Dogmatique Luthérienne

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 Publiée en danois dans sa première édition (1849), puis en allemand par l'auteur (1886), la Dogmatique Chrétienne de Martensen attira suffisamment l'attention du monde protestant pour se voir traduite dans les principales langues européennes. Nous en changeons le titre en Dogmatique Luthérienne afin d'avertir le lecteur évangélique qu'il y trouvera quelques pages sur le baptême des enfants qu'il ne saurait en aucune façon  partager. Cependant, à l'heure où la théologie évangélique, après avoir abjuré un dispensationalisme simpliste et artificiel, se cherche une sorte de légitimité intellectuelle chez les Réformateurs, il est bon de lui rappeler qu'à côté de Calvin il y eut aussi Luther, et que les différences de leur pensée ont pu produire chez leurs successeurs des développements intéressants. Entre autres, Martensen expose ici des vues sur l'omniscience de Dieu, sur la prédestination, sur l'élection, sur la kénose, qui accordent une certaine place à la liberté humaine, souvent refusée par les calvinistes. Sa conception de l'économie du salut tranche également avec l'étroitesse qui caractérise les mouvements piétistes. D'une plume riche et coulante, cette Dogmatique se lit avec curiosité, et parfois avec l'amusement de s'apercevoir que bon nombre d'idées prétendument nouvelles en théologie néo-réformée, ne le sont pas.
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Additional Information

Publisher
ThéoTeX
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Published on
Nov 28, 2016
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Pages
574
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ISBN
9782362602108
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Language
French
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Genres
Religion / Christian Theology / General
Religion / General
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 L'idée centrale et inhabituelle de la Morale du théologien danois Hans Lassen Martensen (1808-1884) consiste à considérer le salut dans son objet collectif plutôt qu'individuel ; le Rédempteur sauve la personne, non pas tant pour lui épargner l'enfer et assurer sa félicité éternelle, que pour atteindre le reste de l'humanité à travers elle. En son temps, cette préoccupation solidaire et sociale attachée à l'Évangile ne fut pas bien perçue par les milieux piétistes, dans lesquels la religion se résume à un mysticisme personnel ; la théologie de Martensen provoqua même les foudres de Kierkegaard, philosophe à l'individualisme farouche. Plus d'un siècle après, alors que les nations occidentales se sont presque complètement déchristianisées, et que leurs mœurs ont rompu tous les freins, on doit néanmoins constater qu'une conscience collective s'est développée : l'humanité n'est ni devenue plus pure ni plus droite, mais du moins elle s'interroge sur le bien et le mal au niveau sociétal et planétaire. C'est pourquoi on trouvera dans l'ouvrage de Martensen, malgré ses longueurs, de belles pages, qui apportent la seule réponse qui soit à ce questionnement : l'amour du Créateur souverain, du Dieu trinitaire, manifesté en Jésus-Christ. Le théologien montre comment l'éthique chrétienne nous conduit d'elle-même à ce que le dogme affirmait : « Cette libre manifestation de l'amour de Dieu dans le monde et au profit du monde, suppose déjà la parfaite toute puissance de l'amour divin dans la sein de Dieu, autant dire l'amour du père par le fils, dans la communion du Saint-Esprit... de toute éternité, renfermant en lui-même la distinction des personnes, le moi et le toi, Dieu a pu connaître les intimités et les réciprocités de l'amour.»
L'amitié la plus grande : c'est ainsi que Thomas d'Aquin nomme l'amour, unique, fidèle et gratuit liant les époux qui se donnent l'un à l'autre dans une union consacrée en signe sacramentel de l'amour du Christ pour l'Église son épouse. De cette amitié, les couples de divorcés remariés, qui vivent de manière responsable leur union, seraient-ils proscrits ? De cet amour, les personnes homosexuelles, qui vivent le couple avec responsabilité, seraient-elles bannies ? L'examen théologique des conditions posées, aujourd'hui, par le Magistère de l'Église pour l'accès à la réconciliation et à l'eucharistie des divorcés remariés ne montre-t-il pas, à la suite de Thomas d'Aquin, la nécessité de perfectionner la pratique actuelle ? Car la doctrine des sacrements exige, en cas de pardon d'un péché public, un acte également public de réconciliation avec Dieu et avec l'Église. L'examen théologique de la naturalité de l'inclination homosexuelle, que Thomas d'Aquin reconnaît, n'ouvre-t-elle pas à des possibilités nouvelles d'accueil de couples de même sexe au sein de l'Église ? L'anthropologie de la naturalité exige dès lors l'acceptation de l'octroi de droits civils à de tels couples dans le cadre de la législation des États. Telle est l'amitié la plus grande qui n'exclut pas plusieurs formes d'amour. Nous accompagnant dans la complexité de la théologie la plus authentique, ce sont bien l'évangile de la miséricorde et la tradition de l'Église qu'entend promouvoir cet essai.
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