Zadig ou la Destinée

Primento
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Une édition de référence de Zadig ou la Destinée de Voltaire, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
« Zadig éprouva que le premier mois du mariage, comme il est écrit dans le livre du Zend, est la lune du miel, et que le second est la lune de l'absinthe. Il fut quelque temps après obligé de répudier Azora, qui était devenue trop difficile à vivre, et il chercha son bonheur dans l'étude de la nature. « Rien n'est plus heureux, disait-il, qu'un philosophe qui lit dans ce grand livre que Dieu a mis sous nos yeux. Les vérités qu'il découvre sont à lui : il nourrit et il élève son âme, il vit tranquille ; il ne craint rien des hommes, et sa tendre épouse ne vient point lui couper le nez. » (Extrait du chapitre III.)
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Additional Information

Publisher
Primento
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Published on
Jan 1, 2012
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Pages
166
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ISBN
9782806232304
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Language
French
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Genres
Fiction / Classics
Fiction / Fairy Tales, Folk Tales, Legends & Mythology
Fiction / General
Literary Collections / European / General
Philosophy / General
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Voltaire,
Les idées modernes d'un philosophe des Lumières nous donnent à réfléchir

Candide ou l'optimisme est un roman philosophique de Voltaire, publié en 1759. Bien que l'auteur en rejetât la paternité, « il faut avoir perdu le sens pour m'attribuer cette coïonnerie », Candide est une oeuvre puissante qui illustre tout à la fois les combats de l'homme, les convictions du philosophe, l'ironie mordante de l'auteur. Son succès est considérable et jamais démenti. L'histoire, des générations d'élèves la connaissent, et en ont retenu, au minimum, la morale finale : cultiver son jardin en se tenant, le plus possible, à l'écart du monde.

À la publication de Candide, Voltaire a 65 ans. Il est un auteur célèbre, a parcouru l'Europe, a vécu auprès du roi de Prusse, s'est fâché avec lui, correspond et polémique avec ce que l'Europe compte de plus beaux esprits. Rusé et prudent, il utilise la veine narrative pour tirer à boulets rouges contre tout ce qu'il abhorre : il récuse le providentialisme de Leibnitz qu'incarne Pangloss jusqu'à la caricature ; il égratigne l'état de nature cher à Rousseau ; il fustige l'hypocrisie et la malignité des hommes dont il blâme le goût de la guerre ; il étrille une aristocratie décatie ; il mène la charge contre l'absolutisme, l'intolérance religieuse et la superstition ; et cela, en contant une série de folles histoires désopilantes. Avec Candide, Voltaire nous livre le plus vivifiant essai sur le pessimisme et pousse l'ironie jusqu'à le sous-titrer... l'optimisme. Ici, point de métaphysique absconse et distanciée, mais le sang chaud d'un penseur de combat.

La réflexion sur le mal et les moyens de s'en prémunir est un sujet intemporel. La plume de Voltaire, bien que radicale, est au service d'un pessimisme rieur qui nous offre une échappatoire : cultiver notre jardin... mais, au fait, pour vous, que signifie donc cette morale ? Lisez ou relisez ces divines tribulations et forgez votre opinion !

(Re)découvrez ce classique de la littérature française, dont la morale vaut toujours aujourd'hui !

EXTRAIT

Ayant dit ces mots, il fit entrer les étrangers dans sa maison : ses deux filles et ses deux fils leur présentèrent plusieurs sortes de sorbets qu'ils faisaient eux-mêmes, du kaïmac piqué d'écorces de cédrat confit, des oranges, des citrons, des limons, des ananas, des pistaches, du café de Moka qui n'était point mêlé avec le mauvais café de Batavia et des îles. Après quoi les deux filles de ce bon musulman parfumèrent les barbes de Candide, de Pangloss et de Martin.

« Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre ? — Je n'ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice, et le besoin. »

Candide, en retournant dans sa métairie, fit de profondes réflexions sur le discours du Turc. Il dit à Pangloss et à Martin : « Ce bon vieillard me paraît s'être fait un sort bien préférable à celui des six rois avec qui nous avons eu l'honneur de souper. »
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