La vie de ce père qu’elle a si peu connu, l’auteur la raconte avec une honnêteté factuelle et politique scrupuleuse, sans emphase superflue. À quoi bon forcer le trait quand la simple réalité dépasse ce que pourrait produire l’imagination la plus fertile?
Avec ce livre aussi éclairant que poignant, Monique Georges contribue à ce que l’éclipse de son père ne dure que le temps d’un battement de cils de l’Histoire. Gilles Perrault
Monique Georges naît le 10 août 1940, à Paris, XVIIIe, alors que son père, le futur Colonel Fabien, interné politique évadé, organise la lutte clandestine en zone Sud.Pendant toute la période de l'Occupation, elle est une « enfant cachée » placée par son père au fur et à mesure de ses déplacements, dans de nombreuses familles qui acceptent de courir le risque d'être arrêtées. Elle a quatre ans et demi à la mort de son père, le Colonel Fabien, cinq lorsqu'elle retrouve sa mère rentrée de déportation. Après la guerre, elle vit avec sa mère à Paris dans le XIXe arrondissement, fréquente un cours complémentaire de son quartier, puis le lycée Victor Hugo et enfin la Sorbonne, où elle obtient le CAPES d'Histoire-Géographie. Elle enseigne aux Andelys puis au Lycée Jacques Decourt à Paris avant de s'installer définitivement à Louviers, en Haute-Normandie. Elle est retraitée depuis juin 2000. Elle a écrit Le Colonel Fabien était mon père au cours de l'été 2007.