdu le goût de vivre, ce trio improbable va éclater en morceaux lorsque Maillard et Bizot seront tués à leur tour.
Dominique Hardenne est peut-être le seul survivant du désastre, alors en bon fermier, il veut rentrer chez lui. Mais la guerre est passée ici aussi, et au village il ne trouve que des corps, parfaitement conservés dans leur dernière posture et qui lui en disent beaucoup sur la vie qui s’est écoulée en son absence.
Ses parents sont à la messe, comme toujours ; Madame Amédée, l’ancienne bigote, est devenue tenancière d’un bordel ; Nathalie, la belle Nathalie, est là aussi... Dominique Hardenne veut comprendre mais doit lutter contre la folie qui le guette à force de solitude et de doutes.
Au milieu des corps figés des habitants du village et des fantômes de Maillard et Bizot, les deux frères d’armes dont il porte les reliques, Dominique Hardenne entre dans une course contre la montre : contre la pourriture des corps, contre la prolifération des insectes, contre la folie distillée par la solitude. Dans son refus de céder la terre aux cloportes, Hardenne ramène l’humanité à ses peurs et ses rêves fondamentaux.
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About the author

Romancier, journaliste, homme de théâtre, Vincent Engel est auteur chez Lattès de nombreux succès dont Les Absentes et Le mariage de Dominique Ardenne.

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Additional Information

Publisher
JC Lattès
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Published on
Aug 25, 2010
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Pages
200
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ISBN
9782709631532
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Language
French
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Genres
Fiction / General
Fiction / Literary
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Toscane, 1928.

Dans un village isolé et pauvre, la fille du maire, qui n’a plus prononcé un mot depuis la disparition de sa mère, semble s’éveiller à l’arrivée d’un cirque itinérant sur la place du bourg.
Bientôt s’installe une confrontation entre les saltimbanques et le maître des lieux. Que s’est-il passé, jadis, dans la forêt qui borde le village ? Quel mystérieux pouvoir possède le vieil éléphant de la troupe ? Où commence l’illusion, où s’arrête la réalité ?

Une histoire pour réfléchir à la réalité du pouvoir et au pouvoir de la réalité.

EXTRAIT

Assis sur la planche en bois à côté de Luigi, Sandro somnole. La route de terre est douce pour les roues du vieux chariot, et les deux chevaux, à l’avant, prennent leur temps sous le soleil pesant. À quoi servirait de courir ? Luigi laisse les rênes pendre et se fie à ses montures. Ils arriveront toujours à temps dans le prochain village ; là, il faudra voir l’accueil. Il y a des fascistes qui n’aiment pas les saltimbanques, et le cirque de Luigi n’est pas du genre flamboyant. Depuis 1922 et l’arrivée au pouvoir du Duce, les affaires périclitent. Mais peut-être est-ce une excuse. C’est peut-être lui, Luigi, qui vieillit. L’illusionniste s’illusionne avec ses « peut-être » ; il vieillit, et Mussolini n’y est pour rien. Ce qui n’empêche pas Luigi de détester Mussolini.

Pourtant, en matière d’illusion, il faut reconnaître que le Duce s’y connaît. Luigi a assisté à quelques meetings et il a vu comment les rues des villes et des villages paradaient en l’honneur de celui qui rendait à l’Italie humiliée son honneur et ses vertus... Ce que le saltimbanque réussit à faire dans le huis clos minuscule de son chapiteau, Mussolini l’accomplit à l’échelle d’un pays entier. Il a dressé les Italiens et les Italiennes, quitte à les dresser les uns contre les autres, il en a fait des moutons, ou des chats, ou des cochons pour certains, des loups pour d’autres. Tous viennent manger dans sa main, et tous redoutent son fouet. Luigi crache par terre ; jamais il n’aurait engagé ce Benito dans son cirque, même si la fortune était assurée. Jamais les spectacles de Luigi n’ont trompé les gens pour le plaisir de les berner. S’il les trompe, c’est pour leur offrir du plaisir, sans qu’ils soient dupes.

CE QU’EN PENSE LA CRITIQUE

- « Une très belle histoire de rêve et de poésie. Une histoire qui donne à réfléchir sur le pouvoir de la réalité. Premier livre de Vincent Engel pour la jeunesse, une réussite. » (L’Ibby Lit)

- « Vincent Engel use de son art de conteur pour nous plonger, une fois encore, dans la Toscane qu’il nous fit découvrir avec Retour à Montechiarro. Décrivant les dessous d’une société totalitaire, ce nouveau roman jeunesse mêle fiction et illusion. L’auteur aborde avec poésie une réflexion sur la puissance de l’illusion et du rêve... transportant le lecteur dans le fantastique où magie et force d’imagination auront pouvoir de guérison sur le corps... sur l’esprit. » (La bibliothèque du rat)

- « Une confrontation entre villageois et gens du cirque décidés à faire la lumière sur un drame qui s’est déroulé des années auparavant en forêt. » (Livres Hebdo)

A PROPOS DE L’AUTEUR

Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, Vincent Engel a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD.

Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
Fiction ou réalité ? Telle est la question...
Fiction : un mot dont le sens semble aller de soi. Un mensonge, une invention. La fiction s'oppose au réel aussi sûrement que nos rêves à la réalité quotidienne. En est-on certain ? Et d'abord, qu'est-ce que le réel ? Qu'en savons-nous ? Comment nous définissons-nous par rapport à lui ?Partant d'un questionnement sur le réel et notre rapport à lui, Vincent Engel convoque non seulement les spécialistes de la théorie littéraire, mais aussi des psychologues et des philosophes, sans oublier les principaux écrivains de la seconde moitié du 20ème siècle, tels Camus, Sartre, Robbe-Grillet, Gary ou Tristan, afin de confronter leur vision de la littérature et de la fiction à celle des théoriciens. Car les écrivains ne sont-ils pas les premiers concernés ?
Un livre qui redéfinit la fiction, manière privilégiée de fonder notre humanité et de transmettre la mémoire.
À PROPOS DE L’AUTEUR
Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
EXTRAIT
C’est bien le problème. La page blanche, on le sait, a toujours angoissé l’écrivain. Mais à prendre la question sous cet angle, on se dit que ce n’est pas par peur d’un manque d’inspiration, mais bien par celle qui l’oppose au réel. L’écrivain, le poète, le philosophe ne se satisfont pas des certitudes sur ce qu’ils sont supposés utiliser comme matériau premier. Et si on leur répond qu’ils sont là pour élucider nos rapports à l’évidence, ils rétorquent : quoi ? n’est-ce pas évident ?
Nous sommes tous des faits divers. Tous. Victimes ou coupables de ces gestes anodins sur lesquels le destin bascule. De ce hasard de grain de sable qui nous ensevelit ou nous ressuscite.

À travers ces quatre nouvelles, portées à la scène par Michel Poncelet et Bernard Francq, voici quatre portraits qui nous ressemblent peut-être : un enfant qui ne vit qu’au son de Bach ; un collectionneur prêt au pire pour assouvir sa vengeance ; un inspecteur à la retraite confronté au meurtrier parfait ; un messie clochard qui visite un cercle juif laïc.

Des faits divers ? Peut-être. De ceux dont on tisse l’humanité.


À PROPOS DE L’AUTEUR

Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.

EXTRAIT

Antonio Araldi
L’histoire dont je voudrais vous rendre compte aujourd’hui, inconnue ou presque du grand public, a bouleversé cet univers clos et singulier à plus d’un titre des collectionneurs de voitures. Mais cet émoi ne s’attache qu’à l’accessoire, qu’à l’insupportable dénouement, aux yeux de ce cénacle, d’un drame longuement noué, à travers une destinée où un homme amoureux sacrifia beaucoup à une femme exigeante. Pour ceux qui n’appartiennent pas à ce monde et qui ont eu vent de cette affaire, il ne s’agit que d’une anecdote, une excentricité à ajouter à la panoplie déjà longue de ces amateurs tous plus ou moins fous.
Cette histoire est, en apparence et en vérité, d’une confondante banalité, nonobstant les sommes énormes qui furent nécessaires à son accomplissement – mais cela non plus n’est guère original, quand bien même on considérerait l’argent comme une cause, et non comme un aboutissement. Femme capricieuse, homme richissime, voiture monstrueuse. Sexe, argent, mort. Femme-machine, conduite-virilité. À telle enseigne, on réclamerait le silence, l’abandon d’un récit épuisant de conformisme, mille fois vu, entendu ou lu. On ne tolère pas que les extrêmes soient aussi banals que nos vies quotidiennes, et l’on interdit aux autres ce que l’on s’octroie avec complaisance.
Et c’est bien pour cela que je raconterai l’histoire d’Antonio Araldi. Tout dépend du regard que l’on pose sur les gens, sur les choses, sur les destinées. Le fruit défendu : une vulgaire pomme, sans cesse et par tous dévorée, repoussant partout et sans cesse ; ou un goût délicieux, savouré en silence. Que tout ait été vécu n’atténuera jamais ni la joie ni la souffrance d’un être, pas plus que cela n’empêchera des enfants de naître, de grandir, de mourir. Nous sommes tous des faits divers.
Décor : Paris sombre du XIXe siècle

1855. Allongé dans une sordide mansarde du Marais, Gustave Morgan agonise, dévoré par la vérole et le remords. La confession qu’il livre à son homme de confiance éclaire d’un jour nouveau la vie dissolue qu’il a menée. Croyant soulager sa conscience, il ne sait pas encore que la plus belle ruse du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas.
Cette confession n’est que le prélude à une succession de retournements de situations qui enserrent peu à peu Gustave et tous ceux qui lui furent chers dans une logique implacable et terrifiante.

Plongez-vous sans plus attendre dans ce roman aux allures gothiques, à la découverte d’un Paris angoissant...

EXTRAIT 

Ce qu’il y a à dire de ma personne tiendra en peu de lignes ; et si ces quelques renseignements n’étaient pas nécessaires à la bonne compréhension du récit qui suivra, je m’en serais abstenu avec plaisir, tant il est vrai que j’exècre me mettre au premier plan. L’abbé Ducret aurait peut-être évoqué ma « remarquable modestie naturelle » qui, selon lui, déterminait mon caractère. Mais outre que la modestie est une qualité qui se dissout sitôt qu’on se l’adjuge, je pense qu’il s’agit davantage, dans mon cas, d’un besoin inné de demeurer dans l’ombre. Il ne faut voir là qu’un souci fort commun de sérénité. Sans doute l’abbé y verrait-il encore un effet de cette vertu, ce dont je me garderai bien toutefois.

CE QU’EN PENSE LA CRITIQUE

- « Vous succomberez au charme maléfique de ces Diaboliques qui louchent du côté de Maupassant et de Barbey d’Aurevilly. Au 19e siècle, Fabian s’éprend de la fantasque Lucie. Mais une histoire familiale tue leur amour dans l’œuf. Ensemble, ils sont confrontés à une série d’épreuves effroyables et leurs chemins finissent par se séparer. Leurs confessions mutuelles – autant de coups de théâtre – vont venir clarifier les crimes du passé... et laisser le lecteur pantelant, stupéfait de s’être laissé berner par les miroirs aux alouettes tendus par un Vincent Engel très en verve. » (Femmes d’aujourd’hui)

- « Une fable sur les turpitudes humaines aux allures de thriller. Une intrigue bluffante par son ingéniosité et sa succession de retournements. » (L’Avenir)

- « La fascination pour le mal est à l’œuvre dans un livre qu’on ne parvient pas à abandonner en route, les engrenages savants du récit étant de ceux qui vous avalent en entier une fois que vous y avez mis un doigt. Une habileté retorse aspire le lecteur convaincu après quelques surprises que le personnage le plus diabolique ne sera pas celui qui a été désigné comme tel. » (Pierre Maury, Le Soir)

A PROPOS DE L’AUTEUR 

Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. 

Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
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