Théologie Systématique, Apologétique

Free sample

 L'Apologétique consistant dans la défense du fait chrétien devant l'homme naturel, l'existence et l'utilité de cette discipline théologique supposent que le christianisme est attaqué. En conséquence, les ouvrages apologétiques seront presque toujours des écrits de circonstance. A l'époque de Gretillat, au 19° siècle, c'était sur le terrain de la pensée philosophique que les enseignements évangéliques subissaient les plus violents assauts. Aussi son apologétique consacre de longs morceaux à écarter les preuves trop faciles en faveur du christianisme, tirées de ses miracles, ou de son adaptation parfaite aux besoins moraux de l'homme, et il centre résolument la défense de la foi chrétienne sur l'impression produite par la sainteté de Jésus-Christ. Aujourd'hui c'est principalement sur la question des mœurs que le christianisme subit un rejet massif ; cependant une grande partie de l'Apologétique de Gretillat reste pertinente car elle s'adresse à la conscience, et que, quand la conscience humaine est cautérisée, il n'y a de toute façon plus rien à faire pour le salut de l'homme. Dans ce deuxième tome de sa Propédeutique (c-à-d Introduction à la Théologie Systématique) Gretillat fait suivre l'Apologétique par la Canonique, c-à-d la justification de la liste des écrits qui composent la Bible. Il y développe une théorie de l'inspiration intéressante, qui sait garder la distance entre deux écueils, celui de la dictée mécanique, ou théopneustie, et celui de la négation de toute action spécifique de l'Esprit de Dieu dans la rédaction des livres bibliques.


Read more
Loading...

Additional Information

Publisher
ThéoTeX
Read more
Pages
738
Read more
ISBN
9782362601224
Read more
Language
French
Read more
Genres
Religion / General
Read more
Content Protection
This content is DRM free.
Read more
Read Aloud
Available on Android devices
Read more
Eligible for Family Library

Reading information

Smartphones and Tablets

Install the Google Play Books app for Android and iPad/iPhone. It syncs automatically with your account and allows you to read online or offline wherever you are.

Laptops and Computers

You can read books purchased on Google Play using your computer's web browser.

eReaders and other devices

To read on e-ink devices like the Sony eReader or Barnes & Noble Nook, you'll need to download a file and transfer it to your device. Please follow the detailed Help center instructions to transfer the files to supported eReaders.
 Les dogmes purs sont les vérités spirituelles relatives au salut qui, comme le dit saint Paul, ne sont point montées au cœur de l'homme, qu'il n'a point vues ni entendues, mais dont il a eu connaissance par un acte spécial de Dieu. Ainsi, aucune mythologie, aucune philosophie, n'ont jamais imaginé que le Dieu tout-puissant avait un Fils éternel, qu'il enverrait s'incarner dans  la famille humaine, afin que mourant en sacrifice expiatoire, il en devienne le Sauveur. Ni la conscience, ni le sens inné de la justice, ne nous ont enseigné une amnistie complète, obtenue par la foi seule en Jésus-Christ crucifié et ressuscité. Les dogmes purs constituent donc la théologie chrétienne proprement dite, basée exclusivement sur l'Ancien et le Nouveau Testament. L'auteur de ce troisième tome de sa Théologie Systématique le divise en deux parties : 1) la Sotériologie, l'étude du Salut acquis par l'œuvre de Jésus-Christ ; 2) La Sotérologie, l'étude du Sauveur lui-même, ou Christologie. Monté sur un français clair et net du 19°, armé de l'arbalète puissante du bon sens, le carquois rempli de carreaux érudits, Jalaguier laisse loin derrière nos théologiens snobinards du 21° et leurs montures harnachées de fanions américano-calvinistes. Réformé lui-même, ce bibliciste affirmé sut fort bien faire le départ entre des certitudes tirées de l'Écriture, et les constructions métaphysiques prétentieuses, qui, de son temps, rêvaient de passer pour scientifiques, aux yeux des simples. C'est pourquoi, si aujourd'hui certains étudiants en théologie évangélique inclinaient à croire que rien n'a été écrit en français depuis Calvin, lire Jalaguier serait tout ensemble profitable à leur intelligence, à leur foi, et à leur humilité.
Selon Augustin Gretillat, la Théologie est la science du salut par grâce. Cette belle définition, qui en appelle directement à la raison de la venue sur terre du Fils de Dieu, de sa mort et de sa résurrection, satisfera l'instinct spirituel du chrétien, rendu toujours sensible à la perdition de l'homme naturel. Mais la Théologie est-elle vraiment une science ? Oui, répond l'auteur ici, parce que comme les autres sciences la théologie se base sur une méthode générale identique, et qu'elle aussi produit des applications pratiques. Quant aux applications, Schleiermacher, au XVIII° s., avait souligné que le but de toute théologie est de rendre service à l'Eglise ; quant à sa méthode, Gretillat montre qu'elle ne procède pas autrement que par empirisme, puis synthèse. Car le Salut est avant tout un fait, non une conception intellectuelle, mais le fait historique de la venue du Sauveur. Ensuite seulement, la Théologie essaie de construire un ensemble cohérent qui rende compte de ce fait. Pour Gretillat, Dieu a rendu le Salut connaissable par l'âme humaine, avec sa foi, sa raison, ses perceptions ; ceci légitime à son sens de considérer la Théologie comme une science à part entière. Des six que comporte l'Exposé de Théologie Systématique, ce premier volume est certainement le plus difficile à lire, à cause de l'abstraction des concepts philosophiques qu'il manie, et parce que le style de Gretillat, parfois obscur et un peu ampoulé, peut laisser perplexe. Reculer devant l'effort qu'il demande, serait toutefois se priver des grandes richesses intellectuelles et spirituelles amassées dans la monumentale construction d'Augustin Gretillat, érigée à la gloire du Dieu rédempteur.

 

Ouvrage unique et démesuré que seul l'avènement du livre numérique pouvait tirer de sa tombe, la Théologie Systématique de Gretillat, n'a probablement jamais été lue que par une portion infime des pasteurs et étudiants bibliques auxquels elle était naturellement destinée. Avec ses quatre ou cinq mille pages, sa table des matières aussi engageante que le plan d'un bâtiment administratif, ses citations latines et grecques étendues, il est certain qu'elle a de quoi effrayer le simple collectionneur de références un peu savantes pour le sermon du dimanche. Cependant, le lecteur qui ne s'arrête pas à l'apparence soupçonnera bien vite que derrière son érudition épuisante et sa manie de la subdivision, Gretillat cache un sens de l'humour fort réjouissant et une liberté située à l'antipode de la bigoterie. C'est ainsi, par exemple, que dans ce troisième volume, (premier tome sur deux de la dogmatique), qui contient un superbe résumé de la pensée théologique des Pères jusqu'au XIX° siècle, l'auteur cite Tholuck, se moquant d'une certaine catégorie de théologiens qui ont reçu le Saint Esprit sous la forme d'un corbeau plutôt que sous celle d'une colombe... Gretillat n'est lié par aucun clocher : il parle sans complexes des préjugés de Calvin, des étroitesses des piétistes... Autre exemple : dans sa partie Cosmologie (mot qu'il emploie pour désigner ce qui concerne la création), Gretillat se prononce pour le 'restitutionnisme', hypothèse connue depuis chez les anglo-saxons, sous le nom de 'gap theory' ; il considère le déluge comme local, et va jusqu'à envisager la survivance des caïnites ! Dans certains milieux fondamentalistes, ces prises de position le feraient aujourd'hui passer pour un libéral ; or Augustin Gretillat a été un théologien authentiquement évangélique, et son œuvre monumentale reste là pour prouver que cela ne l'a pas empêché de réfléchir.

 

Ouvrage unique et démesuré que seul l'avènement du livre numérique pouvait tirer de sa tombe, la Théologie Systématique de Gretillat, n'a probablement jamais été lue que par une portion infime des pasteurs et étudiants bibliques auxquels elle était naturellement destinée. Avec ses quatre ou cinq mille pages, sa table des matières aussi engageante que le plan d'un bâtiment administratif, ses citations latines et grecques étendues, il est certain qu'elle a de quoi effrayer le simple collectionneur de références un peu savantes pour le sermon du dimanche. Cependant, le lecteur qui ne s'arrête pas à l'apparence soupçonnera bien vite que derrière son érudition épuisante et sa manie de la subdivision, Gretillat cache un sens de l'humour fort réjouissant et une liberté située à l'antipode de la bigoterie. C'est ainsi, par exemple, que dans ce troisième volume, (premier tome sur deux de la dogmatique), qui contient un superbe résumé de la pensée théologique des Pères jusqu'au XIX° siècle, l'auteur cite Tholuck, se moquant d'une certaine catégorie de théologiens qui ont reçu le Saint Esprit sous la forme d'un corbeau plutôt que sous celle d'une colombe... Gretillat n'est lié par aucun clocher : il parle sans complexes des préjugés de Calvin, des étroitesses des piétistes... Autre exemple : dans sa partie Cosmologie (mot qu'il emploie pour désigner ce qui concerne la création), Gretillat se prononce pour le 'restitutionnisme', hypothèse connue depuis chez les anglo-saxons, sous le nom de 'gap theory' ; il considère le déluge comme local, et va jusqu'à envisager la survivance des caïnites ! Dans certains milieux fondamentalistes, ces prises de position le feraient aujourd'hui passer pour un libéral ; or Augustin Gretillat a été un théologien authentiquement évangélique, et son œuvre monumentale reste là pour prouver que cela ne l'a pas empêché de réfléchir.

 

Selon Augustin Gretillat, la Théologie est la science du salut par grâce. Cette belle définition, qui en appelle directement à la raison de la venue sur terre du Fils de Dieu, de sa mort et de sa résurrection, satisfera l'instinct spirituel du chrétien, rendu toujours sensible à la perdition de l'homme naturel. Mais la Théologie est-elle vraiment une science ? Oui, répond l'auteur ici, parce que comme les autres sciences la théologie se base sur une méthode générale identique, et qu'elle aussi produit des applications pratiques. Quant aux applications, Schleiermacher, au XVIII° s., avait souligné que le but de toute théologie est de rendre service à l'Eglise ; quant à sa méthode, Gretillat montre qu'elle ne procède pas autrement que par empirisme, puis synthèse. Car le Salut est avant tout un fait, non une conception intellectuelle, mais le fait historique de la venue du Sauveur. Ensuite seulement, la Théologie essaie de construire un ensemble cohérent qui rende compte de ce fait. Pour Gretillat, Dieu a rendu le Salut connaissable par l'âme humaine, avec sa foi, sa raison, ses perceptions ; ceci légitime à son sens de considérer la Théologie comme une science à part entière. Des six que comporte l'Exposé de Théologie Systématique, ce premier volume est certainement le plus difficile à lire, à cause de l'abstraction des concepts philosophiques qu'il manie, et parce que le style de Gretillat, parfois obscur et un peu ampoulé, peut laisser perplexe. Reculer devant l'effort qu'il demande, serait toutefois se priver des grandes richesses intellectuelles et spirituelles amassées dans la monumentale construction d'Augustin Gretillat, érigée à la gloire du Dieu rédempteur.

 

©2018 GoogleSite Terms of ServicePrivacyDevelopersArtistsAbout Google
By purchasing this item, you are transacting with Google Payments and agreeing to the Google Payments Terms of Service and Privacy Notice.