Le mariage de Dominique Hardenne

JC Lattès
1

Maillard, Bizot, Hardenne : trois soldats chargés de nourrir les troupes. Malheureux rescapés d’une armée en déroute, sur une terre dévastée qui a perdu le goût de vivre, ce trio improbable va éclater en morceaux lorsque Maillard et Bizot seront tués à leur tour.
Dominique Hardenne est peut-être le seul survivant du désastre, alors en bon fermier, il veut rentrer chez lui. Mais la guerre est passée ici aussi, et au village il ne trouve que des corps, parfaitement conservés dans leur dernière posture et qui lui en disent beaucoup sur la vie qui s’est écoulée en son absence.
Ses parents sont à la messe, comme toujours ; Madame Amédée, l’ancienne bigote, est devenue tenancière d’un bordel ; Nathalie, la belle Nathalie, est là aussi... Dominique Hardenne veut comprendre mais doit lutter contre la folie qui le guette à force de solitude et de doutes.
Au milieu des corps figés des habitants du village et des fantômes de Maillard et Bizot, les deux frères d’armes dont il porte les reliques, Dominique Hardenne entre dans une course contre la montre : contre la pourriture des corps, contre la prolifération des insectes, contre la folie distillée par la solitude. Dans son refus de céder la terre aux cloportes, Hardenne ramène l’humanité à ses peurs et ses rêves fondamentaux.
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About the author

Romancier, journaliste, homme de théâtre, Vincent Engel est auteur chez Lattès de nombreux succès dont Les Absentes et Le mariage de Dominique Ardenne.

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Additional Information

Publisher
JC Lattès
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Published on
Aug 25, 2010
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Pages
200
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ISBN
9782709631532
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Language
French
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Genres
Fiction / General
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Vincent Engel
Dans les pas d'un compositeur au destin incroyable

Venise, 1740. À peine remis de l’échec de son dernier opéra, don Antonio est contraint à un nouveau succès s’il ne veut pas être cloîtré à la Pietà, l’établissement pour jeunes orphelines où il enseigne la musique. D’autant que l’on prétend que sa musique est vieille, sans parler des rumeurs qui bruissent sur les mœurs du vieux prêtre. Son ami l’ambassadeur d’Espagne lui présente alors Lorenzo, qui écrira un livret à la hauteur du défi. Défi multiple, car il s’agira aussi pour le compositeur de sauver certaines de ses élèves les plus douées et les plus jolies. Se mettent alors en mouvement des rouages qui pourraient broyer à jamais le destin du prêtre roux. Ou le conduire à la gloire, une ultime fois...
Ce que l’on sait de la vie de Vivaldi tient en quelques anecdotes, et tout le monde ignore les raisons pour lesquelles il a quitté Venise pour Vienne, où il mourra. Vincent Engel a puisé les confidences du plus célèbre des compositeurs vénitiens dans sa musique ; c’est elle qui lui a dicté les pensées et les gestes de cet amoureux de la vie.

Un roman biographique suivi d'une pièce de théâtre qui dévoilent les secrets de la vie et de l'œuvre de Vivaldi !

EXTRAIT

Maudit nuage... Le compositeur se redresse, rouvre les yeux. La gondole est immobile, Zianni semble s’être mué en pierre. Le soleil revient ; l’air est délicieux. Renoncer ? L’idée n’a été qu’une péripétie dans l’intrigue de sa vie, pour mieux faire rejaillir sa volonté, sa force créatrice.
Il est temps d’affronter ces vieux rabougris de governatori. Ils ne règlent pas la musique à Venise. Dieu ne les écoute pas, sinon pour grimacer. Dieu ne les regarde pas. Comme Antonio, il préfère les jeunes filles de la Pietà, les belles et les moins belles, toutes gracieuses sitôt qu’elles prennent leur instrument entre leurs doigts ou qu’elles offrent leur voix à la musique.
— Allons-y, Zianni. Ne faisons pas attendre ces Signori.
Le gondolier redevient chair et grogne.
— Pas pour eux... Mais j’ai à faire, moi aussi. Il me tarde déjà de retrouver la Pietà...

À PROPOS DE L'AUTEUR

Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, Vincent Engel a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
Vincent Engel
Le plat pays comme source d'inspiration...

Cet ouvrage se compose des textes suivants :

- Boire un petit coup...
- Qui ?
- Cosmétique de la Belgique
- Au cœur des ténèbres
- Bel-G1000
- Une coquille vide
- Stupeur et ravissement
- Avec la mer du Nord...
- Géante Wallonie
- Un tour pandable
- À vot’ bon cœur...
- L’argent du beurre
- Sans chichis
- Les Victoires du Ridicule
- Au nom du sain esprit
- Ça plane pour moi
- Vie et mort de...

Un recueil de récits courts consacrés aux lieux, personnages et concepts emblématiques de la Belgique. Retrouvez également les textes d'Alain Dartevelle et Luc Baba sur le même thème !

EXTRAIT DE BOIRE UN PETIT COUP...

Il avait plu presque sans relâche les trois premières semaines de juillet, mais depuis son arrivée, le 20 juillet à 9 heures 33, Bart Vanwaffel n’avait pas à se plaindre : le soleil brillait sans discontinuer depuis presque dix heures et certains commençaient à se plaindre de la canicule. En buvant sa bière avec Elio qui venait d’arriver, il soupira d’aise.
— Ça doit être ça, être belge, tu crois pas ? Toujours se plaindre !
Elio opina et vida sa blonde.
Cela faisait vingt-trois ans qu’ils se retrouvaient chaque année au camping de la Rive, au bord de l’Ourthe. Vingt-trois ans qu’ils appréciaient autant ces retrouvailles. Pendant l’année, ils ne se voyaient pas, ne s’écrivaient pas. Ni l’un ni l’autre n’avait de compte Facebook ; mais dès qu’ils se retrouvaient, ils ouvraient une chope et refaisaient, sinon le monde, du moins la Belgique.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, Vincent Engel a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
Vincent Engel
Vaudeville de l'absurde pour cette pièce de Vincent Engel
Pygmald, qui tient de Meursault et de Woody Allen, a un chat dans la tête. Les docteurs Casimir et Rosenfeldt s’occupent de le soigner, aussi longtemps qu’il a de l’argent pour les payer. Napoléon, le chat, devient son meilleur ami, son double, son frère.
On passe de Molière à Camus, du comique au morbide, de l’aliénation à la liberté.
Amour, vie et mort dans cette pièce de théâtre surréaliste et absurde !
À PROPOS DE L’AUTEUR
Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
EXTRAIT
Acte 1
Un salon meublé de la façon la plus hétéroclite qui soit. Un téléphone moderne sur une table, une table et un fauteuil style années 50, un pouf en riz, une télévision horrible, une lampe... On entend une voix qui vient des coulisses, à gauche.
PYGMALD SYMPHOLIENVoilà ! Voilà !
Pygmald Sympholien entre en courant. Toute sa démarche est maladroite ; il se tient raide et semble toujours arriver cinq secondes après ses paroles. Il porte une veste à queue de pie élimée et un jeans, des chaussures de basket.Il décroche le téléphone.
PYGMALDAllô ? Allô ?
Il manœuvre le téléphone en tous sens, essaie encore « Allô ? » plusieurs fois puis raccroche, perplexe. Il porte la main à son front et ferme les yeux, comme pris par une migraine, secoue la tête et la penche d’un côté puis de l’autre, tapote sur une oreille. Il va se regarder longuement, comme s’il cherchait à découvrir quelque chose, dans un curieux miroir à pied posé sur un buffet. Il se reprend la tête entre les mains.
PYGMALDHalala ! (Grimace.) Misère ! (Grimace encore.)
Il va s’affaler dans le pouf, ferme les yeux, se détend quelques instants puis se redresse vivement, comme s’il avait pris une résolution. Il marche à nouveau vers le téléphone qu’il décroche. Il compose un numéro et attend.
Vincent Engel
Un huit-clos contemporain et déroutant...

Quatre jeunes gens se retrouvent enfermés dans un appartement, sans autre moyen de communication avec l’extérieur qu’un ordinateur interactif à la logique programmée et inébranlable.

Qui sont-ils ? Pourquoi se retrouvent-ils là ? Sont-ils prisonniers, ou les acteurs involontaires d’une télé-réalité ? Et pendant qu’ils vivent et s’interrogent, sur les murs de leur prison, s’étendent des graffitis tracés par une main inconnue...

Entre Beckett et les langages de programmation Basic, cette pièce s’ancre dans notre modernité et ses angoisses. Elle a été traduite en allemand dans le cadre d’un projet de la SACD.

Découvrez cette fresque de la société moderne aux accents angoissants !

À PROPOS DE L’AUTEUR :

Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.

Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/

EXTRAIT :

Un plateau dépouillé. Un appartement de jeunes, en désordre. Vieux meubles de récupération, pas de télévision. Sur la table basse, des vidanges, des assiettes sales. Sur le divan, Hannah dort. Au centre, une machine étrange, à mi-chemin entre le juke-box et l’ordinateur. Un écran, un clavier. Jean entre, comme s’il venait de se réveiller d’une nuit trop courte. Il marche vers la machine et l’allume en tapotant sur le clavier. Sur l’écran, une image apparaît tandis qu’une voix retentit, neutre et métallique.

LA MACHINE

Bonjour. Sélectionnez votre profil dans la liste qui apparaît à l’écran. Si vous ne figurez pas dans cette liste, cliquez sur « nouvel utilisateur » et introduisez les données qui me permettront de mieux vous connaître.

Jean tape sur l’écran. La voix de la machine change. C’est à présent une voix féminine très douce, très sensuelle.
Vincent Engel
La mise en scène d'une tragédie moderne qui dépeint notre monde actuel.
Notre époque a-t-elle tué la tragédie ? Celle-ci ne survit-elle plus que sous des formes dégradées, dans les séries télévisées et les faits divers ?
Dans Mayday, Jason et Médée sont devenus des acteurs de séries B que dirige, sans enthousiasme, Youri, avatar défait d’Euripide. Jason rêve de devenir cosmonaute et ne reconnaît pas dans Mady la figure de sa tragédie ; elle n’a jamais rien oublié et poursuit sa vengeance à travers le temps.
Un spectacle « multimédia » sur l’usure du tragique et le drame d’une société sans mémoire.
À PROPOS DE L’AUTEUR
Professeur de littérature contemporaine à l'Université catholique de Louvain (UCL) et d'histoire contemporaine à l'IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Il est aussi critique littéraire et chroniqueur ; à ce titre, il a collaboré avec Le Soir, Victoire (supplément hebdomadaire du Soir) et Mint en radio. Depuis 2014, il collabore avec La Première, en tant que chroniqueur au sein de l'équipe de l'émission CQFD. Chez Ker, il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, d'un essai ainsi que de plusieurs romans, comme Raphael et Laetitia et Les Diaboliques.
Pour en savoir plus sur l'auteur rendez-vous sur son site : http://www.edern.be/vincentengel/
EXTRAIT
Scène 1
On se trouve sur un plateau de télévision. Le décor est celui de la série que l’on s’apprête à tourner : un salon à l’américaine d’un côté, avec une cheminée dans laquelle des bûches artificielles attendent qu’on allume le gaz pour donner l’illusion de la chaleur ; de l’autre, un bout de salle de restaurant cossu. Différents écrans de télévision sont accrochés de-ci de-là, certains allumés, d’autres éteints. On voit, sans le son, différentes émissions représentatives des programmes habituels : une série, un journal, un « talk-show », une téléboutique... Par moments, le son jaillira de l’une ou l’autre émission. On peut imaginer un écran géant, en fond de scène, qui reprendra alors l’émission que l’on entend.On commence d’ailleurs par une émission de téléboutique. Pendant qu’on la suit, Youri rentre en scène, en traînant les pieds et s’impatientera en regardant l’heure et en feuilletant les pages d’un script.Télévision
LE VENDEURJe crois, Rachel, que vous avez un produit tout à fait exceptionnel à proposer à nos spectateurs...
LA VENDEUSEAbsolument, John. Un kit qui devrait faire fureur !
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