Angelica Mesiti: (Bilingue français / anglais)

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Angelica Mesiti développe une recherche sur des modes de communication en dehors de la parole ou de l’écriture, pour créer de nouveaux langages à partir de systèmes existants. Dans ses installations vidéo, elle s’intéresse aux questions de traduction de phénomènes culturels divers, à travers le son, la musique, le corps, des gestes spontanés ou chorégraphiés. L’artiste met en lumière, avec sensibilité et finesse, la grâce et l’inventivité du quotidien, tout en soulignant la portée sociale voire politique de la musique et de la performance. Livre publié à l’occasion de l’exposition personnelle d’Angelica Mesiti au Palais de Tokyo, 20.02 – 12.05.2019
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Additional Information

Publisher
Art Book Magazine Distribution
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Published on
Mar 19, 2019
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Pages
96
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ISBN
9782847111118
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Language
French
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Genres
Art / General
Art / History / Contemporary (1945-)
Art / Individual Artists / Monographs
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Dans le cadre de sa saison « Image/Photographie » programmée chaque printemps, la Maison d’Art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne présente, du 31 mai au 22 juillet 2018, une exposition intitulée Performance TV, dont le commissariat est assuré par Mathilde Roman. L’exposition rassemble des œuvres de différents médiums (films, vidéos, performances, photographies, sculptures, installations, dessins) d’artistes femmes autour des questions liées à la performance et à la vidéo, prenant comme points de départ le travail de l’artiste espagnole Esther Ferrer et l’histoire de la MABA. Avec Anna Byskov (Équateur), Tacita Dean (Royaume-Uni), Hélène Delprat (France), Esther Ferrer (Espagne), Lidwine Prolonge (France), Laure Prouvost (France), et Cally Spooner (Royaume-Uni). En 1983 et 1985, Esther Ferrer est invitée par des festivals vidéo en Espagne et réfléchit à ce que peut produire l'association a priori antinomique de « Performance » et « TV ». Comment performer avec une image pré-enregistrée, donc maîtrisée et dépossédée du hasard et du vivant ? Comment faire de la vidéo un élément actif ? Esther Ferrer joue avec son image filmée, avec son corps physiquement présent, et avec le public parfois pris au piège. L'exposition Performance TV propose une reconstitution autant physique que mentale de ces projets, dont certains n'ont jamais été réalisés, et les met en dialogue avec des oeuvres d'autres artistes. Le film Event for a Stage de Tacita Dean (2015), réalisé lors de quatre performances publiques pendant la Biennale de Sydney, résulte d'un face-à-face entre l'artiste, un acteur (Stephen Dillane) et un public, dans une relation complexe qui ne cesse d'interroger ses propres cadres. C'est à une expérience forte de la relation entre image, parole et regard rejouée dans le cadre théâtralisé de la projection 16mm que nous immerge ce film dont le montage perturbe les repères spatio-temporels de la performance initiale. Entourée d’ateliers, d’une bibliothèque et d’une maison de retraite pour artistes au sein d’un parc à Nogent-sur-Marne, la Maison d'Art Bernard Antonioz est ici mise en abîme dans ses différents espaces et usages. L'histoire du lieu constitue une archive passionnante où résonne la vie intime des deux soeurs (Jeanne Smith et Madeleine Smith-Champion) qui en firent don à leur mort. Anna Byskov et Lidwine Prolonge s'y sont toutes deux immergées en tirant les fils de leurs propres recherches autour des structures du récit, sur les relations entre sens et langage, entre performance et image, entre proximité et distance. L'artiste présent avec son corps ou son image interroge aussi sa place et son statut, et plus spécifiquement sa position d'artiste-femme, mais aussi le rôle du spectateur. « Looking at you looking at us » : c'est ainsi que Laure Prouvost s'adresse à un public d'emblée intégré au dispositif d'exposition. Dialoguant avec l'histoire de l'art et ses représentations codifiées, dont le corps de la femme est un motif récurrent, sa série de tapisserie-vidéos met en jeu de multiples strates avec un humour provocateur. Cally Spooner se glisse elle aussi dans les lieux avec un projet poursuivant ses questionnements sur l’écriture des mouvements et sur le prolongement de la dimension performative en dehors des corps. Enfin, Hélène Delprat vient habiter à nouveau la MABA avec un récit qui poursuit les fantômes de la mémoire.
SCUM Manifesto est un livre numérique rassemblant textes inédits et documents d’archive autour de la bande vidéo de Carole Roussopoulos et Delphine Seyrig restaurée et disponible en intégralité dans l’ouvrage. Lecture mise en scène d’extraits de SCUM Manifesto de Valerie Solanas, édité en 1967 et alors épuisé en français. Delphine Seyrig en traduit quelques passages à Carole Roussopoulos qui les tape à la machine. En arrière plan, un téléviseur diffuse en direct des images du journal télévisé dont on entend par moments les nouvelles apocalyptiques. Comme le livre, le film est un pamphlet contre la société dominée par l’image « mâle » et l’action « virile ». Autour du film en version restaurée par la Bibliothèque nationale de France dont Alain Carou, conservateur à la BnF, nous dit les contraintes et les enjeux, des documents d’archives et textes inédits. Cartes postales envoyées par Valerie Solanas, tapuscrit de Christiane Rochefort pour sa présentation de la première édition française, brochure de la fameuse caméra Sony « Portapak », reproductions de l’édition autopubliée du manifeste par Valerie Solanas, extraits de périodiques militants. Dans un entretien réalisé par Hélène Fleckinger en 2007, Carole Roussopoulos nous parle du tournage du film et de l’époque. Contexte sur lequel revient Hélène Fleckinger, historienne spécialiste de la vidéo militante féministe, dans son texte. Callisto Mc Nulty évoque la force subversive du pamphlet de Solanas et la nécessité de porter cette voix. Nécessité qui animait Delphine Seyrig et Carole Roussopoulos et que l’on retrouve dans d’autres projets artistiques, vidéos ou performances. Différentes répliques que présente Térésa Faucon avant que Émilie Notéris ne se livre à un exercice d’écriture, dans le droit fil de la nature profondément « queer » du SCUM Manifesto. Publication éditée par Julien Bézille, Hélène Fleckinger et Callisto Mc Nulty avec le soutien du Labex Arts-H2H, du Canton du Valais, de la BnF.
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