Amin Maalouf

Amin Maalouf, born 25 February 1949 in Beirut, is a Lebanese-born French author. Has lived in France since 1976. Although his native language is Arabic, he writes in French, and his works have been translated into many languages. He received the Prix Goncourt in 1993 for his novel The Rock of Tanios. He has also been awarded the Prince of Asturias Award for Literature in its 2010 edition. He was elected at the Académie française on 23 June 2011, on seat 29. Maalouf is the first Lebanese inducted as an academy immortal. He filled the vacant member seat of the late Claude Lévi-Strauss, French anthropologist and ethnologist.
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European and Arab versions of the Crusades have little in common. For Arabs, the twelfth and thirteenth centuries were years of strenuous efforts to repel a brutal and destructive invasion by barbarian hordes. Under Saladin, an unstoppable Muslim army inspired by prophets and poets finally succeeded in destroying the most powerful Crusader kingdoms. The memory of this greatest and most enduring victory ever won by a non-European society against the West still lives in the minds of millions of Arabs today. Amin Maalouf has sifted through the works of a score of contemporary Arab chroniclers of the Crusades, eyewitnesses and often participants in the events. He retells their stories in their own vivacious style, giving us a vivid portrait of a society rent by internal conflicts and shaken by a traumatic encounter with an alien culture. He retraces two critical centuries of Middle Eastern history, and offers fascinating insights into some of the forces that shape Arab and Islamic consciousness today. 'Well-researched and highly readable.' Guardian 'A useful and important analysis adding much to existing western histories ... worth recommending to George Bush.' London Review of Books 'Maalouf tells an inspiring story ... very readable ... warmly recommended.' Times Literary Supplement 'A wide readership should enjoy this vivid narrative of stirring events.' The Bookseller 'Very well done indeed ... Should be put in the hands of anyone who asks what lies behind the Middle East's present conflicts.' Middle East International
Born into a Christian minority in Lebanon and since settled in France, acclaimed writer Amin Maalouf claims a unique position in global conversation. His first book, The Crusades through Arab Eyes, was a critical and commercial success and remains in print after 20 years. In Disordered World, Maalouf combines his command of history with a critical perspective on contemporary culture East and West-joining them with a fierce moral clarity and a fluid, propulsive style.
In this "disordered world" of ours, Maalouf argues, the human race faces any number of urgent threats: climate change, global financial crisis, humanitarian disasters. Yet these threats have not united us. In fact, tensions are rising between the Arab world and the West. This is not, Maalouf maintains, a "clash of civilizations." We lack ideological debate because there seems to be no common ground on which to start discussion. Rather, our civilizations are exhausted, declined into moral incompetence. The West has betrayed its enlightenment values, even as it pushes democracy abroad. The Arab world, nostalgic for its golden era, has rushed toward radicalism. Maalouf eruditely examines a century of confrontations between our cultures, from the secularization of Turkey under Ataturk, through Nasser and the Suez Crisis, the Six Day War, the Camp David Accords and the assassination of Sadat, and the U.S. wars on Afghanistan and Iraq.
We keep adapting, Maalouf argues, our ancestral prejudices for contemporary scenarios. But in a voice that is intelligent, impassioned, and remarkably hopeful, Maalouf imagines that in the face of common challenges, we might just invent a new conception of the world we all share.
Jusqu'ici, Amin Maalouf avait seulement effleuré l'histoire véridique de sa propre famille ; de Léon l'Africain au Périple de Baldassare, en passant par Le Rocher de Tanios ou Les Echelles du Levant, tel ou tel épisode, plus ou moins transfiguré, de l'aventure des siens se trouvait ainsi exploré, ou « romancé ». Mais jamais il ne s'était décidé à en faire une relation exacte et méticuleuse. Avec ce livre, c'est l'inverse : au sommet de son art, serein, avide de son propre passé, il plonge dans sa généalogie, et cette immersion fascine par sa radicalité, par son ampleur. Car Amin Maalouf précise d'emblée que sa famille est sa seule patrie. Qu'il se sent l'obligé de ses origines et que celles-ci, plus que toute autre détermination, disent la vérité de son être. Chez les siens, en effet, on naît naturellement nomade, cosmopolite, polyglotte ; et c'est la famille, le lignage sacré, qui fonde l'identité diasporique des êtres qui, comme lui, vont, depuis le Liban, essaimer de par le monde. La trajectoire de ceux qui l'ont précédé, elle lui fut restituée, un jour, à la faveur d'une valise encombrée de papiers, de photographies, de traces. Et c'est en enquêteur obsessionnel, en archiviste des siens, qu'il s'y plonge à l'occasion d'un deuil : l'histoire des Maalouf, dans ce livre, commence au milieu de XIXème siècle, sur des terres montagneuses qui appartiennent alors à un Empire Ottoman en proie à ses ultimes convulsions, et qui va bientôt se désintégrer. Dans cette famille, on est tantôt mystique, tantôt franc-maçon. On aime le Liban mais on cultive la passion de l'exil. On célèbre les vertus du commerce, mais aussi celles de l'enseignement et des lettres. Un grand-oncle d'Amin, Gebrayel, choisira de partir pour Cuba, tandis que le frère de celui-ci, Botros, restera au Liban. Ces deux hommes - celui qui part, celui qui reste - résumeront à eux deux la fresque qui nous est ici contée, dans sa tension entre l'ici et l'ailleurs. L'auteur, piqué au jeu de son enquête, se plait alors à revisiter les secrets, les amours et les légendes de sa tribu. Il ira même jusqu'à Cuba pour y retrouver, dans une scène éblouissante, un lointain cousin égaré dans une société en pleine déliquescence castriste. Devant un tel livre, on ne peut qu'être ébloui par la façon dont Amin Maalouf s'est acquitté d'une tâche écrasante : le rendez-vous d'un grand écrivain avec la cohorte de fantômes qui l'ont fait tel qu'il est. Un rendez-vous de mots où l'anecdote, l'histoire et le roman se mêlent dans leur commune substance : l'émotion.
" Depuis que j'ai quitté le Liban pour m'installer en France, que de fois m'a-t-on demandé, avec les meilleures intentions du monde, si je me sentais " plutôt français " ou " plutôt libanais ". Je réponds invariablement : " L'un et l'autre ! " Non par quelque souci d'équilibre ou d'équité, mais parce qu' en répondant différemment, je mentirais. Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c'est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C'est cela mon identité ? "
Partant d'une question anodine qu'on lui a souvent posée, Amin Maalouf s'interroge sur la notion d'identité, sur les passions qu'elle suscite, sur ses dérives meurtrières. Pourquoi est-il si difficile d'assumer en toute liberté ses diverses appartenances ? Pourquoi faut-il, en cette fin de siècle, que l'affirmation de soi s'accompagne si souvent de la négation d'autrui ? Nos sociétés seront-elles indéfiniment soumises aux tensions, aux déchaînements de violence, pour la seule raison que les êtres qui s'y côtoient n'ont pas tous la même religion, la même couleur de peau, la même culture d'origine ? Y aurait-il une loi de la nature ou une loi de l'Histoire qui condamne les hommes à s'entretuer au nom de leur identité ?
C'est parce qu'il refuse cette fatalité que l'auteur a choisi d'écrire les Identités meurtrières, un livre de sagesse et de lucidité, d'inquiétude mais aussi d'espoir.

Amin Maalouf a publié les Croisades vues par les Arabes, ainsi que six romans : Léon l'Africain, Samarcande, les jardins de lumière, le Premier siècle après Béatrice, le Rocher de Tanios et les Echelles du Levant.
Cette autobiographie imaginaire part d'une histoire vraie. En 1518, un ambassadeur maghrébin, revenant d'un pélerinage à la Mecque, est capturé par des pirates siciliens, qui l'offrent en cadeau à Léon X, le grand pape de la Renaissance. Ce voyageur s'appelait Hassan al- Wazzan. Il devient le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l'Africain. Ainsi, après avoir vécu à Grenade, sa ville natale, à Fès, à Tombouctou, au Caire, à Constantinople, Léon passe plusieurs années à Rome, où il enseigne l'arabe, écrit la partie hébraïque d'un dictionnaire polyglotte, et rédige, en italien, sa célèbre "Description de l'Afrique", qui va rester pendant quatre siècles une référence essentielle pour la connaissance du continent noir. Mais plus fascinante encore que l'oeuvre de Léon, c'est la vie, son aventure personnelle que ponctuent les grands événements de son temps : il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista, d'où, avec sa famille, il a dû fuir l'Inquisition; il se trouvait en Egypte lors de sa prise par les Ottomans; il se trouvait en Afrique noire à l'apogée de l'empire de l'Askia Mohamed Touré; il se trouvait enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, ainsi qu'au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint. Homme d'Orient et d'Occident, homme d'Afrique et d'Europe, Léon l'Africain est, d'une certaine manière, l'ancêtre de l'humanité cosmo- polite d'aujourd'hui. Son aventure méritait d'être reconstituée, d'une année à l'autre, d'une ville à l'autre, d'un destin à l'autre.On pouvait difficilement trouver dans l'Histoire un personnage dont la vie corresponde davantage à ce siècle étonnant que fut le XVIe siècle. A cela s'ajoute le style d'Amin Maalouf, celui d'un grand écrivain.

Amin Maalouf est l'auteur des Croisades vues par les Arabes, paru aux éditions Jean-Claude Lattès en 1983, devenu un classique en plusieurs langues.
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