Récidives

Sold by Grasset
Free sample

Ceux qui aiment (ou n'aiment pas) Bernard-Henri Lévy sont toujours épatés (ou irrités) par l'étendue de sa curiosité. De la philosophie au cinéma, de la littérature à la politique, du grand reportage à l'intervention publique, à quoi, en effet, son nom n'est-il pas attaché ? Et tel est bien le projet de ces Récidives : donner à lire, sous une diversité apparente, la cohérence profonde d'un parcours intellectuel. Et, par delà l'opposition des genres (ici : de la chronique au portrait, de l'oraison funèbre aux carnets intimes, ou à la conférence) l'extrême fidélité d'un homme qui, par dessus tout, goûte le plaisir de vivre et le plaisir de penser. Récidives se compose ainsi de quatorze parties ; « Grands reportages », « Philosophie », « Etre juif », « Chroniques », « Fascisme français », « Théâtre », « Bosnie », « Adieux », « Le désordre du monde », « Musée », « Polémiques », « Israël », « Cinéma » et « Littérature ». Ces titres, pour l'essentiel, rassemblent des textes (souvent inédits ou, pour certains, publiés à l'étranger), et ils disent, au fond, l'itinéraire d'un intellectuel soucieux du monde tel qu'il va. Du journal de tournage d'un film au Mexique (avec portraits d'Alain Delon ou de Lauren Bacall) à une conférence sur la psychanalyse et l'Amendement Accoyer, d'une évocation de Jean-Luc Lagardère à une « Réponse à Regis Debray », d'un reportage à Jenine à une traversée de la vie de Romain Gary, ce volume impressionne par la diversité de ses analyses. C'est le journal de bord d'un écrivain. Le « Carnet de bal » d'un intellectuel engagé.
Read more
Collapse

About the author

Philosophe, écrivain, Bernard-Henri Lévy a écrit, en 1979, au tout début de sa carrière, Le Testament de Dieu. Il n’a cessé, depuis, de se référer à ce judaïsme d’affirmation dont il avait, alors, posé les bases. Mais il n’avait jamais donné de suite à ce livre fondateur – pour sa génération et pour lui-même.

Read more
Collapse
Loading...

Additional Information

Publisher
Grasset
Read more
Collapse
Published on
May 5, 2004
Read more
Collapse
Pages
1008
Read more
Collapse
ISBN
9782246669791
Read more
Collapse
Features
Read more
Collapse
Read more
Collapse
Language
French
Read more
Collapse
Genres
Literary Collections / General
Read more
Collapse
Content Protection
This content is DRM protected.
Read more
Collapse
Read Aloud
Available on Android devices
Read more
Collapse
Eligible for Family Library

Reading information

Smartphones and Tablets

Install the Google Play Books app for Android and iPad/iPhone. It syncs automatically with your account and allows you to read online or offline wherever you are.

Laptops and Computers

You can read books purchased on Google Play using your computer's web browser.

eReaders and other devices

To read on e-ink devices like the Sony eReader or Barnes & Noble Nook, you'll need to download a file and transfer it to your device. Please follow the detailed Help center instructions to transfer the files to supported eReaders.
Né en 1971, Thomas Piketty est ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, docteur de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et chercheur en économie au CNRS. Ancien professeur au département d'Economie du Massachusetts Institute of Technology (MIT), il est également membre du Conseil d'Analyse Economique du Premier Ministre. Le Livre : La question des inégalités est au coeur de la vie politique française. On a dit et écrit tout et son contraire sur ce sujet. La somme proposée ici sera, sans conteste, l'ouvrage de référence sur la question. Ce livre dresse le tableau d'un siècle d'inégalités. Il montre que, contrairement à une idée reçue, l'inégalité des salaires et restée sensiblement la même en France tout au long du XXème siècle : le pouvoir d'achat a été multiplié par 5, mais la hiérarchie n'a pratiquement pas changé. L'inégalité totale des revenus a fortement diminué au cours des années 1914-1945, mais cette baisse est due pour l'essentiel aux chocs subis par les revenus du capital (destructions, inflation, crise des années 1930), et non pas à un processus économique « naturel ». La concentration des fortunes et des revenus du capital n'a par la suite jamais retrouvé le niveau astronomique qui était le sien à la veille de la première guerre mondiale, ce qui semble s'expliquer par l'impact de l'impôt progressif sur l'accumulation et la reconstitution de patrimoines importants. En l'absence de ces chocs et de l'impôt progressif, il est probable que la France n'aurait pas quitté de sitôt le sommet inégalitaire du début du siècle. Thomas Piketty, qui se fonde notamment sur une exploitation systématique de sources fiscales permettant de couvrir l'ensemble du siècle (déclarations de revenus, de salaires et de successions), analyse également comment les perceptions de ces inégalités ont évolué de 1901 à 1998 (« fin des rentiers », « montée des cadres », etc..). La question des inégalités apparaît alors comme une véritable grille de lecture de l'histoire générale de la France au XXème siècle.
Le point de départ de ce livre est, en janvier dernier, une conversation de Bernard-Henri Lévy avec celui qui ne va pas tarder à être élu Président de la République et qui, pour l'heure, sollicite son soutien : Nicolas Sarkozy. L'auteur quitte son interlocuteur (dont il brosse, au passage, et en écrivain, un portrait vif et passionnant) avec la double conviction : primo, qu'il n’est pas question, pour lui, de prendre le chemin que prennent, au même moment, certains de ses amis et qu’il votera donc une fois encore, comme il l'a fait toute sa vie, pour ce qu'il est convenu d'appeler la gauche ; mais, secundo, qu'il est difficile de donner tout à fait tort à ce que lui dit le futur Président de l'état d'archaïsme, de décomposition politique et morale, voire d'indigence idéologique, dans lequel se trouve sa famille politique. Quel sens y a-t-il, aujourd'hui, à se réclamer de cette gauche dont Sartre disait déjà, il y a presque cinquante ans, dans sa préface à Aden-Arabie de Paul Nizan, qu’elle était « un grand cadavre à la renverse où les vers se sont mis » ? C'est la première question que pose donc ce livre et à laquelle il répond sur le double registre du récit personnel et de la réflexion théorique. De quoi le progressisme contemporain est-il malade et quels sont les symptômes, les figures, les causes, de cette maladie ? C'est la seconde question qu’il soulève, plus complexe, et qui le conduit à des développements sur, pêle-mêle, l’anti-américanisme, les mythes de l'empire, la question de l'Islam, le retour de l'antidreyfusisme, les illusions de l'anti-libéralisme ou le parfum munichois qui rôde autour de nombre de discussions sur la guerre et sur la paix. A cette seconde question, qui occupe la plus grande partie de l’ouvrage, il répond par une thèse simple, mais paradoxale, et qui fera débat : la gauche, en France et dans le monde, a eu à faire face, au XXème siècle, à une première tentation totalitaire qui tournait autour de l’idée communiste et dont elle est, pour l'essentiel, revenue ; elle connaît aujourd'hui, en ce début du XXIème siècle, une seconde tentation totalitaire qui grandit à la place de la précédente, sur les décombres qu'elle a laissés, et dont le trait le plus singulier est qu’elle puise son inspiration dans une thématique venue plutôt de la droite, quand ce n’est pas de l'extrême-droite, ou du logiciel de ce que l’auteur appela, naguère, « l’Idéologie française ». Pour la gauche, donc, mais à condition de la refonder. Pour la refondation, donc, mais à condition d’en reconnaître, par delà les batailles de clocher, les enjeux véritables et planétaires. Trente ans après La Barbarie à visage humain et L'idéologie française, Bernard-Henri lévy persiste dans son combat de toujours : celui de la liberté de l’esprit contre toutes les variétés de l’obscurantisme.
La notion d’auctorialité est envisagée en relation avec les stratégies de construction de l’image de l’auteur, aussi bien au cours des siècles précédents que dans le monde contemporain où s’offrent au créateur des possibilités innombrables de composer son image auctoriale dans le champ littéraire ou artistique.
Nos analyses se concentrent d’abord sur la mise en scène de l’auteur dans une œuvre de fiction, ou sur le processus de fictionnalisation de sa vie réelle. Puis nous nous intéressons aux stratégies d’élaboration de l’image auctoriale aussi bien par l’auteur lui-même que par et dans les médias. Dans un troisième volet sont examinés le questionnement de l’autorité, ainsi que sa remise en question par des auteurs en rupture avec les stratégies de commercialisation de leur œuvre. Enfin nous observons comment la figure de l’auteur se comporte dans le jeu intertextuel qui contribue à l›émergence d›une figure auctoriale protéiforme dont il devient malaisé d’identifier les différents visages. Toutes nos pistes d’investigation mènent au constat suivant : la figure de l’auteur n’est pas morte, ni comme élément constitutif de la structure textuelle, ni dans l’imaginaire collectif.
Qu’il le veuille ou non, le créateur reste celui qui augmente le discours, qui s’autorise un supplément de création destiné à un public. Or toute communication implique un échange entre un destinataire et son récepteur et il apparaît donc vain de vouloir se passer de l’un comme de l’autre.
©2019 GoogleSite Terms of ServicePrivacyDevelopersArtistsAbout Google|Location: United StatesLanguage: English (United States)
By purchasing this item, you are transacting with Google Payments and agreeing to the Google Payments Terms of Service and Privacy Notice.