Cet étranger qui me ressemble

Sold by Grasset
Free sample

« Lorsqu'on voit défiler sa vie, on se dit, devant certaines scènes : comment ai-je pu ? Et devant d'autres : qui est cet homme ?... »
Ce sont deux réactions que Martine de Rabaudy a voulu susciter chez Jean Daniel, ce qui lui fait prendre une distance nouvelle à l'égard de ce qu'il a vécu de plus intime. A chaque période, parfois à chaque phrase, un fait ou un sentiment surgit qu'il ne reconnaît pas. D'où un frisson de surprise et des élans de passion. Un écrivain regarde vivre un journaliste et il s'étonne : le second a eu dans la vie, malgré les épreuves, une chance que le premier ne trouve pas toujours justifiée. Il a été aidé et entouré par les plus grands et parfois il s'est retourné contre eux...
Cela dit, le héros du livre ne se doute pas, en 1964, lorsqu'il fonde Le Nouvel Observateur, qu'il ajoute une institution à la vie intellectuelle française. Et que son hebdomadaire va devenir, à travers un demi-siècle d'orages et de tumultes, le rendez-vous de la littérature et de la politique. Et voici qu'aujourd'hui l'écrivain aperçoit sans indulgence, au cœur de cette histoire, un journaliste candide et distant, un étranger sûr de lui dans l'action et sceptique dans les idées, péremptoire et désenchanté, esthète et engagé, laïc et mystique, gidien, camusien, mendéiste, fidèle à une certaine idée de la gauche et qui tente de survivre à la mort des utopies et aux échecs de la décolonisation. Cet étranger qui me ressemble revisite ainsi l'aventure d'un journaliste-écrivain aux prises avec son siècle.
Read more
Collapse

About the author

Jean Daniel, faut-il le préciser, est le fondateur-directeur du Nouvel Observateur - qui fêtera ses quarante ans d'existence en novembre 2004. A cette occasion, une médiatisation considérable est prévue autour de cet hebdomadaire qui, pour au moins deux générations de lecteurs, rythma la vie intellectuelle française.

Read more
Collapse
Loading...

Additional Information

Publisher
Grasset
Read more
Collapse
Published on
Oct 27, 2004
Read more
Collapse
Pages
304
Read more
Collapse
ISBN
9782246667490
Read more
Collapse
Features
Read more
Collapse
Read more
Collapse
Language
French
Read more
Collapse
Genres
Literary Collections / General
Read more
Collapse
Content Protection
This content is DRM protected.
Read more
Collapse
Read Aloud
Available on Android devices
Read more
Collapse
Eligible for Family Library

Reading information

Smartphones and Tablets

Install the Google Play Books app for Android and iPad/iPhone. It syncs automatically with your account and allows you to read online or offline wherever you are.

Laptops and Computers

You can read books purchased on Google Play using your computer's web browser.

eReaders and other devices

To read on e-ink devices like the Sony eReader or Barnes & Noble Nook, you'll need to download a file and transfer it to your device. Please follow the detailed Help center instructions to transfer the files to supported eReaders.
Né en 1971, Thomas Piketty est ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, docteur de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et chercheur en économie au CNRS. Ancien professeur au département d'Economie du Massachusetts Institute of Technology (MIT), il est également membre du Conseil d'Analyse Economique du Premier Ministre. Le Livre : La question des inégalités est au coeur de la vie politique française. On a dit et écrit tout et son contraire sur ce sujet. La somme proposée ici sera, sans conteste, l'ouvrage de référence sur la question. Ce livre dresse le tableau d'un siècle d'inégalités. Il montre que, contrairement à une idée reçue, l'inégalité des salaires et restée sensiblement la même en France tout au long du XXème siècle : le pouvoir d'achat a été multiplié par 5, mais la hiérarchie n'a pratiquement pas changé. L'inégalité totale des revenus a fortement diminué au cours des années 1914-1945, mais cette baisse est due pour l'essentiel aux chocs subis par les revenus du capital (destructions, inflation, crise des années 1930), et non pas à un processus économique « naturel ». La concentration des fortunes et des revenus du capital n'a par la suite jamais retrouvé le niveau astronomique qui était le sien à la veille de la première guerre mondiale, ce qui semble s'expliquer par l'impact de l'impôt progressif sur l'accumulation et la reconstitution de patrimoines importants. En l'absence de ces chocs et de l'impôt progressif, il est probable que la France n'aurait pas quitté de sitôt le sommet inégalitaire du début du siècle. Thomas Piketty, qui se fonde notamment sur une exploitation systématique de sources fiscales permettant de couvrir l'ensemble du siècle (déclarations de revenus, de salaires et de successions), analyse également comment les perceptions de ces inégalités ont évolué de 1901 à 1998 (« fin des rentiers », « montée des cadres », etc..). La question des inégalités apparaît alors comme une véritable grille de lecture de l'histoire générale de la France au XXème siècle.
La notion d’auctorialité est envisagée en relation avec les stratégies de construction de l’image de l’auteur, aussi bien au cours des siècles précédents que dans le monde contemporain où s’offrent au créateur des possibilités innombrables de composer son image auctoriale dans le champ littéraire ou artistique.
Nos analyses se concentrent d’abord sur la mise en scène de l’auteur dans une œuvre de fiction, ou sur le processus de fictionnalisation de sa vie réelle. Puis nous nous intéressons aux stratégies d’élaboration de l’image auctoriale aussi bien par l’auteur lui-même que par et dans les médias. Dans un troisième volet sont examinés le questionnement de l’autorité, ainsi que sa remise en question par des auteurs en rupture avec les stratégies de commercialisation de leur œuvre. Enfin nous observons comment la figure de l’auteur se comporte dans le jeu intertextuel qui contribue à l›émergence d›une figure auctoriale protéiforme dont il devient malaisé d’identifier les différents visages. Toutes nos pistes d’investigation mènent au constat suivant : la figure de l’auteur n’est pas morte, ni comme élément constitutif de la structure textuelle, ni dans l’imaginaire collectif.
Qu’il le veuille ou non, le créateur reste celui qui augmente le discours, qui s’autorise un supplément de création destiné à un public. Or toute communication implique un échange entre un destinataire et son récepteur et il apparaît donc vain de vouloir se passer de l’un comme de l’autre.
©2019 GoogleSite Terms of ServicePrivacyDevelopersArtistsAbout Google|Location: United StatesLanguage: English (United States)
By purchasing this item, you are transacting with Google Payments and agreeing to the Google Payments Terms of Service and Privacy Notice.